VITICULTURE : LA COVID HANDICAPE L’ODORAT ET LE GOÛT DES PROFESSIONNELS DU VIN

VITICULTURE : LA COVID HANDICAPE L’ODORAT ET LE GOÛT DES PROFESSIONNELS DU VIN

Ils sont près de 38 % de professionnels du vin à avoir perdu l’odorat ou le goût à cause du Covid-19. Selon une étude publiée mercredi par l’Union des œnologues de France ; cette maladie a vraiment impacté sur l’exercice de leur métier. 

La covid 19 handicape l'odorat et le gout des professionnels du vin dans l'exercice de leur fonction.
Vigne

Un constat amère ressort de cette étude 

« Comment un musicien peut-il jouer sans violon ? », s’est interrogé Didier Fages, président de l’Union des œnologues de France, lors de la présentation en visioconférence de cette étude inédite. « C’est un vrai handicap professionnel, une double peine », affirme Pierre-Louis Teissedre, vice-président du syndicat. Il  ajoute également qu’en plus de perdre leurs sens, les professionnels du vin perdaient « leur outil de travail » à cause du covid. 

L’Union des œnologues a interrogé 2 625 professionnels du vin dans 37 pays dont la France mais aussi l’Italie, la Suisse ou le Chili. Vous l’aurez compris, la majorité sont des œnologues mais aussi des producteurs de vin, des sommeliers ou des cavistes. 2,7 % des personnes interrogées ont contracté le Covid-19. Parmi elles, 68 % ont perdu l’odorat et 56 % ont souffert de troubles du goût. 7 % des personnes concernées par l’agueusie ou l’anosmie ne montrent aucun signe de récupération olfactive ou gustative au moment de la publication, un chiffre « terrible » et « très préoccupant », selon Pierre-Louis Teissedre. 

Les femmes sont légèrement plus nombreuses (54 %) que les hommes (46 %) à présenter des distorsions olfactives. 67 % d’entre elles déclarent que ces problèmes de santé ont eu un impact sur leur métier ; contre 33 % pour les hommes. Atteinte en janvier, Sophie Pallas, directrice générale du syndicat, pour qui « le nez est un outil de décision au quotidien », ne ressentait « que l’alcool et l’acidité » du vin avec une « sensation de plaisir amputée ». Le vin « ne sentait plus rien », témoigne pour sa part Philippe Faure-Brac, président de l’Union de la sommellerie française. Le meilleur sommelier du monde en 1992 se souvient d’ une « sensation boisée » en bouche ; « limitée aux saveurs fondamentales » pendant plusieurs semaines. 

Sur la base de ces résultats, l’Union préconise notamment la reconnaissance de l’anosmie et l’agueusie comme maladie invalidante ; la vaccination prioritaire des professionnels du vin ou la consultation annuelle d’un médecin ORL pour l’ensemble des œnologues. Cette enquête a été menée entre mai et juillet 2020 à l’aide d’un questionnaire élaboré par des médecins ORL. Retrouvez sur Talkag toutes les problématiques agricoles du moment. Application disponible sur : 

Source : Agri mutuel

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