SIX DERNIÈRES RÈGLES POUR RÉUSSIR L’IMPLANTATION DES VIGNES

SIX DERNIÈRES RÈGLES POUR RÉUSSIR L’IMPLANTATION DES VIGNES

Dans cet article, nous abordons les six derniers processus à respecter pour réussir l’implantation des vignes. Une vigne qui réussi est une vigne dans laquelle le viticulteur a respecté scrupuleusement les règles d’or pour la plantation de ses vignes. Discutons-en sur TalkAG à travers l’application mobile. 

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Bien préparer le sol pour préparer un bon enracinement avant l’implantation des vignes

Le but ici est d’améliorer les propriétés physiques et chimiques des sols, afin de permettre un bon enracinement des jeunes plants. Ceci vise aussi à assurer un bon développement équilibré et harmonieux des vignes adultes. Cependant, en présence d’un sous-sol compact ou induré, le décompactage mécanique peut permettre d’améliorer la porosité des horizons profonds. Cela va également faciliter le développement du système racinaire. Il faut privilégier les outils de type sous-soleuse, décompacteur ou ripper plutôt qu’à la pratique du labour profond.

Émietter la zone d’enracinement un mois au préalable avant l’implantation des vignes

Une remise à plat du labour, au cultivateur, 1 mois avant la plantation, pour émietter la zone d’enracinement immédiate des plants peut être suivi d’un travail superficiel, juste avant la plantation. Cela peut se faire avec une herse rotative, pour éliminer les dernières adventices. Dans les sols lourds, c’est bien de faire un passage supplémentaire, avec un rotalabour, pour émietter la terre. Il faut raisonner cette préparation en fonction du type de sol et de son risque de battance. Les terres ne se travaillent pas humides. Par ailleurs, il faut éviter trop de passages pour ne pas tasser la terre derrière le labour du sol. 

Adapter les pratiques en fonction des types de plants

On plante en fonction des conditions climatiques et de la nature du terrain, de février à fin mai. Il faut réhydrater les jeunes plants 24 h, avant la plantation. Prendre soin de couper les racines de façon à s’adapter à l’outil de plantation. Mieux vaut laisser un maximum de longueur. Lors de cette étape, le bourrelet de soudure doit dépasser du sol d’environ 5 cm afin de faciliter l’épamprage. Peu importe le mode de plantation, il faut éviter de créer des poches d’air entre les racines et la terre. Toutefois, les plants en pot demandent une plantation particulière. Selon les conditions climatiques et la nature du terrain, ils peuvent être plantés de mi-mai à juillet.

L’arrosage en abondance des plants

Le système racinaire de la jeune plante est moins développé. Ses racines ne peuvent explorer que la couche superficielle du sol ; ce qui la rend sensible au déficit en eau et à l’hydromorphie. Le manque d’eau empêche le développement des jeunes racines et de la pousse. Par la suite, il entraîne la chute des feuilles puis la mort de la plante. Pour cela, il faut arroser plusieurs fois sa plante : 5 litres par plant au moment de la plantation et au moins 1 arrosage par la suite. Il faut ensuite raisonner les apports d’eau en fonction du climat et du type de sol. Plus le sol est filtrant, plus il est nécessaire d’arroser.

Entretenir de manière mécanique le sol pour stimuler l’enracinement 

Le but est de limiter le développement des adventices et favoriser l’établissement du système racinaire en profondeur. Il faut privilégier l’entretien mécanique du sol. Il permet une bonne aération du sol, une meilleure implantation des racines en profondeur ; ce qui limite les risques de stress hydrique. Un travail superficiel avec des griffes permet d’éviter l’asphyxie racinaire, contrairement aux engins rotatifs qui peuvent tasser le sol. Le chaussage, avant l’hiver, permet de protéger les plantes des gelées hivernales. Il faut éviter le désherbage chimique.

La protection des jeunes plants contre les maladies  

Les feuilles des jeunes plants sont très sensibles aux maladies cryptogamiques. Il faut raisonner les traitements contre le mildiou et l’oïdium en fonction de la pression parasitaire. Il faut prolonger la protection dans la saison pour éviter les dégâts dus au mildiou mosaïque, même après les vendanges. Ces maladies entraînent une défoliation et donc l’absence d’aoûtement des plants à l’automne. L’insuffisance des réserves dans les bois augmente la sensibilité au gel d’hiver et de printemps et hypothèque les reprises au printemps.

Lire aussi SIX PREMIÈRES RÈGLES POUR RÉUSSIR LA PLANTATION DES VIGNES

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