CHOIX DE LA STRUCTURES DE STOCKAGE ET CONSERVATION  DE L’OIGNON DANS LES GRANDES RÉGIONS DE PRODUCTION

CHOIX DE LA STRUCTURES DE STOCKAGE ET CONSERVATION DE L’OIGNON DANS LES GRANDES RÉGIONS DE PRODUCTION

Le secteur de l’oignon souffre beaucoup des pertes post récolte ; tant dans la réduction de la quantité que de la qualité. Lesdites pertes dans cette filière horticole peuvent être inhérentes au choix des méthodes de conservation/stockage. En effet, les structures de stockage de l’oignon dans leur diversités n’ont pas les mêmes pouvoirs de conservation. Ainsi, allons-nous évoquer spécialement les structures de stockage et conservation de l’oignon dans les grandes régions de production en Afrique.

structures de stockage et conservation de l’oignon : infrastructure moderne avec des dispositifs en métal
Structure moderne de stockage/conservation d’oignon (source : Lejecos)

La structures de stockage et conservation traditionnelle :  le rudu 

Ce genre de structure se matérialise par une case en paille avec une ouverture pour faire rentrer et sortir les oignons. Concrètement, les bulbes sont entreposés sur une claie en tiges, reposant sur des pierres et donc sans contact avec le sol. Le produit est empilé jusqu’au sommet. Approximativement, les rudus peuvent contenir 5 à 50 sacs d’oignons.  

L’avantage de ce type de structure est qu’il n’exige pas un grand investissement pour sa construction (le coût moyen au Niger est de 50000 FCFA ).

structures de stockage et conservation de l’oignon : infrastructure en paille
Structures traditionnelles de stockage/conservation d’oignon (source : DocPlayer.fr)

Sinon avec les rudus, il est difficile de maîtriser la température et l’humidité (qui sont les paramètres clés de la conservation). La construction présente un risque élevé d’incendie et de vols et dégâts des animaux. On note, une très faible aération et par conséquent il n’y a aucun moyen pour pouvoir dégager les bulbes pourris. Alors le taux de perte peut aller au-delà de 20% après 3 mois de conservation . 

Infrastructure de stockage et conservation moderne : Réséda

Le magasin Réséda mis au point en 2004/2005 par l’ex-projet BIT/Réséda. ; est une infrastructure de stockage améliorée la plus construite. Sa matérialisation est relativement coûteuse. Sur ce, nombreux sont les producteurs individuels qui ne peuvent pas en disposer.C’est la structure adoptée par l’association des producteurs d’oignons du Niger. 

La structure dispose des ouvertures d’aération et des claies bien étudiées. Ceci favorise l’installation d’une atmosphère bioclimatique à l’intérieur du magasin. Ainsi, il est possible d’instaurer des températures de l’ordre de 25-30°C qui mettent les bulbes en dormance pour une longue durée. 

structures de stockage et conservation de l’oignon : infrastructure en claies
Structures améliorées de stockage/conservation d’oignon (source : solibam)

Les capacités de contenance de ces structures varient de 4,5 tonnes à 20 tonnes.

Les portes se situent sur une largeur et deux trappes de l’autre côté. Cette largeur portant les trappes doit faire face à l’Est (pluies dominantes). Cette infrastructure est une solution performante et utile pour la filière oignon ; mais les acteurs déplorent la faiblesse du rythme de construction de ces dernières.

LIRE AUSSI : PROBLÉMATIQUE DE LA CONSERVATION ET DU STOCKAGE DE L’OIGNON EN AFRIQUE DE L’OUEST

Tout de même, rappelons qu’avant d’arriver à l’opération de stockage proprement dit ; il est important de tenir compte des itinéraires techniques en amont. Ainsi, les producteurs doivent cerner les effets conjugués de la maîtrise des itinéraires techniques de production, de récolte et de stockage ; car la  réduction des pertes de stockage se détermine largement par les étapes précédentes.

Blogueur Cow

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