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Traore Phénix Mensah

Lutte contre les criquets pèlerins: La Banque mondiale contre les acridiens ravageurs en Afrique de l’Ouest



Le Groupe de la Banque mondiale, après le lancement du nouveau programme de 500 millions de dollars destiné à aider les pays d’Afrique et du Moyen-Orient à lutter contre les nuées des ravageurs (criquets pèlerins); cette fois-ci les actions de l’institution sont pour l’Afrique de l’Ouest pour la même cause.



En effet, la Banque Mondiale lève $ 75 millions face à la menace du criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest. Une réunion ministérielle virtuelle de haut niveau rassemblant 196 participants de l’ECOWAS, l'UEMOA, le CILSS, la FAO, la BIRD, la BAD, etc., s’est tenu le 10 juin dernier, afin de lever des fonds et soutenir les pays face à la menace acridienne et des autres ravageurs des cultures au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Cette réunion a été marqué par la levée de $ 500 millions par la Banque Mondiale, dont $75 millions sont destinés à l’Afrique de l’Ouest.

L’obtention des $ 75 millions permet de réaliser un plan de réponse du CLCPRO et de la FAO constitué autour de 3 axes. Le premier axe consiste à freiner la progression du criquet pèlerin ($ 14 à 23 millions), grâce à une surveillance constante qui permet une détection rapide et précoce, un traitement terrestre et aérien favorisé par l’obtention de pesticides et de bio-pesticides, et la mise en œuvre de mesures de sauvegarde environnementale. En second lieu, le plan de réponse à l’invasion consiste à protéger les moyens d’existence et la promotion d’un relèvement rapidement ($ 33 à 47 millions), grâce à un appui en intrants agricoles, soit la fourniture de semences, d’engrais, d’équipement, etc. Il s’agit également d’un appui à l’élevage par la livraison d’aliments pour le bétail, de blocs multi-nutritionnels, etc. Enfin, le plan veille à aider financièrement les populations plus vulnérables. Le dernier axe de ce plan est centré sur la coordination et la préparation ($ 3 à 5 millions). Pour ce faire, un appui technique rapide aux gouvernements et aux bureaux responsables de la question acridienne doit être fourni aux pays. Il s’agit enfin de renforcer les capacités régionales et nationales, ainsi que la préparation des acteurs à l’invasion acridienne par la mise en œuvre de formation, de plan de contingence, de gestion de savoirs, etc.

Il faut rappeler qu’une participation supplémentaire de l’AFD à hauteur de € 1 million porte l’aide à destination de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans le région occidentale (CLCPRO) à € 3 millions pour lutter contre le criquet pèlerin.

#Finanacement #Lutte #Criquest_pèlerins #Afrique_de_l_Ouest #Ravageurs #Banque_mondiale



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: L’invasion des criquets atteint des sommets dangereux pour l’agriculture=>>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Inquiétude sur le développement de la filière du lait en Afrique de l'Ouest



Comment développer une filière lait en Afrique de l'Ouest avec des importations de poudre taxées à 5%? Ce qui suscite cette question est que, la vulnérabilité de la filière du lait en Afrique de l'Ouest s'est accentuée ces derniers mois car les stocks de lait en Europe ont encore augmenté, laissant présager d'une forte hausse des exportations de lait en poudre vers l'Afrique de l'Ouest.



L’Afrique de l’Ouest est est déjà fortement importatrice, la production et la productivité locale étant faibles et la filière faiblement protégée par rapport aux importations très compétitives. Les producteurs et productrices de lait issus de l’agriculture paysanne en Afrique de l'Ouest, font face à d’énormes obstacles. Malgré une hausse de la demande en produits laitiers, ils accèdent de façon inégale à leur marché, notamment en raison d'investissements insuffisants de l'État ou de la concurrence d'importations de lait en poudre bon marché en provenance d'Europe. Pourtant, les opportunités de changement dans la filière lait existent, et pourraient voir les paysans récolter une plus grande part des recettes de la production laitière.

À l'occasion d'un webinar organisé fin mai par Vétérinaires sans Frontières, avec Oxfam, SOS Faim et le Comité français pour la solidarité internationale, la CEDEAO a arrêté une politique régionale ambitieuse. Selon Bio Goura Soulé, assistant technique Elevage et pastoralisme à la CEDEAO, l'une des ambitions de la stratégie est de collecter à l'horizon 2030 l'équivalent de 25% du lait frais local produit en Afrique de l'Ouest contre 2% actuellement. La stratégie se veut aussi porter la capacité de production de quelque 5 milliards de litres aujourd'hui à 10 milliards d'ici 2030. Donc la collecte de 25% exige un effort titanesque d'investissement par les acteurs locaux et les Etats.

Un webinar qui a souligné comment, d'une part, la filière en Afrique de l'Ouest veut défendre sa filière locale, soutenue en cela par la campagne européenne "N'exportons pas nos problèmes", mais, d'autre part, le lait en poudre européen entre sur le marché ouest-africain avec un taux de douane de seulement 5%, difficile à concurrencer. La région de la Cedeao ne cesserait de repousser la réforme de cette fiscalité extérieure car elle subit des pressions de l'UE, a-t-il été souligné. "En principe, le tarif extérieur commun devait être révisé cette année, en 2020", a précisé encore Bio Goura Soulé. Un environnement complètement défavorable à la production locale de lait.

La production en Afrique de l'Ouest a été de 6 268 575 tonnes (t) en 2018 selon les dernières statistiques de la FAO, et la production croît d'année en année. L'espèce bovine prédomine parmi les races productrices de lait avec 57%, suivie des espèces caprine, ovines et camélines. Une production très concentrée géographiquement puisque les pays du Sahel fournissent 76% de la production régionale, avec en tête trois pays : le Mali, le Niger et la Mauritanie. Dans la région, le système laitier extensif est majoritaire et approvisionne à 70% la production ouest africaine, un système semi-intensif n'étant qu'en émergence tout comme la production péri-urbaine. Ceci dit, la production ouest-africaine ne représente que 1% de la production mondiale, l'ensemble de l'Afrique représentant 14% de celle-ci.

Quant à la consommation dans la Cedeao, elle est très faible, en moyenne de 23 kg/habitant/an, mais avec de fortes disparités puisque les populations sahéliennes en consomment environ 65 litres équivalent lait par personne et par an contre 5 à 7 litres dans les pays côtiers. Une demande en plein essor en raison de la croissance démographique, de la jeunesse de la population forte consommatrice de lait et de la hausse du pouvoir d'achat de la classe moyenne. Il y a des opportunités mais il y a aussi des menaces qui sont les importations laitières. Aujourd'hui, quand on prend les unités de transformation industrielle en Afrique de l'Ouest, on est dans une proportion de 7% de lait local et 95% de lait importé qui est transformé en produits laitiers. Donc on voit que ces importations ont des conséquences énormes tant au niveau des pays qu'au niveau de la filière et des producteurs. Ainsi donc, la nécessaire industrialisation de la collecte est imparable.

Si l'importation de lait en poudre comble le fossé entre la demande et la production à court terme, elle ne bénéficie pas aux exploitant-e-s paysan-ne-s, ni à l'économie au sens large, sur le long terme. Au lieu de cela, elle aggrave la dépendance alimentaire au niveau régional (avec une balance commerciale sur les denrées alimentaires déficitaire), générant une sortie d'argent vers les pays étrangers. Elle soulève également la problématique de la sécurité alimentaire, à la fois pour les producteurs laitiers issus de l’agriculture paysanne qui peinent à joindre les deux bouts et pour les pays qui, à l'échelle nationale/régionale, sont vulnérables à la volatilité du marché des matières premières et à la fluctuation des prix.

#Filière #Lait #Afrique_de_l_Ouest



SOURCE: www.commodafrica.com





Traore Phénix Mensah

Pêche et aquaculture: Prévision de la production aquacole en Afrique d’ici 2030



La pêche en Afrique est une activité essentielle pour la sécurité alimentaire comme pour le développement économique. Elle nourrit 200 millions de personnes, soit un cinquième des Africains, apportant 22 % de leurs besoins en protéines animales et assure la subsistance de 10 millions d’autres. Mais l’actuelle stagnation des captures oblige l’Afrique à développer sa filière aquacole, si elle ne veut pas accroître ses importations de poisson.



La nécessité d'accélérer la croissance de l'aquaculture en Afrique est plus pressante que jamais si l'on prend en compte la disparité de la production nationale et la hausse de la population. Alors que la politique panafricaine offre une orientation et un environnement politiques à cette croissance, il est important de décrypter les facteurs qui pourraient être intégrés afin que l'Afrique puisse réaliser son potentiel en matière de développement de l'aquaculture.

Selon le nouveau rapport de la FAO sur la "Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture" (Sofia) paru récemment; la consommation annuelle mondiale de poisson s'élève à 20,5 kilos par personne, un niveau record qui devrait augmenter dans les dix prochaines années. Ainsi, la production totale de poissons devrait atteindre 204 millions de tonnes (Mt) en 2030, soit une hausse de 15 % par rapport à 2018, le secteur de l'aquaculture comptant pour 46 %. En 2018, la production mondiale de poisson a été d'environ 179 Mt pour une valeur mondiale totale estimée à $ 401 milliards. Les produits de l'aquaculture représentent 46% de la production totale et 52% des poissons ont été destinés à la consommation humaine. La Chine est de loin le premier producteur.

Selon Sofia, l'expansion de l'aquaculture se poursuivra au niveau mondial, quoiqu'à un rythme plus lent, et les poissons d'élevage occuperont une place plus importante dans la consommation et le commerce dans les dix prochaines années. La production aquacole devrait connaître une hausse de 48% en Afrique et cela devrait contribuer à atténuer la tendance à la baisse à laquelle on s'attend en matière de consommation de poissons par personne sur l'ensemble du continent. L'Afrique est un importateur net en termes de volume mais un exportateur net en termes de valeur.

S'agissant de l'impact du Covid-19 sur les activités de la pêche, la FAO estime qu'elles ont diminué d'environ 6,5%. Les perturbations dans le secteur des transports internationaux ont pesé tout particulièrement sur la production de l'aquaculture destinée à l'exportation. La baisse drastique du tourisme et la fermeture des restaurants ont eu d'énormes répercussions sur les chaînes de distribution de nombreuses espèces de poissons, en revanche les ventes au détail sont restées stables ou ont augmenté, comme c'est le cas pour les produits de la pêche surgelés, en conserve, marinés et fumés qui se conservent plus longtemps dans les étalages.

Plusieurs éléments concourent à cet élan. Politiquement, l’Union Africaine et le Nepad affirment leur volonté de développer le secteur aquacole en misant sur le secteur privé. À la suite du sommet “Du poisson pour tous” en août 2005, les gouvernements africains ont adopté la Déclaration d’Abuja sur les pêcheries et l’aquaculture durables. L’année suivante, les chefs d’Etats de l’UA ont désigné les pêcheries et l’aquaculture comme biens stratégiques, au même titre que le riz ou le maïs. Elles sont ainsi un des moteurs clés du Programme détaillé du développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

#Prévisions #Pêche #Aquaculture #Poisson #Afrique



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LIRE AUSSI: Pour le développement de l’aquaculture au Maroc, la FAO et le Ministère de l’agriculture du pays pilotent ensemble un projet à plus de 2,5 milliards de dollars=>>> www.talkag.com

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Traore Phénix Mensah

Quels obstacles inhérents à la recherche agricole en Afrique?

Le domaine de la recherche agricole en Afrique est comme bien d’autres secteurs agricoles, limité par des contraintes. Etant donné la place qu’occupe l’agriculture en Afrique de l'Ouest, il est nécessaire d’accorder un intérêt aux questions critiques sur les capacités institutionnelles, humaines et financières en matière de recherche agricole.



La faiblesse des financements internationaux dédiés à l’agroécologie met aussi à jour les difficultés de la recherche agricole en Afrique et sa dépendance. Parmi celles-ci, de faibles niveaux d'investissement public, la dépendance à l'égard de donateurs extérieurs et la volatilité des flux de financement.

Dans ce contexte, l’aide publique au développement en faveur de la recherche, l’éducation et la vulgarisation agricole a stagné ces dix dernières années ne représentant que 14% de l’aide agricole en Afrique subsaharienne en 2017. En parallèle, on assiste à une montée en puissance du secteur privé dans le financement de la recherche, à l’image de BMGF, la plus importante fondation philanthropique, mais aussi des partenariats publics privés accompagnés très souvent d'une logique de rendement et retour sur investissement.

L’étude (étude réalisée par Biovision et Ipes Food « Flux financiers : quels sont les obstacles à l’investissement dans la recherche agroécologique pour l’Afrique ») remarque également que trois entreprises privées – Corteva, Bayer et Syngenta – dominent le marché de l’agro-industrie mais aussi la recherche et le développement (R&D) avec $15,6 milliards investis en 2014 au niveau mondial avec 60% du financement concentré sur le maïs, le blé et le soja.

L’étude révèle aussi que la recherche agricole est surtout aux mains des organismes de recherche étrangers, basés au Nord alors que les institutions africaines adoptent plus souvent une approche systémique, nécessaire pour considérer l’agroécologie alors qu’elle est trop souvent réduite à sa dimension biophysique.

Pour que la recherche se tourne davantage vers l’agroécologie, les auteurs de l’étude réalisée par Biovision et Ipes Food, font six recommandations dont celles de placer l’agroécologie dans le cadre des ODD, de développer la formation et l’enseignement sur cette thématique, de privilégier des financements à long terme et les alliances entre les acteurs et de favoriser les institutions de recherche africaines.

#Recherche_agricole #Agroécologie #Afrique



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: Recherche agricole en Afrique: La recherche sur l’agriculture industrielle pour une transformation des systèmes alimentaires=>>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Recherche agricole en Afrique: La recherche sur l’agriculture industrielle pour une transformation des systèmes alimentaires



La situation exceptionnelle qu’a créé la pandémie de covid-19, a fait resurgir la question de la transformation des systèmes alimentaires visant assurer leur durabilité et leur résilience. Les systèmes de production doivent intégrer et promouvoir les principes d’agroécologie par exemple.



Selon la les indicateurs sur la recherche agricole dans quarante (40) pays d’Afrique subsaharienne, publiés par l’Agricultural Science and Technology Indicators (ASTI) en avril 2017; après une stagnation dans les années 1990, les dépenses pour la recherche agricole ont beaucoup augmenté en Afrique subsaharienne entre 2000 et 2014 ; passant de de 1,7 à 2,5 milliards de dollars en 2011.

Ainsi, une étude réalisée par Biovision et Ipes Food « Flux financiers : quels sont les obstacles à l’investissement dans la recherche agroécologique pour l’Afrique » montre que les financements vers la recherche en agroécologie sont marginaux. Un constat réalisé notamment à partir de trois études de cas sur la Suisse, la fondation Bill & Melinda Gates (BMGF) et le Kenya. En effet, 85% des projets financés par la BMGF et plus de 70% des projets réalisés par des instituts de recherche kenyan soutenaient l’agriculture industrielle et/ou visaient à accroître son efficacité par l’amélioration de l’usage des pesticides, des vaccins pour le bétail ou par la réduction des pertes post-récoltes. En revanche, 51% des projets de recherche agricole financés par la Suisse englobaient des composantes agroécologiques. Globalement, l’étude souligne que seulement quelques bailleurs de fonds – l’Allemagne, la France, la Suisse, la FAO et le FIDA – reconnaissent explicitement l’agroécologie.

Lorsqu’on considère la part de la recherche agricole dans la portion du PIB consacrée à l’agriculture d’une manière générale, seuls sept pays du continent en 2014 atteignaient les objectifs fixés par l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Union africaine (UA). A savoir: Bukina Faso, Sénégal, Zimbabwe, Afrique du Sud, Botswana, Namibie et Maurice. Ces deux instituions recommandent en effet que la part de la recherche agricole représente au minimum 1% de l’ensemble du PIB consacré à l’agriculture.

Rappelons qu’il existe un instrument accompagnant sur le plan des recherches agricoles les Etats de la sous région En effet, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) ( www.fara-africa.org) est un organisme cadre qui réunit et forme des coalitions d’acteurs importants dans la recherche et le développement agricoles en Afrique. Le FARA complémente les activités novatrices des institutions de recherche nationales, internationales et sous-régionales pour offrir des services rapides et efficaces à ses membres. Il joue un rôle de plaidoyer et de coordination pour la recherche agricole et le développement, alors que les Systèmes nationaux de recherche agricole (NARS), les Instituts de recherche avancée (ARI) et les Centres internationaux pour la recherche agricole (IARC) développent de meilleures technologies évoluant en parallèle avec la recherche pour le développement dans leurs pays et zones géographiques respectifs.

#Recherche_agricole #Agroécologie #Agriculture_industrielle #Afrique



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LIRE AUSSI: Innovation agricole: L'AATF et le Nepad s’accordent pour stimuler l'innovation agricole en Afrique=>>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

L’ Afrique de l’Ouest est-elle loin de l’autosuffisance en riz malgré l'augmentation des superficies de production?



Le riz est la deuxième céréale la plus consommée en Afrique, après le maïs. En Afrique de l’Ouest où l’on consomme plus des deux tiers de la céréale en Afrique Subsaharienne, le riz a connu le plus grand essor avec une consommation multipliée par quatre au cours des 30 dernières années sous la triple influence de la croissance démographique, d’une forte l’urbanisation et de l’augmentation de la consommation de riz par habitant. Force est de constater que la progression anticipée des superficies et de la production de riz ne parviendra pas à enrayer la hausse des importations.



L’Afrique de l’Ouest serait-elle loin de l'autosuffisance en riz? Les importations de riz en Afrique sub-saharienne ont baissé de 4,7% pour atteindre 16,3 millions de tonnes (Mt) en 2018, mais à partir de l’année suivante, la courbe repris de la hauteur.

En effet, selon le département américain de l’Agriculture (USDA); la superficie et la production de riz progressera ( particulièrement au Burkina Faso, au Mali, en Guinée et au Sénégal) respectivement de 2,6 % et 3,3% dans les quatre pays d’Afrique de l’Ouest en 2020/21 pour atteindre 2,3 millions d’hectares de superficie et 4,9 millions de tonnes (Mt) de production de riz. Toutefois, les importations devraient croître de 12,9% en 2020/21 pour atteindre 2,8 Mt alors que l’USDA anticipe une baisse des importations de 5,7% en 2019/20 à 2,5 Mt suite à la hausse de prix internationaux du riz, consécutive à la pandémie du Covid-19 et aux blocages dans les principaux pays exportateurs d'Asie. Des hausses de prix qui devaient aussi ralentir le taux de croissance de la consommation de riz.

Les importations devraient progresser en 2020/21 de 20% en Guinée, de 16,6% en Mali, de 13,6% au Sénégal et de 3,5% au Burkina Faso. Néanmoins, la Guinée et le Mali ont une meilleure autosuffisante en riz que le Sénégal ou le Burkina, la production nationale assurant respectivement 80% et 87% de leur consommation de riz en 2019/20. Pour le Burkina Faso et le Sénégal ces taux sont respectivement de 44% et 30%.

#Riz #Production #Importation #Afrique_de_l_Ouest #USDA



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: [Chronique] Les matières premières agricoles: Le riz au 4 juin 2020=> www.talkag.com







Traore Phénix Mensah

Et si le contexte de COVID-19 offrait plutôt à l’agriculture vivrière ouest-africaine des opportunités pour se développer?



La pandémie de COVID-19 et le contexte du commerce international inhérent révèle la capacité de résilience des agriculteurs du continent africain, notamment en Afrique de l’Ouest où est engagé à grande échelle la production vivrière.



Au début de la pandémie, quand la propagation était exponentielle et que des mesures étaient prisent dans différents pays pour contrer le virus, il était concevable que si les producteurs ne peuvent pas vendre leurs produits et que les acheteurs ne peuvent pas les acheter, cela entraînera une détérioration et un gaspillage importants des denrées alimentaires. Puisque certains pays dépendent fortement des importations de denrées alimentaires, la fermeture des frontières et la réduction des activités économiques auront un impact sur la disponibilité et le prix de ces aliments.

En outre, les pays exportateurs aussi subissent la pandémie d’où une diminution considérable des échanges commerciaux. Mais force est de constaté la résilience des pays ouest-africains faces à ces prévisions de désagrément de la pandémie.

Avec la baisse du prix des carburants et des transports, la population urbaine pauvre et moyenne pourrait se tourner davantage vers les produits locaux (céréales, manioc, igname ou banane plantain) au détriment du riz et du blé importés et donc du pain. D'autre part, avec la fermeture des frontières du Maroc, ce pays ne peut plus approvisionner les marchés ouest-africains en oignon et en orange, ce qui conduit ces derniers à vendre davantage de fruits et de légumes également locaux.

certains États ont décidé d’accroître leur stock alimentaire de sécurité, constitué de céréales principalement. Les organisations de producteurs et productrices, comme celles du Bénin ont ainsi récemment pu vendre à un prix acceptable les récoltes 2019/20 toujours en stock en avril dernier.

Enfin, les prix de vente des produits d’exportation (anacardier, hévéa, coton, sésame…) ont subi une forte baisse ce qui a conduit certains agriculteurs à se tourner davantage vers les cultures vivrières pour le marché local. Il faut noter tout de même qu’il sera difficile pour les pays de cette zone de l’Afrique de modifier rapidement la rotation de leurs cultures surtout quand ils et elles ont investi dans les cultures pérennes. Difficile aussi de proposer rapidement des légumes sains et labellisés issus de systèmes agroécologiques à une clientèle exigeante habituée à acheter des produits transformés ou surgelés importés

#COVID_19 #Culture_vivrière #Afrique_de_l_Ouest



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Traore Phénix Mensah

Mesures pour adapter la production agricole à la COVID-19 en Afrique de l’Ouest



Aujourd'hui, il est nécessaire que les décideurs profitent de cette crise pour opérer une transition vers un modèle agricole et alimentaire à la hauteur des défis démographiques du continent. En effet, selon la Banque mondiale, le continent africain abritera plus de 2 milliards de personnes en 2050. Pour opérer cette transformation de notre modèle agricole, la définition des actes prioritaires est indispensable .



Les solutions adéquates pour atténuer les effets de la pandémie de la COVID-19 sur la production doivent être identifiées. L’accent doit être mis sur une mini-mécanisation appropriée qui permettra aux agriculteurs de compenser le manque de travail manuel et de se conformer efficacement à la distanciation sociale. En Afrique, le niveau de mécanisation de l’agriculture est très faible. Le passage direct de la culture manuelle à la motorisation peut poser certains problèmes d’adaptation ou de perte de certaines catégories d’emploi. Néanmoins, la mini-mécanisation, où l’individu peut être le seul à manipuler l’équipement en évitant tout contact et en respectant la distanciation sociale, peut aider à prévenir la contamination par la COVID-19 pendant les opérations de production. En outre, le mécanisme d’exploitation conjointe d’équipements agricoles lourds (tracteur, batteuse, moissonneuse-batteuse, etc.) par le biais d’approches de prestations de services payants, de location et d’autres services de rotation, pourrait grandement contribuer à atténuer les problèmes de main-d’œuvre. Les réseaux de brigades phytosanitaires équipés pour traiter les exploitations agricoles selon le principe de la rémunération à l’acte, peuvent être bénéfiques en offrant des services aux agriculteurs qui ne disposent pas du matériel nécessaire ou de la main-d’œuvre adéquate.

Accès aux intrants agricoles : La formation technique, l’animation et l’encadrement des organisations de producteurs de base tels que les groupements, les coopératives et les unions de coopératives doivent être encouragés et soutenus. En outre, les gouvernements et les partenaires du développement devraient soutenir la distribution d’intrants aux agriculteurs vulnérables. De plus, les revendeurs d’intrants, ainsi que les agents de vulgarisation, devraient recevoir une éducation sanitaire de base sur la COVID-19 tout en facilitant leur déplacement dans les zones rurales. Ces agents pourraient également être associés à l’éducation des agriculteurs sur l’hygiène de base liée à la COVID-19 dans les zones rurales.

Gestion post-récolte : Pour atténuer les pertes post-récolte, les agriculteurs doivent améliorer leur capacité de stockage au niveau de l’exploitation avec les greniers améliorés et autres moyens de stockage hermétiques, principalement la technologie de sac à triple fonds ou triple ensachage recommandée pour la protection des graines et des semences de céréales et autres graines contre les pertes post-récolte dues aux attaques des insectes.

L’offre de services d’appui-conseil et de vulgarisation : Les activités de conseil agricole et le suivi de la campagne de production doivent se poursuivre sous une autre forme, en privilégiant le travail à distance par les nouvelles technologies de l’information et de la communication là où cela est possible et également par le biais de mini-vidéos pouvant être diffusées sur les téléphones portables, les brochures, les affiches, et les programmes télé et radiodiffusés.

#Solutions #COVID_19 #Vulgarisation_agricole #Intrants_agricoles #Pertes_post-récolte #Production_agricole #Afrique



SOURCE: www.coraf.org



LIRE AUSSI: Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: Limitations des services d’appui-conseil et de vulgarisation=>>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: Limitations des services d’appui-conseil et de vulgarisation



La recherche agricole est au ralentie ainsi que la diffusion et l’adoption des technologies affectant ainsi la vulgarisation agricole. Or bon nombre de pays sont dans un processus de relance des programmes de vulgarisation agricole (LIRE: La vulgarisation agricole pour l’adoption de pratiques agricoles et de technologies bénéfiques au Nigeria=>> www.talkag.com



Les restrictions en matière de déplacements et les mesures de distanciation sociale empêchent les agents de vulgarisation de mener des activités normales de conseil agricole et d’assurer un suivi et une collecte de données efficaces pendant la saison de production. Cela affecte non seulement l’anticipation des risques agricoles et la projection de la production, mais aussi l’acquisition de données fiables permettant de prendre des décisions éclairées sur la situation de la sécurité alimentaire.

L’offre en conseil agricole est aujourd’hui très au-dessous des besoins quantitatifs et qualitatifs des producteurs, productrices et autres acteurs des filières et des territoires d’Afrique subsaharienne. Certes, certains pays se sont dotés de politiques ou de programmes spécifiques portant sur le conseil agricole, mais leur opérationnalisation est très partielle. Or l’absence de conseil agricole adapté à la diversité des situations aux potentialités différentes (exploitations, territoires et filières) freine le développement économique des pays d’Afrique subsaharienne : les rendements agricoles restent globalement faibles, le nombre de ruraux pauvres augmente, les ressources naturelles se dégradent ou se raréfient et la malnutrition reste très élevée(NOTES TECHNIQUES / Juillet 2019 N° 55; Relancer le conseil et la vulgarisation agricoles en Afrique subsaharienne =>> agritrop.cirad.fr

Pour relancer le conseil agricole, il est essentiel d’éviter les écueils du dogme unique et du transfert d’une méthode « passe-partout ». Il convient plutôt d’adapter les politiques publiques de conseil agricole aux contextes institutionnel, économique et agraire de chaque pays et de chaque région.

#COVID_19 #Vulgarisation_agricole #Production_agricole #Afrique



SOURCE: www.coraf.org



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Traore Phénix Mensah

Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: Le financement du secteur agricole

Les petites exploitations agricoles constituent la principale source de revenu de plus d’un demi-milliard d’africains, soit 65 à 70 %de la population (plus de 80 % dans certains pays). Le financement constitue un véritable moteur de développement pour ces exploitations.



La saison des cultures est déjà en cours et la plupart des producteurs sont à la recherche de ressources pour soutenir la production. Invariablement, les financiers exigent des garanties, ce qui devient de plus en plus difficile à obtenir pour les agriculteurs pauvres en ressources financières. Les menaces de faibles rendements et de faible production vont encore compromettre les chances des agriculteurs d’obtenir des prêts en fonction de la production prévue. En outre, l’absence éventuelle de marché pour vendre les produits et rembourser les prêts pourrait limiter considérablement l’accès à des prêts indispensables au début de la saison.

Or, le secteur agricole représente 20 à 40 % du Produit Intérieur Brut (PIB) du continent et il devrait atteindre 1000 milliards d’USD d’ici 2030. Pourtant, moins de 3 % des crédits bancaires lui sont alloués. La productivité de l’agriculture africaine est l’une des plus faibles au monde. Selon la Banque mondiale, il faudrait investir 80 milliards d’USD par an pour satisfaire la demande alimentaire de l’Afrique. L’accès aux services financiers appropriés est donc une condition indispensable pour réaliser le potentiel de l’agriculture africaine.

Le financement est l’un des principaux obstacles à la croissance du secteur agricole, en particulier les petites exploitations. Les taux d’intérêt sont particulièrement élevés, atteignant jusqu’à 47 %. L’absence de caution solidaire des agriculteurs ou des entreprises ainsi que les difficultés rencontrées par les banques pour évaluer le risque des prêts consentis aux petits exploitants constituent également des freins au développement du secteur. L’absence d’infrastructures rurales adéquates, le manque d’accès à toute la palette d’intrants nécessaires aux agriculteurs, le manque de connaissances (notamment la littératie financière) et l’absence de données fiables sont d’autres obstacles importants.

#COVID_19 #Financement_agricole #Production_agricole #Afrique



SOURCE: www.coraf.org



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Traore Phénix Mensah

Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: La gestion des ravageurs en période de pandémie



par définition, les pertes-post récoltes désignent les pertes alimentaires qui sont enregistrées entre la récolte et la consommation, c’est-à-dire avant que le produit ne parvienne au consommateur, contrairement au gaspillage alimentaire.



L’adéquation de l’offre à la demande créée par la pandémie de Covid-19, peut devenir un soucis majeur, en particulier compte tenu des goulots d’étranglement logistiques résultant des fermetures et des mouvements restreints. Cela risque d’aggraver le problème des pertes post-récolte qui était un problème majeur dans toutes les chaînes de valeur alimentaires africaines avant la pandémie.

En effet, pour les denrées périssables telles que les fruits et légumes, cela entraînera des pertes et un gaspillage que les agriculteurs vulnérables ne peuvent tout simplement pas se permettre de supporter.

Il faut dire effectivement que les pertes après récolte sont une problématique majeure pour tous les acteurs de l’agriculture africaine en raison des impacts importants qu’elles présentent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : elles représentent, pour le continent, environ 37% de la production et sont évaluées à 48 milliards $ dans leur ensemble, soit l’équivalent du PIB du Ghana en 2017. Les céréales paient le tribut le plus lourd.

La FAO et la Banque mondiale ont estimé, en 2011, qu’entre 10 à 20% du volume de grains produit en Afrique subsaharienne est perdu chaque année pour un montant de 4 milliards $. Ce stock peut permettre de répondre aux besoins minimum annuels d’environ 48 millions de personnes. Et donc dire qu’un facteur aggravant (COVID-19) s’intègre dans l’équation; l'inquiétude est justifiée.

#COVID_19 #Pertes_post-recolte #Production_agricole #Afrique



SOURCE: www.coraf.org



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Traore Phénix Mensah

Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: La gestion des ravageurs en période de pandémie



L’Afrique cumule de nombreux freins à son développement (Zones sinistrées par les conflits, terrorisme au Sahel, invasions de criquets); freins auxquels est venu s’ajouter la pandémie de COVID-19. Cette dernière a rendu difficile la résolution de certaines crises ponctuelles à l'instar de l’invasion des criquets pèlerins entre autre.



Avant la pandémie de la COVID-19, certains agriculteurs d’Afrique de l’Ouest et du Sahel souffraient déjà d’une grave invasion de ravageurs tels que les chenilles légionnaires d’automne, à cela s’ajoute la menace de l’invasion des criquets pèlerins qui sévissent déjà en Afrique de l’Est. La COVID-19 a augmenté le niveau de risque en raison des contraintes d’accès aux produits de lutte contre les ravageurs et les maladies de plantes. En conséquence, les agriculteurs sont confrontés à une double catastrophe due à l’impact simultané de la COVID-19 et des ravageurs et maladies des plants – une combinaison qui pourrait avoir un impact négatif sur le rendement ou la perte totale des cultures.

Ainsi, l’espèce acridienne « Schistocerca gregaria » a continué son pèlerinage africain débuté en 2019 dans la corne du continent. Les spécialistes ont évoqué même une invasion qui pourrait rejoindre le nord ou l’ouest du continent, après avoir dévasté le Kenya, l’Éthiopie, l’Érythrée, Djibouti, la Somalie, l’Ouganda, le Soudan et la Tanzanie.

Si l’on en croit l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les nuisibles locustes pourraient menacer le Maghreb au cours du troisième trimestre de l’année 2020, mettant en péril les céréales, les légumes secs, les arbres fruitiers, les palmiers dattiers ou les légumes. Sur cinq simulations récentes du CIRAD, organisme français spécialisé dans la recherche agronomique, quatre indiquent que les insectes pourraient utiliser le Tchad, mi-juin, comme porte d’entrée vers le nord et l’ouest du continent, précisément à la saison idéale pour la reproduction. Si l’Observatoire acridien relayé par la FAO qualifie la menace actuelle de « faible », des facteurs climatiques largement imprévisibles – vents et précipitations – invitent les zones concernées à se préparer.

#COVID_19 #Lutte #Ravageurs #Production_agricole #Afrique



SOURCE: www.coraf.org



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Traore Phénix Mensah

Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: Manque de main-d’œuvre agricole



L’on s’inquiète quant à l’impact de la pandémie sur les agriculteurs et la main-d’œuvre agricole à travers l’Afrique. Les agriculteurs africains étant un groupe démographique relativement âgé, et les tendances montrent que le Covid-19 a un degré de gravité beaucoup plus élevé parmi les groupes d’âge plus âgés. Ainsi, les mesures barrières pourront impacter la main d’oeuvre.



Il existe un risque de diminution de la production agricole avec les mesures de barrière qui sont en train d’être mises en place. Les producteurs sont habitués à s’entraider pour augmenter leur production. Mais avec les mesures de distanciation sociale, chaque producteur voudra rester dans son domaine pour minimiser les contacts avec les autres. Cela entraînera une diminution de la main-d’œuvre, et par conséquent une diminution des superficies emblavées, ce qui aura un impact sur la production.

En outre, la fermeture des frontières et la restriction des déplacements dans les pays ont empêché de nombreux jeunes citadins de se rendre à la campagne pour soutenir la production familiale pendant la période critique de besoin de main d’œuvre. La pénurie de travailleurs saisonniers pourrait perturber la production et la transformation des denrées alimentaires, en particulier pour les cultures à forte intensité de main-d’œuvre. De plus, si les producteurs tombent malades avec la COVID-19 ou sont limités dans leurs mouvements, ils ne pourront pas travailler dans leurs exploitations.

Alors que le continent africain a une population jeune, la main-d'œuvre du secteur agricole est vieillissante. L'Afrique est un continent historiquement agricole et sa population a su développer des savoir-faire précieux. Il faut désormais combiner cette expérience avec le dynamisme et l'innovation de la jeune génération, aujourd'hui trop peu tournée vers les métiers de la terre qui lui paraissent précaires et d'un autre temps. Or ces jeunes peuvent contribuer à la modernisation du secteur comme en témoigne l'émergence de l'agritech africaine.

#COVID_19 #Main_d_œuvre_agricole #Production_agricole #Afrique



SOURCE: www.coraf.org



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Traore Phénix Mensah

Les impacts de la COVID-19 sur la production agricole en Afrique: Difficultés dans l’approvisionnement en intrants



La production et la productivité agricoles dans les différents pays de la sous-région, qui sont déjà faibles, risquent d’être durement affectées dans les mois à venir. La campagne agricole 2020/21 est déjà lancée dans plusieurs pays de la sous-région. Initialement difficile, l’accès aux intrants agricoles face aux exigences des mesures prisent pour contrer la pandémie reste une question substantielle.



Les producteurs ont besoin de semences de qualité, d’engrais et de pesticides pour la protection des cultures contre les maladies et les parasites pour atteindre les niveaux de production souhaités. Avec la pandémie, les chaînes d’approvisionnement sont perturbées au niveau mondial et même au sein des pays de la sous-région, ce qui affecte l’importation d’intrants agricoles en provenance d’Asie, d’Europe, d’Afrique du Nord et d’autres régions. Si la situation persiste, elle risque d’être désastreuse car, sans intrants de qualité, la productivité et la production agricoles diminueront.

Tout de même, il faut noter que contre toutes prévisions, l’Afrique surprend à nouveau face à cette pandémie. Ainsi, les membres de l'Association ouest-africaine de l'engrais (WAFA) -WAFA représente les intérêts du secteur privé des engrais en Afrique de l’Ouest ; il compte 60 membres dans 12 pays qui représentent plus de 90 % de tous les engrais importés et produits en Afrique de l’Ouest-ont constitué des stocks en prévision des perturbations de la chaîne d’approvisionnement due au Covid-19, et plus rapidement que les années précédentes. Il y a environ deux semaine de cela que, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Sénégal avaient importé à eux seuls environ 1,1 million de tonnes (Mt) d’engrais ; dans ces pays, 80 % des besoins de la saison sont déjà en stock, lit-on dans le dernier bulletin de l'Observatoire ouest-africain des engrais (LIRE L’ARTICLE: Approvisionnement en engrais: Qu’en est-il en Afrique de l’Ouest pour cette campagne?=>> www.talkag.com

#Approvisionnement #Intrant #Covid_19 #Afrique #Production_agricole



SOURCE: www.coraf.org



LIRE AUSSI: La pandémie mondiale de COVID-19 et ses répercussions sur le secteur agricole=> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Impact de la COVID-19 sur la production alimentaire en Afrique de l'Ouest



La pandémie mondiale de COVID-19 a déjà eu des répercussions sur le secteur agricole. Outre ses effets potentiels sur la santé, la menace de la COVID-19 pourrait avoir encore de graves répercussions sur les moyens de subsistance des agriculteurs ruraux pauvres qui vivent principalement de l’agriculture.



La saison pluvieuse commence et beaucoup ne peuvent pas cultiver, ce qui génère une insécurité alimentaire à long terme. La distanciation sociale et le confinement auront certainement un impact considérable sur la production alimentaire, en perturbant l’approvisionnement, le transport, la commercialisation et les chaînes de distribution.

Mais dans l’un de ses article qui fait partie d'une série d'analyse sur l'impact du Covid-19, le CIRAD estime que les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, etc., le Sud du Mali et du Burkina Faso, sont plutôt résilientes vis-à-vis des contraintes de l’épidémie de Covid-19.

En effet, selon l’organisme de recherche agronomique français , premièrement, ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisent que très peu d’engrais et de pesticides. "Elles ne sont donc pas touchées par des difficultés d’accès aux intrants. Pour le maraîchage et la culture du maïs, qui requièrent des engrais minéraux et des pesticides, les stocks d’intrants sont en place dans les boutiques et les magasins des organisations de producteurs et productrices. Le cours du pétrole très bas favorisera par ailleurs une baisse du prix des engrais pour la deuxième saison de culture dans le Sud des pays côtiers dans quelques mois, et plus encore probablement pour la campagne agricole 2021/22

En second lieu, la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines - couvre-feu, blocus de certaines villes. En pleine saison, la main d'oeuvre agricole demeure en effet habituellement dans leur région de résidence pour l’installation, l’entretien des cultures ou les récoltes", à la seule exception de la culture cacaoyère en Côte d'Ivoire et au Ghana qui a recours à une main d'œuvre frontalière.

En troisième lieu, l’épidémie touche pour le moment davantage les villes et une très faible part de la population. En outre, certains États ont décidé d’accroître leur stock alimentaire de sécurité, constitué de céréales principalement. Les organisations de producteurs et productrices, comme celles du Bénin ont ainsi récemment pu vendre à un prix acceptable les récoltes 2019/20 toujours en stock en avril dernier

Selon l’institution, ce contexte de crises sanitaires et du commerce international pourrait par ailleurs offrir à l’agriculture vivrière ouest-africaine des opportunités pour se développer

#COVID_19 #Production_alimentaire #Afrique_de_l_Ouest #CIRAD



SOURCE: www.cirad.fr



LIRE AUSSI: Quelle est la part d’utilisation de l'azote par rapport au phosphate et à la potasse en Afrique de l’Ouest ?=>> www.talkag.com





Pichon Gilbert

La RDC n’est pas éligible à l’allocation de 176 millions USD du FEM aux neuf pays

La République démocratique du Congo n’est pas éligible à ces fonds alloués par le Fonds pour l’environnement mondial à 24 projets de résilience de l’agriculture et des systèmes alimentaires au changement climatique.



Mis en œuvre avec l’appui de la FAO dans 30 pays, dont neuf d’Afrique, ces fonds visent à protéger les moyens de subsistance des plus vulnérables. Les projets permettront de faire face à des problèmes environnementaux tels que la protection des écosystèmes par le biais de l’intégration des systèmes de production à des paysages plus vastes, ou la protection des eaux transfrontalières et internationales. Le Burkina Faso, la Guinée, le Kenya, la Libye, Madagascar, la Mauritanie, le Maroc, la Tanzanie et la Tunisie sont les 9 pays africains qui bénéficieront de ce financement. Les initiatives soutenues ont toutes un impact positif sur le climat et seront mises en œuvre en partenariat et en cofinancement avec les gouvernements de ces pays.



zoom-eco.net

#Financement_Agriculture_Afrique #Afrique





Traore Phénix Mensah

L'OIAC est sur le point de révolutionner le café africain et devenir une unité spécialisée sur le café pour l’Union africaine



L’Organisation interafricaine du café (OIAC), Créée le 7 décembre 1960 par 11 chefs d'Etat africains, l'Organisation est l'une des toutes premières organisations intergouvernementales à avoir été créée en Afrique. Elle représente des millions de producteurs de café sur le continent, le café étant l’un des principaux piliers de nombreuses économies du continent. Pour son secrétaire général, Frederick Kawuma «... un siège autonome est absolument nécessaire»



Selon donc le secrétaire général de l’OIAC, l'Organisation est peu visible, ce qui complique sa vocation à jouer un rôle actif dans l’amélioration de l’image du café africain. Longtemps attendu, un fonds africain pour le café est mis en place pour financer des projets de café à grande échelle. l'OIAC est sur le point d'intégrer l'organisation de l'Union africaine et de devenir son unité spécialisée sur le café, ce qui devrait lui donner davantage de capacités financière et politique pour mettre en avant le café africain alors que la consommation mondiale augmente. Frederick Kawuma précise que l'OIAC ne considère pas l'UA comme une source de financement, car elle sait que la Commission est déjà confrontée à des problèmes financiers. Au lieu de cela, l’OIAC s'appuiera sur différents partenariats pour financer la transformation de l'industrie du café en Afrique.

L'OIAC veut construire une nouvelle image du café africain afin de lui donner un coup de pouce. La création du Centre africain du café pour l'excellence, est entre autres l’un des projets innovants. Ce sera un centre commercial et l’organisation essaiera d’attirer des entreprises pour qu'elles prennent des espaces. Parce que c'est un investissement. Il est espéré qu'une des sociétés vendra du café qui fournira du café de différents pays africains producteurs.

L’institution projette avoir son propre bâtiment. En effet, les travaux pourront commencer un peu plus tard cette année. Pour le responsable de l’organisation, l’OIAC est l’une des plus anciennes organisations intergouvernementales d’Afrique, créée en 1960. Elle représente une industrie qui était au cœur de l’économie de nos pays africains; et donc mérite donc une maison, une place, une visibilité. Le bâtiment représentera un centre d'excellence africain pour le café. Il abritera un laboratoire moderne qui sera en mesure de faire toutes les analyses de café, les gens pourront envoyer des échantillons pour analyse ; tous types d'analyse seront possibles. il y aura également un centre de formation pour l’Afrique. Ce sera, effectivement, le Centre d’excellence du café africain. Avoir un siège pour l’Organisation devrait pouvoir montrer au reste du monde que c’est là qu'on peut venir et voir les cafés africains.

L’autre projet cher est la création d’un fonds (le Fonds africain du café) qui contribuerait au développement de la chaîne de valeur du café africain. Encore une fois, l’organisation a ce projet depuis longtemps et finalement, elle a conclu un accord avec l'Afreximbank pour la soutenir dans le processus. Ils hébergeront le Fonds et aideront l’OIAC à lever des capitaux ainsi qu'à gérer le Fonds.

Ce Fonds interviendra autour de quatre piliers d'action. L'un consiste à créer une chaîne d'approvisionnement régional en café durable. Le deuxième pilier concerne la création de la demande, les liens avec le marché et les investissements. Le troisième concerne la durabilité environnementale : comment amener les systèmes de production de café à s'adapter au changement climatique et à tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui? Le quatrième pilier porte sur l'information. En outre, l’autonomisation des femme et des jeunes sera une priorité.

En effet, l'OIAC s'est historiquement concentrée sur la promotion de l'exportation du café vert. Ces dernières années, le développement des marchés intérieurs du café a suscité un intérêt croissant et la promotion de la consommation intérieure est désormais une priorité. C'est pour cette raison que l'OIAC a lancé en 2019 un programme pour promouvoir la consommation intérieure dans les États membres de l'OIAC. Les problèmes liés à cette consommation intérieure sont traités dans le nouvel accord.

#Café #Afrique #OIAC #UA



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Traore Phénix Mensah

Les exportations de café en Afrique ne vacillent pas



Contrairement aux données mondiales sur les exportations qui font état d’une baisse de 3,1% au mois d’avril 2020 par rapport à la même période en 2019 pour atteindre 10,32 millions de sacs; les exportations de l’Afrique ne baissent pas.



Selon l’Organisation internationale du café (OIC) sur les sept premiers mois de la campagne caféière 2019/2020 (octobre-avril), le recul est un peu plus prononcé avec une baisse de 3,8% des expéditions à 72,78 millions de sacs.

De son côté, l’Afrique tire son épingle du jeu avec une hausse de 7% de ses exportations à 7,66 millions de sacs d’octobre à avril 2019/20. La progression est très nette pour l’Ethiopie et l’Ouganda tandis que la Côte d’Ivoire enregistre une baisse. Les expéditions de l'Éthiopie ont grimpé de 19,2% à 2,04 millions de sacs avec des exportations en avril en progression de 30% (374 000 sacs). Même tendance en Ouganda, avec une augmentation de 19,6% à 2,93 millions de sacs et des expéditions en avril 2020 en hausse de 17,5% (360 000 sacs).

En revanche, les exportations de Côte d’Ivoire ont diminué de 3,8% pour atteindre 953 000 sacs au cours des sept premiers mois de 2019/20. Une grande partie de cette baisse s'est produite en avril, lorsque les exportations ont chuté de 52,4% pour s'établir à 60 000 sacs en raison de la moindre disponibilité des conteneurs d'expédition.

#Exportation #Café #Afrique



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LIRE AUSSI: [Chronique] Les matières premières agricoles: Le café au 4 juin 2020=>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Quelle est la part d’utilisation de l'azote par rapport au phosphate et à la potasse en Afrique de l’Ouest ?



La plupart des sols de la zone semi-aride de l'Afrique de l'Ouest se caractérisent par leur faible teneur en éléments nutritifs et la fertilité de ces sols s'avère souvent un facteur plus limitatif à la production agricole que la pluviométrie. L'utilisation de l'azote a augmenté par rapport au phosphate et à la potasse, ce qui indique une tendance à la hausse de la "révolution verte".



C'est en Afrique subsaharienne que la demande d'engrais azotés croit le plus rapidement, au rythme de 4,6 % par an. Cependant, du fait de la sous-utilisation des engrais minéraux dans cette partie du monde, le volume des applications d'engrais azotés en 2018 par exemple n’a augmenter que d’environ 340 000 tonnes par rapport à 2014, soit moins de 5 % de l'augmentation mondiale prévue. Depuis 2003, la consommation d'engrais par hectare de terre arable a progressé en moyenne de 3% par an, pour atteindre 16,2 kg/ha en 2016, les auteurs reprenant les chiffres de la Banque mondiale. Qu’en est-il aujourd’hui?

Selon le résultat d'un rapport publié par Argus Consulting en collaboration avec le Centre international de développement des engrais (IFDC); en Afrique sub-saharienne, l'utilisation de l'azote a augmenté par rapport au phosphate et à la potasse, ce qui indique une tendance à la hausse de la "révolution verte". En effet, "Le rapport entre l'utilisation de N, P et K en Afrique subsaharienne indique que l'utilisation relative du phosphate et de la potasse a diminué à mesure que l'utilisation de l'azote augmentait, ce qui est un autre signe de la "révolution verte", bien que ce soit un mauvais signe pour une fertilisation équilibrée".

Mis à part les intrants, le rapport a souligné une fois de plus tous les éléments qui entravent au développement du potentiel agricole du continent, à savoir la pauvreté des sols, le manque d'infrastructures et de technologies, les coûts élevés des intrants, l'absence de crédits à l'agriculture et l'insécurité des régimes fonciers.

Rappelons que, traditionnellement, les paysans restauraient la fertilité de leur sol par la pratique de la jachère, mais la pression démographique actuelle ne permet plus cette pratique et on assiste à une accélération de la mise en culture de certaines terres marginales. Ceci a des conséquences désastreuses sur l'environnement, notamment à cause de la dégradation continuelle des sols. L'agriculture africaine a toujours été caractérisée comme une agriculture minière en ce sens qu'elle prélève du sol, chaque année, plus d'éléments nutritifs qu'elle n'en retourne au sol.

#Engrais_azotés #Afrique_de_l’Ouest



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Pichon Gilbert

30 pays dont le Maroc ont bénéficié de 176 millions de dollars pour des projets agricoles et environnementaux

Les projets ont pour but de renforcer les systèmes alimentaires nationaux tout en apportant des avantages environnementaux.



Les projets sont confrontés à la crise environnementale mondiale qui a un impact sur la productivité et la durabilité des systèmes agricoles terrestres et aquatiques sur les cinq continents. Ils viendront en aide aux petits agriculteurs, pêcheurs et forestiers à diversifier leurs moyens de subsistance et à renforcer leur résilience au changement climatique et à d’autres facteurs de stress importants. Tous les projets, selon sont résistants au changement climatique et seront mis en œuvre en partenariat et cofinancés par les gouvernements de plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Il s’agit d’Albanie, Algérie, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Géorgie, Guinée, Indonésie, Jordanie, Kenya, Liban, Libye, Madagascar, Mauritanie, Mexique, Monténégro, Maroc, Nicaragua, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pérou, Tanzanie, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Tuvalu, Ukraine, Uruguay, Ouzbékistan, Vietnam et Yémen.



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#Financement_agricole #Aides_Aux_Agriculteurs_ #Maroc #Afrique

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Traore Phénix Mensah

Elevage et pêche en Afrique: Quelle est la place de l’Afrique dans l’industrie de la viande ?



La consommation de viande en Afrique est l'une des plus faibles au monde, 15 kg par habitant, contre 35 kg au niveau mondial. Mais la demande monte en flèche; ainsi, l’industrie de la viande en Afrique affiche une croissance de 6,9 % en 2020.



Selon Jean-Paul Simier, auteur d’une étude en 2019 sur la consommation de la viande en Afrique; après la Chine et l'Inde, l'Afrique sera dans les décennies futures le continent de la croissance des viandes. Une croissance de la consommation de 6 % par an d'ici 10 ans selon les projections de la FAO, contre 2 % au niveau mondial. Concernant les prix, l’indice FAO du prix de la viande au début du mois d’avril indiquait une baisse de l’indice de 2,7 % suite à la chute des importations des denrées dans le monde . La Covid-19 semble avoir permis à l’Afrique d’augmenter sa part dans l’industrie de la viande.

En effet, alors que l’industrie de la viande en Afrique prévoyait une croissance de 3,3 % et une valeur de $ 14,9 milliards pour l’année 2020, le média GlobalData, une société de pointe dans le domaine des données et de l'analyse, souligne que ces chiffres sont sous-estimés et que l’industrie de la viande en Afrique devrait atteindre une valeur de $ 15,5 milliards en 2020, soit un taux de croissance annuel de 6,9 % pour l’année 2020. Il s’agit là d’une très bonne nouvelle pour l’Afrique.

La Covid-19 perturbe l’économie mondiale et l’industrie de la viande est également touchée. Le grand marché américain ferme ses usines de transformation, rétreint son approvisionnement et limite le fret maritime, ce qui a permis aux industriels de trouver de nouvelles débouchées et de nouvelles opportunités en faveur des marchés africains. La viande et le poulet notamment, représente un produit de base dans l’alimentation de nombreux pays du continent grâce à son prix abordable et sa polyvalence.

L’Afrique se distingue et fait mesure d’exception, à l’heure où l’industrie mondiale de la viande recule de 5,3% et atteint $ 1,3 trillion. La Covid-19 est le principal responsable de cette chute qui a rompu la confiance des consommateurs. Les dernières analyses de GlobalData témoignent que le marché mondial de la viande représentera $1,3 trillion à la fin de l’année 2020 tandis qu’avant la crise il était estimé à $1,4 trillion et devrait croître de 2,6 %.

#Elevage #Pêche #Afrique #Viande #Covid_19



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LIRE AUSSI: Elevage: L’importation de la volaille en Afrique du sud impacte sur la production locale=> www.talkag.com

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Traore Phénix Mensah

Approvisionnement en engrais: Qu’en est-il en Afrique de l’Ouest pour cette campagne?



L’agriculture intelligente reste un passage obligé, pour freiner l’enlisement de la situation alimentaire en Afrique; c’est là qu’intervient les engrais. Ainsi, les membres de l'Association ouest-africaine de l'engrais (WAFA) -WAFA représente les intérêts du secteur privé des engrais en Afrique de l’Ouest ; il compte 60 membres dans 12 pays qui représentent plus de 90 % de tous les engrais importés et produits en Afrique de l’Ouest-ont constitué des stocks en prévision des perturbations de la chaîne d’approvisionnement due au Covid-19, et plus rapidement que les années précédentes.



L’augmentation de la productivité agricole n’est possible qu’avec l’utilisation de technologies améliorant le rendement, comme les engrais inorganiques. Or, la faible utilisation d’engrais demeure l’un des facteurs qui entravent la croissance de la productivité agricole en Afrique. Par rapport à d’autres régions en développement. Depuis quelques années, le taux moyen d’épandage en Afrique subsaharienne a augmenté, quoiqu’encore faible. En témoigne la constitution rapide des stocks prévisionnels pour cette campagne.

Il y a environ deux semaine de cela que, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Sénégal avaient importé à eux seuls environ 1,1 million de tonnes (Mt) d’engrais ; dans ces pays, 80 % des besoins de la saison sont déjà en stock, lit-on dans le dernier bulletin de l'Observatoire ouest-africain des engrais. Cependant, les petits marchés comme le Libéria, le Niger et la Sierra Leone ont couvert moins de la moitié de leurs besoins pour cette saison. Treize des 17 pays de la région ont mis en place des programmes de subvention aux engrais. Sept d’entre eux subventionnent plus de 50 % du marché national des engrais. Avec 80% de leur marché subventionné, le Ghana et le Sénégal, ont les plus gros programmes par rapport à la taille de leur marché respectif.

Le défi est que la plupart des pays d’Afrique restent encore dépendants des engrais importés pour la production agricole en raison du manque de matières premières bon marché pour la production d’engrais, de la faible demande intérieure, de la faible utilisation des capacités et des besoins élevés en capitaux pour investir dans les installations de production.

#Approvisionnement #Engrais #Afrique_de_l_Ouest



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LIRE AUSSI: Production d’engrais au Ghana: Pour soutenir l’agriculture, Ho Technical University produira de l’urée=> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

L'arbre de karité peut cultiver une résilience au changement climatique en Afrique de l’Ouest ?



L'arbre de karité (ou "shea" en anglais) se cultive dans la ceinture de la savane sèche en Afrique de l'Ouest. De nombreux consommateurs connaissent la noix de karité, qui est souvent traitée pour produire un beurre, largement utilisée dans les industries alimentaires et cosmétiques. La chaîne de valeur du karité fixe 1,5 million de tonnes de CO2 chaque année en Afrique de l’Ouest. Selon une étude, le karité disposerait d’un fort potentiel pour atténuer les effets du changement climatique, et donc accroître la résilience climatique des bénéficiaires de la chaîne de valeur. Ladite étude a été publié par l’Alliance globale du karité (AGK) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Bureau régional de la FAO pour l’Afrique)



99% des exportations mondiales du karité viennent d'Afrique de l’Ouest. L’atténuation du changement climatique est une nécessité dans une région où le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que les températures devraient augmenter de 3 à 6 °C d’ici 2100. La nouvelle étude baptisée « La filière karité, principal moteur de fixation du carbone favorable aux pauvres en Afrique de l’Ouest », a évalué la contribution de la chaîne de valeur du karité à l’atténuation du changement climatique, à la résilience climatique et à l’impact socioéconomique. La recherche a exploité l’outil EX-ACT Value Chain (EX-ACT VC), développé en 2016 par la FAO.

A l’aide de l’outil Ex-Ante Carbon balance Tool (Ex-Act), qui permet de mesurer l’impact des projets agricoles et forestiers sur les émissions de gaz à effets de serre et la séquestration de carbone, l’Alliance mondiale pour le karité (GSA) en partenariat avec la FAO a mené une évaluation multi-impact de la chaîne de valeur du karité dans huit pays d’Afrique de l’Ouest à savoir au Bénin, au Burkina Faso en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Mali, au Nigeria et au Togo.

L’étude révèle qu’aujourd’hui la chaîne de valeur du karité fixe 1,5 million de tonnes de CO2 chaque année et que chaque tonne de production de noyaux de karité produite a une empreinte carbone négative de 1,04 tonne de CO2. Un impact positif qui s’explique par le système de production du karité, où les arbres poussent naturellement, intégrés aux cultures des petites exploitations, ce qui crée un paysage agro forestier qui agit comme un puits de carbone.

Pour révéler ce potentiel et faire de la chaîne du karité un moteur clé de la fixation du carbone, des investissements, chiffrés à $ 153 millions, seront nécessaires pour densifier et multiplier les plantations d’arbres. L’étude estime qu’il faudrait augmenter la population d’arbres à karité de 7 millions d’arbres par an dans les zones agro forestières ce qui permettrait de générer jusqu’à 9 millions de tonnes (Mt) de CO2 par an – soit un impact cumulé de 180 Mt de CO2 sur 20 ans – et une empreinte carbone de 8 tonnes de CO2 pour chaque tonne de karité produite.

Outre son impact environnemental positif, développer la chaîne de valeur de karité permet également de créer des emplois et générer des revenus supplémentaires dans une filière essentiellement féminine.

Aujourd’hui, on compte environ 2,4 millions de femmes collectrices auxquelles s’ajoutent environ 4,8 millions de femmes engagés dans la collecte du karité pour leur propre consommation sans liens avec le marché. Dans le cadre de l'expansion des parcs à karité et de l'amélioration de la productivité des collecteurs, le nombre d’emploi créé serait d’environ 230 000 d’ici 2032 et les revenus générés par les femmes collectrices seraient augmentés de 33% à $2,30 par jour contre $1,74 aujourd’hui.

Dans l'ensemble de la région, la chaîne de valeur du karité génère aujourd’hui environ $284 millions pour la production brute et $203 millions en valeur ajoutée. On dénombre 12 unités de transformation du karité dans la région, dont une majorité au Ghana (7), puis au Burkina Faso (2), au Bénin (1), au Togo (1) et au Nigeria (1). Avec la mise en œuvre d’une stratégie d’expansion, la valeur de production brute serait d'environ $593 millions, soit une croissance de 6% par an entre 2019 et 2032 et une valeur ajoutée de $452 millions d'ici 2032 et onze nouvelles unités de transformation serait installées.

« Investir dans la chaîne de valeur du karité est la clé pour assurer un monde meilleur pour les générations futures. Alors que le monde cherche des solutions innovantes et durables pour protéger notre planète, je voudrais inviter les secteurs public et privé à unir leurs forces pour protéger et régénérer nos parcs à karité », a soutenu le président de l’Alliance globale du karité, Badiè Marico. De son côté, Louis Bockel (PhD), économiste chargé du soutien aux politiques au Bureau régional de la FAO pour l’Afrique, a informé que « les partenariats fonctionnels, comme le partenariat FAO-AGK, sont des moteurs pour résoudre les problèmes mondiaux. La FAO est fière de contribuer à dévoiler la chaîne de valeur du karité en tant que moteur de fixation du carbone en faveur des pauvres en Afrique de l’Ouest ».

#Karité #Changement_climatique #Afrique_de_l_Ouest



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: La filière karité, une production fortement concentrée, un marché dynamique, mais de nombreux défis en perspective=> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Quel est l’impacte de la covid-19 sur la filière mangue en Afrique de l’ouest? ( Vincent Omer-Decugis, donne son avis)



La campagne de la mangue en Afrique de l’Ouest a démarré en plein confinement en Europe. Quel a été l’impact de la Covid-19 sur la consommation de la mangue sur le marché européen, la logistique a-t-elle été ébranlée, la production a-t-elle suivie ?



D’après Vincent Omer-Decugis, directeur général de la Société internationale d’importation (SIIM), concernant l’impact de la pandémie sur la consommation européenne de fruits exotiques et sur celle de la mangue en particulier, il déclare; «Du côté du consommateur nous avons vécu des modifications des configurations commerciales. Le marché dans les produits frais est subdivisé en plusieurs grandes catégories : la grande distribution (retail), le marché grossiste spécialisé, la restauration collective et hors foyer, et l’industrie de la transformation. Nous avons vécu, durant la période de confinement, des reports de consommation d’un segment à l’autre avec la fermeture des restaurants hôtels et traiteurs, qui a également impacté fortement les acteurs de la fraîche découpe (transformation), puis la fermeture des marchés de plein vent et le développement des volumes d’achat auprès des enseignes de la grande distribution et des réseaux de distribution spécialisés» .

Il a fallu néanmoins un ajustement à ces nouvelles considérations commerciales, ce qui était d’autant plus compliqué que le travail a trait aux produits périssables. En d’autres termes, le 15 mars, il a fallu que toute l’industrie réinvente l’ensemble de ses schémas de fonctionnement, avec une agilité et une capacité d’adaptation extrêmes. Pour surmonter la nouvelle donne dans la logistique, les transports, afin de pouvoir néanmoins préserver des capacités de fret nécessaires, (acheminement de produits sanitaires, etc..) des avions dé-commercialisés transformés en avions cargos ont été mis en place. Le coût de l’acheminement par avion représente un coût supplémentaire mais pour une qualité supérieure, le temps d’acheminement réduit permettant de préserver au mieux les qualités du fruit. L’essentiel du marché (plus de 97%) est néanmoins approvisionné par fret maritime, le fruit acheminé par containers, puis affiné dans son marché de destination pour un rapport qualité / prix optimal.

L’impact de la Covid-19 a donc été neutre pour les expéditions d’Afrique de l’Ouest, pour ce qui est du consommateur. Il a fallu néanmoins ajuster les moyens d’acheminement du personnel, les moyens de production, dé-densifier les unités de production et donc déployer des équipes supplémentaires. Il faut noter que que dans l’industrie agro-alimentaire toutes les pratiques d’hygiène que cela soit en Afrique ou en France étaient déjà mises en place avant la Covid-19. Alors, la mangue est arrivée sensiblement plus chère, avec des coûts de production et de transport plus élevés, des baisses de productivité en station liés à la mise en place d’équipes supplémentaires, de dispositifs particuliers, etc. Il est estimé que l’augmentation de coûts est de l’ordre de 15 à 20% suivant les pays. Cette hausse des coûts de production n’a pas été un frein à la consommation en Europe, car la construction de coût de revient pour arriver jusqu’au consommateur final comporte énormément d’éléments.

Au niveau du volume et de la qualité, globalement, il y aura moins de volume par rapport à l’année dernière, de l’ordre de 15 à 20%, mais c’est une estimation. Ce qu’il y a d’essentiel pour une bonne organisation des exportations dans ces périodes difficiles, c’est que finalement la filière s’organise autour d’acteurs professionnels. Ce qui pose souvent problème dans tout le commerce des matières premières est la présence d’acteurs opportunistes et spéculateurs. Ces acteurs, moins organisés, ne peuvent gérer les défis liés à une crise comme celle de la pandémie de la Covid-19. Rappelons que la société SIIM, leader dans la production, l’exportation et la distribution de fruits et légumes tropicaux. La mangue représente environ 18% de son chiffre d’affaires annuel, après la banane (30%) et l’ananas (25%). Elle vient de lancer avec le Comité de Liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (Coleacp) une blockchain sur la mangue ouest-africaine.

#Filière #Mangue #Afrique_de_l_ouest #Covid_19



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Traore Phénix Mensah

À travers son rapport L'ITFC fait valoir son attachement au financement agricole en Afrique et ailleurs



La Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), membre de la Banque islamique de développement (BID), a publié le jeudi 14 mai 2020, son rapport annuel sur l’efficacité du développement pour l’année 2019 (ADER) ayant pour thème « Nourrir la planète »





Sous le thème “Nourrir la planète“, le rapport met l'accent sur l'engagement de l'ITFC envers l’intégration des pays membres dans les chaînes de valeur agroalimentaires mondiales et la sécurité alimentaire de leur population. En 2019, l'ITFC a approuvé 5,8 milliards de dollars US dans le but de faire progresser le commerce dans les pays membres, soit une augmentation de 12 % par rapport à l'année précédente. Les décaissements ont atteint un niveau record et 5 milliards de dollars ont été déboursés pour l’amélioration des conditions de vie des populations, conformément à l'objectif global de l'institution, qui est de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies (ODD). Le total des financements dans les pays asiatiques et de la CEI, membres de l'Organisation de coopération islamique (OCI) s’est élevé à 2,6 milliards de dollars US et ceux en direction des pays africains membres de l'OCI s’est élevé à 2,4 milliards de dollars US.

« Le total des financements dans les pays asiatiques et de la CEI, membres de l’Organisation de coopération islamique (OCI) s’est élevé à 2,6 milliards de dollars US et ceux en direction des pays africains membres de l’OCI s’est élevé à 2,4 milliards de dollars US », est-il détaillé dans le rapport.

En 2019, l'ITFC a alloué 2,1 milliards de dollars US en faveur des pays membres les moins avancés (PMA), soit 36 % du portefeuille total de financement du commerce. De plus, 3,9 milliards de dollars US ont été accordés pour le développement du commerce intra-OCI et ce, dans le but d’atteindre les objectifs des Nations Unies englobant, entres autres, la lutte contre la pauvreté, l'amélioration des conditions de travail, la croissance économique, la réduction de la famine dans le monde et l’accès aux énergies propres et abordables.

La même année, « l’ITFC a signé des accords-cadres d’une valeur de 4,8 milliards de dollars US avec 9 pays, dont l’Ouzbékistan, le Mali, le Niger, Djibouti, les Maldives, le Tadjikistan, la République Kirghize, le Suriname et le Sénégal. Par ailleurs, l’ITFC a mobilisé 1,2 million de dollars US sous forme de subventions pour des interventions de développement du commerce visant l’agriculture, les institutions financières, le renforcement des capacités et la promotion du commerce », est-il ajouté. « En associant financement du commerce et programmes de développement, sur les secteurs économiques clés que sont l'agriculture, l'énergie et les PME, nous fournissons des solutions commerciales complètes conçues pour répondre aux besoins des pays membres», explique Hani Salem Sonbol, directeur général de l'ITFC.

#Financement_agricole #Afrique #ITFC



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Traore Phénix Mensah

Investissement dans l'agrotechnologie en Afrique du sud



La startup agro-technologique sud-africaine Aerobotics a levé un financement de 100 millions de rands (5,5 millions de dollars) auprès de Naspers Foundry pour l'aider à poursuivre sur une trajectoire de croissance qui a amené sa solution aux États-Unis.



En effet, Naspers signale avoir investi 100 millions de rands dans l'entreprise Agritech Business Aerobotics, par le biais de son dispositif de financement de start-up, la Naspers Foundry. Fondée au Cap en 2014, Aerobotics utilise des images aériennes de drones et de satellites et les associe à des algorithmes d'apprentissage automatique pour fournir des services de détection précoce des problèmes aux arboriculteurs et aux viticulteurs et optimiser les performances des cultures.

Selon Naspers les agriculteurs utilisent les données pour gérer plus efficacement leurs exploitations, leurs arbres et leurs fruits. Aerobotics fournit ces informations grâce à sa plateforme propriétaire Aeroview et à l'application mobile Aeroview InField. Phuthi Mahanyele-Dabengwa, directeur général de Naspers en Afrique du Sud, a noté qu'Aerobotics apporte une contribution positive à la sécurité alimentaire en Afrique du Sud, qui a été mise en évidence avec la pandémie de Covid-19.

Naspers , l'un des plus grands investisseurs technologiques au monde, a lancé Naspers Foundry , un fonds de 1,4 milliard rands(96 millions USD) pour aider les entrepreneurs technologiques sud-africains à développer leurs startups, en octobre 2018 , et a annoncé son premier accord , 30 millions rands (2,1 millions $ US) d'investissement dans SweepSouth , en juin de l'année dernière. Aerobotics est son deuxième investi, bien que l'accord reste soumis à l'approbation des autorités locales.

#Investissement #Agrotechnologie #Aerobotics #Naspers #Afrique_du_sud



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Traore Phénix Mensah

Elevage: L’importation de la volaille en Afrique du sud impacte sur la production locale



D’après le dernier rapport de l’USDA sur la filière, les importations de volaille depuis les USA ont atteint plus de 82 500 tonnes en 2019/2020, soit 12 % de plus qu’un an plus tôt. Est-ce un laisser-aller, ou la production locale est déficitaire? Quand on sait que l’industrie de la volaille est le premier contributeur au PIB agricole sud-africain avec un apport moyen d’environ 40 milliards de rands par an.



Bien que le gouvernement a revu à la hausse les droits de douane affectant la volaille importée en mars dernier, certains observateurs s’interrogent encore sur sa réelle portée sur les USA, qui est l’un des partenaires commerciaux les plus importants du pays notamment dans le cadre de l’AGOA. En effet, Plus de 4 ans après avoir obtenu le feu vert, les exportations américaines de volaille sont en plein boom sur le marché sud-africain. D’après le dernier rapport de l’USDA sur la filière, les importations de volaille depuis les USA ont atteint plus de 82 500 tonnes en 2019/2020, soit 12 % de plus qu’un an plus tôt. Il s’agit surtout selon l’organisation, de la troisième année consécutive de hausse des volumes et de dépassement du quota autorisé (68 580 tonnes en 2019/2020). Ces chiffres s’ajoutent au désarroi des acteurs locaux; car depuis quelques années, ceux-ci plaident pour une limitation drastique des importations depuis les USA et le Brésil en raison de leur impact négatif sur la rentabilité de l’industrie.

#Elevage #Afrique_du_sud #Importation #Volaille #USA



LIRE AUSSI: Afrique du Sud : l’Association des exportateurs et importateurs noirs dénonce la hausse des droits sur la volaille=> www.talkag.com



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Traore Phénix Mensah

Prévisions météorologique: Nowcasting une nouvelle technologie de prévision météorologique arrive en Afrique



Une nouvelle technologie de prévisions météo commence à apparaître sur le continent africain. Elle permet de connaître avec une précision et surtout une rapidité décuplée les phénomènes météorologiques dans les pays l’ayant adoptée.



L’Université britannique de Leeds, depuis l’année dernière, mène un programme inédit au Sénégal, au Nigeria, au Ghana ou encore au Kenya. (la rapidité des informations délivrés au Kenya a déjà permis d’anticiper l’évacuation de populations affectées par des glissements de terrains dans l’ouest du pays ou par des inondations près du lac Victoria). En effet, ces pays ont constitué des équipes pour analyser les données provenant des satellites et pour lancer des alertes. Car si ses prévisions satellitaires sont maintenant disponibles pour toute l'Afrique, leur interprétation et leur dissémination requièrent une assistance. La technologie, est déjà courante dans les pays développés. Dans la pratique, cette nouvelle méthode, appelée "nowcasting" (prévision immédiate en français) a recours à des satellites qui suivent tous les changements dans l'atmosphère : 15 mn après la collecte de données par le satellite, l'information est sur l'écran du prévisionniste du pays impliqué.

#Prévision #Météo #Nowcasting #Afrique



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Traore Phénix Mensah

MangoBlockchain: La Blockchain dans la filière mangue de l’Afrique du l’Ouest



MangoBlockchain, en version béta actuellement, a été développée par la start-up belge BlockO en collaboration avec la Société internationale d’importation (SIIM) et le Comité de Liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (Coleacp).





MangoBlockchain, la blockchain privé va contribuer à l’amélioration et à la professionnalisation continue de la filière mangue ouest-africaine qui a connu ces dernières années trop d’interceptions à l’arrivée sur le marché européen. C’est un outil d’autant plus pertinent dans le contexte de la pandémie du Covid-19 où la résilience des chaînes d’approvisionnement dépend de la confiance et de la transparence; estime le Coleacp, qui via ses programmes FFM et FFM SPS soutient la filière mangue en Afrique de l’Ouest. Notons que, contrairement aux blockchains publiques, les blockchains privées permettent de limiter l'accès aux seuls utilisateurs agréés, garantissant ainsi la protection des données et de la propriété intellectuelle.D’après le comité, un test de l’outil est actuellement en cours et l’objectif est d'évaluer la valeur ajoutée de la blockchain en tant qu'outil de communication B2B (importateurs/distributeurs) et B2C (distributeurs-importateurs/consommateurs). Il devrait mettre en évidence les possibilités offertes par la technologie pour communiquer et stocker en toute sécurité les données collectées tout au long de la chaîne d'approvisionnement, ce qui accroît la transparence. L'objectif pour l'importateur est de pouvoir fournir des informations aux distributeurs mais aussi de s'assurer qu'elles parviennent aux consommateurs sans altération.

Dans la pratique, les mangues de la chaîne d'approvisionnement du SIIM en Côte d'Ivoire sont étiquetées individuellement avec un code QR. Lorsqu'elles seront scannées par le smartphone d'un consommateur, le nom du producteur, la date de récolte, la date de conditionnement et la date d'entrée dans l'UE seront affichés dans une interface de la chaîne d'approvisionnement. Ces informations seront extraites automatiquement des systèmes d'information de SIIM et stockées dans la blockchain.

#MangoBlockchain #Blockchain #Mangue #Afrique_de_l_Ouest



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Traore Phénix Mensah

La filière karité, une production fortement concentrée, un marché dynamique, mais de nombreux défis en perspective

Nonobstant son essor, le karité africain doit composer avec de nombreux défis qui pourraient déterminer dans les prochaines années son évolution. La durabilité de la ressource est ainsi un aspect majeur du développement du secteur du karité.



Les problèmes que pose la mise en exploitation rationnelle du Karité sont de deux ordres : les uns tendent à une amélioration immédiate de la situation, les autres intéressent l'avenir. Étant donné le long délai nécessaire à la croissance du Karité, la situation actuelle ne peut être rapidement améliorée qu'en tirant le meilleur parti des peuplements naturels existants. L’arbre à karité est une espèce menacée d’extinction. En cause, l’exploitation de l’arbre pour son bois utilisé dans la construction de maisons et de palissades ou encore la production de charbon ainsi que le défrichage des terres au profit des cultures comme le coton. L'exploitation et le commerce du Karité sont commandés par la répartition géographique de ce végétal. Cette situation reste compliquée, à cause des difficultés de régénération des parcs arboricoles de karité, liées notamment aux caractéristiques intrinsèques de l’arbre lui-même. Il faut ainsi près de 15 à 20 ans à l’arbre pour donner des noix, avec un pic du rendement après 40 à 50 ans. Pour ne rien arranger, la production de fruits varie d’une année à l’autre, d’un endroit à l’autre, voire d’un arbre à l’autre, en fonction notamment des facteurs climatiques et de l’impact des activités humaines.

Le Centre du commerce international (ITC) estime que les conditions difficiles de production découragent les agriculteurs qui voudraient planter des arbres à karité. La population d’arbres à karité existante est aujourd’hui considérée comme stagnante et vieillissante, ce qui représente une menace sérieuse pour le futur de l’industrie. Mis à part ce défi majeur, plusieurs rapports ont également mis en lumière la nécessité pour l’industrie d’améliorer ses pratiques afin de livrer un produit de qualité supérieure, en quantité commercialement acceptable sur le marché international. Cela implique de s’attaquer aux nombreux goulots d’étranglement qui affectent directement la performance de la filière. Il s’agit, entre autres, de la pénibilité et de la charge de travail des femmes qui limitent l’augmentation significative de la production. De plus, le déficit de structures d’entreposage reste aussi problématique pour les transformateurs et groupements désirant vendre rapidement des volumes importants de beurre, en réponse aux besoins des acheteurs. A cela s’ajoutent le manque d’information concernant les normes de qualité et l’organisation encore insuffisante de la filière dans certains pays producteurs. Par ailleurs, les gouvernements gagneraient à véritablement promouvoir la filière, à travers des plans de valorisation de la noix comme un produit naturel contribuant au développement national et représentant un moyen de lutte contre la pauvreté rurale, notamment chez les femmes.

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Traore Phénix Mensah

La filière karité: Une filière en plein expansion avec un marché dynamique



Jadis, les amandes des fruits de l'arbre à karité collectées par des femmes rurales et transformées en beurre ne servaient que dans l'alimentation, la beauté et les rituels. Aujourd'hui, le karité et ses dérivées occupent une place de choix au plan économique.



Il est difficile d'obtenir directement auprès des acteurs du secteur, des statistiques actualisées sur les exportations ou l'utilisation du karité en Afrique ou hors du continent. Mais on sait d’après les données de l’Alliance globale du karité (AGK), que la chaîne de valeur du karité fait travailler directement ou indirectement environ 16 millions d’Africaines. En Afrique, la filière karité a connu un coup d’accélérateur, aussi bien au niveau des amandes que du beurre, au cours de ces 20 dernières années. D’après une étude menée en 2017 par l’AGK, les exportations africaines de karité sont passées de 50 000 tonnes à plus de 300 000 tonnes sur cette période. Il faut souligner que d’un point de vu général, l'incertitude de l'importance de la récolte constitue en effet un très gros obstacle pour l'utilisation des produits du Karité. La production varie de façon considérable d'une année à l'autre et cette irrégularité est un grave inconvénient pour l'industriel.

Néanmoins, dans la région ouest-africaine, le Centre du commerce international (ITC) indique que la valeur totale des exportations de beurre de karité est ainsi passée de 1,5 million $ à 52 millions $ entre 2000 et 2012. Pour les amandes, le taux de croissance annuel moyen des exportations de la région s’est élevé à 26,9% sur la période 2002-2011. Les Pays-Bas représentent le plus gros importateur de beurre de karité depuis l’Afrique de l’Ouest, suivis du Danemark et de la France. Selon les prévisions de l’organe de recherche de consommation Transparency Market, le marché mondial du karité pourrait peser quelque 3,5 milliards $ d’ici 2028.

Il faut dire que, que le marché du karité profite d’une bonne dynamique mondiale avec plusieurs leviers de croissance qui sont au beau fixe. Dans l’agroalimentaire, qui représente son principal débouché, l’industrie du chocolat a montré sur la dernière décennie un appétit croissant pour le beurre, en raison d'avantages divers comme un point de fusion élevé, un aspect luisant et la consistance plus ferme qu’il donne au chocolat. La croissance mondiale de la consommation du chocolat, prévue pour les prochaines années, devrait encore fournir un terreau favorable à l’essor de la demande pour le beurre de karité. A côté de l’industrie alimentaire, les applications cosmétiques constituent également un segment de marché à croissance rapide et à grande valeur pour la filière.

L’ITC estime qu’aujourd’hui, le beurre de karité entre dans la composition de beurres corporels hydratants (jusqu’à 15-20 % du contenu), de gels liquides pour douche ou de shampoings (jusqu’à 15-20 % du contenu), de savons (jusqu’à 70-80 % du contenu), de baumes à lèvres et de nombreux autres produits de soin.

#Filière_karité #Marché #Afrique



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Traore Phénix Mensah

Exploitation de la filière karité en Afrique: Une production fortement concentrée



L'importance de la répartition du Karité en Afrique Occidentale lui donne une place considérable parmi les richesses naturelles de cette partie de l’Afrique et cependant le commerce dont il est l'objet est loin de correspondre aux possibilités de production qu'il offre.



Le Karité (Butyrospermum Parkii Kotschy), appartient à la famille des Sapotacées qui compte parmi ses représentants de nombreux producteurs de corps gras. En Afrique, le karité est l’une des rares filières au potentiel économique important où le rôle des femmes est reconnu. Si, à juste titre, il est surnommé « l’or des femmes », le karité ne présente pas que cet avantage. Il représente aussi un moyen de stimuler les recettes d’exportations des pays qui le produisent. Très largement répandu en peuplements naturels parfois très denses dans tout le Soudan géographique, cet arbre fournit la matière grasse utilisée pour l'alimentation et la toilette par plusieurs millions d'indigènes.

La totalité du karité commercialisé sous forme d’amande ou de beurre dans le monde est produite dans la « ceinture du karité ». Cette bande de 5000 km de savanes s’étend dans plus de 20 pays répartis en Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre. Si toutes les parties de la plante peuvent être utilisées, elle est surtout connue pour le beurre extrait de ses amandes, d’où l’appellation d’arbre à beurre. Cette activité d’extraction est essentiellement réalisée par les femmes en milieu rural (souvent organisées en coopératives) et fournit à celles-ci une source de revenus fiable, tout au long de l’année, leur permettant ainsi de subvenir aux besoins quotidiens de leurs ménages, voire ceux de la communauté.

D’après les données de l’Alliance globale du karité (AGK), la chaîne de valeur du karité (collecte des noix, de leur traitement, de la production du beurre et de la commercialisation) fait travailler directement ou indirectement environ 16 millions d’Africaines. Les principaux producteurs et exportateurs sont surtout situés dans la région ouest-africaine, à savoir : le Nigeria, le Burkina Faso, le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo. S’il reste difficile d’obtenir des statistiques actualisées sur l’industrie, on estime toutefois que 600 000 tonnes d'amandes sont produites chaque année en Afrique. Ayant historiquement été destiné à la consommation familiale et à la vente sur le marché local, le karité a vu depuis la première moitié du 20e siècle, l’émergence d’un marché d’exportation qui l’a propulsé dans l’ère de la mondialisation.

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Traore Phénix Mensah

Subvention pour l’agriculture intelligente en Afrique de l’Est, de la part de la Climate Innovation and Investment Facility (CIIF)



Un réel coup de pouce pour les acteurs agricoles d’Afrique de l’Est. Effectivement, le projet Climate Resilient Agribusiness for Tomorrow (CRAFT) a accordé une subvention de 2 millions € à 14 entreprises privées du secteur agricole ( actives dans les cultures de tournesol, soja, sésame, haricot et sorgho en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda).



Rappelons que, Le projet CRAFT (juin 2018 - mai 2023), financé par le ministère néerlandais des Affaires étrangères , augmentera la disponibilité d'aliments intelligents face au climat pour la population croissante au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Le projet est mis en œuvre par SNV (chef de file) en partenariat avec l'Université et recherche de Wageningen (WUR) , le programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) , Agriterra et Rabo Partnerships au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. De nombreux pays d'Afrique de l'Est connaissent une hausse des températures, des précipitations imprévisibles et un nombre croissant d'événements météorologiques extrêmes tels que des inondations et des sécheresses prolongées. Le changement climatique a des conséquences profondes non seulement pour le secteur agricole, mais aussi pour la gestion des ressources naturelles ainsi que la situation de la sécurité alimentaire pour la population urbaine et rurale croissante. L'adoption de méthodes de production respectueuses du climat et écologiquement durables est essentielle pour améliorer la productivité des systèmes existants de production et d'approvisionnement de cultures vivrières. Dans cette perspective, le projet développé par la CIIF a pour objectif d’accroître la disponibilité et l’accessibilité de cultures vivrières résilientes au climat en Afrique de l’Est. Il permettra en outre de promouvoir les innovations liées à l’agriculture intelligente tout en soutenant les partenaires publics dans la mise en place d’un environnement institutionnel favorable à l’adoption à grande échelle d’une agriculture durable.Cette subvention du CIIF axée sur la performance a été allouée à des entités qui ont pu prouver la viabilité de leurs activités. Elle a pour but de réduire les risques financiers des nouvelles initiatives commerciales, y compris celles des petits exploitants et des coopératives, contribuant ainsi à accroître le niveau d'investissement et l'engagement du secteur privé dans les systèmes alimentaires résilients en Afrique de l'Est.

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Traore Phénix Mensah

Ravageurs: La FAO veut mobiliser 110 millions $ pour lutter contre les criquets pèlerins en Afrique de l’Est



L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souhaite endiguer l'envahissement de criquets pèlerins en Afrique de l’Est. Le Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda sont les pays touchés par les criquets pèlerins en Afrique.



La FAO va solliciter, le 20 mai 2020, les donateurs internationaux pour la mobilisation de 110 millions $. Selon Cyril Ferrand, responsable de l’équipe chargée des programmes de résilience régionale à la FAO; l’enveloppe devrait permettre d’enrayer la propagation des insectes d’ici au mois de juin prochain, une période critique où la récolte se prépare dans de nombreux pays de la zone. Globalement, d’après la FAO, 130 millions $ ont été reçus depuis le premier appel lancé en janvier en cours. Aussi, les besoins en fonds pourraient encore grimper à 450 millions $ pour combattre les essaims de criquets s’ils migrent vers la région sahélienne ou le Pakistan. « Selon les prévisions préliminaires, 720 000 tonnes de céréales, soit assez pour nourrir cinq millions de personnes sur l’année, ont été sécurisées dans dix pays en empêchant la propagation des criquets pèlerins qui auraient endommagé davantage d’hectares », estime l’organisme onusien.

#Ravageurs #Criquets_pèlerins #Afrique #FAO



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Traore Phénix Mensah

Alerte maladies animales: Une épidémie de peste porcine africaine dans la province du Cap-Oriental en Afrique du sud



Une épidémie de peste porcine africaine a été détecté en ’Afrique du Sud dans la province du Cap oriental, selon les propos de Thoko Didiza, le ministre de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche.



La peste porcine africaine est causée par un virus qui affecte les porcs domestiques et les sangliers. Les porcs sauvages d’Afrique tels que les phacochères et les potamochères en sont des porteurs naturels. D’après le responsable, le point de départ du foyer d’infection a été localisé dans une ferme de la municipalité du district d’Amathole après des tests réalisés le mois dernier. Cette nouvelle épidémie survient en dépit des différentes mesures prises par l’exécutif depuis l’année dernière afin de juguler la maladie virale. Il avait notamment installé en août dernier, une équipe de travail pour réfléchir aux différentes méthodes de lutte contre la PPA. En dehors du Cap-Oriental, la maladie a aussi frappé les provinces de Gauteng, Mpumalanga et du Nord-Ouest. Pour rappel, la filière porcine industrielle emploie environ 10 000 travailleurs en Afrique du Sud.

#Alerte #Maladies_animales #Peste_porcine_africaine #Porc #Afrique_du_sud



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Traore Phénix Mensah

Une consommation africaine de café en hausse de 0,8%



En 2019/20, la consommation mondiale de café est estimée à 166,06 millions de sacs, soit une augmentation de 0,5 % par rapport à 2018/19. La hausse en Afrique est encore plus significative.



La part de l'Afrique sur la scène mondiale du café progresse. Rappelons que sur les trois premiers mois de la campagne 2019/20, soit d'octobre à décembre, les exportations africaines ont grimpé de 6,3% par rapport à la même période la campagne précédente, totalisant 3,25 millions de sacs de 60 kg (Ms). Selon le dernier rapport de l’OIC, s'agissant de l'Afrique, la production est estimée à 18,536 Ms sur 2019/20, en baisse de 1,3% sur les 18,77 Ms de la campagne 2018/19. A noter que toutes les régions de production au monde sont à la baisse sur la campagne précédente, sauf l'Asie et l'Océanie attendue en progression de 4,4%.

Quant à la consommation africaine, elle serait en hausse de 0,8% selon les estimations de l'OIC, à 9,97 Ms, une des plus fortes hausses hormis l'Asie et l'Océanie où cette demande de café augmenterait de 1%.

#Consommation #Café #Afrique



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Traore Phénix Mensah

Faut-il s'inquiéter pour l’épuisement des stocks de riz en Afrique ?



Il est à présent incontestable que les mesures prises ici et là pour endiguer la propagation du covid-19, pèsent lourd sur les mouvements du commerce agricole. Les chaînes d’approvisionnement sont soit interrompu, soit perturbées. C’est dans cet ordre d’idée que la plateforme logistique nigériane, Kobo 360, l'"Uber pour camions", lance un cri d'alarme, se faisant l'écho de nombreuses situations alarmantes en Afrique liées au confinement.



Rappelons que le 27 avril, les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), ont tenu une session extraordinaire en visioconférence. Le point a été fait sur la pandémie de Covid-19 dans l’Uemoa."La Conférence relève par ailleurs que les difficultés liées aux importations, la fermeture des marchés, les mesures de confinement et la mise en quarantaine des zones touchées par la pandémie pourraient priver les producteurs ruraux d’un accès facile aux intrants agricoles et affecter négativement les résultats de la campagne 2020/21 déjà sous la menace du péril acridien avec l’installation prochaine de la saison des pluies. Cette situation pourrait déboucher sur une aggravation de la situation alimentaire et nutritionnelle pour la région en 2021." Où se situe les autres inquiétudes? Actuellement, 30% de la flotte de camions de Kobo 360 (une plateforme qui met en contact les propriétaires de flottes de véhicules avec les sociétés demandeuses de services de transport) au Nigeria, Togo, Ghana mais aussi au Kenya et Ouganda n'opère pas. Des agriculteurs lancent des signaux de détresse devant leurs récoltes qui pourrissent dans les champs ou dans les entrepôts, en attendant des camions qui ne viennent pas. Et les moulins ne parviennent pas à acheminer leur riz décortiqué aux commerçants. A l'import aussi les denrées se font rares car l'Inde, le Vietnam et le Cambodge ont interdit ou fortement réduit leurs exportations notamment de riz, afin de sécuriser leur propre approvisionnement, même si c'est en train de reprendre. Des mesures que l'Afrique sub-saharienne, premier importateur mondial, prend de plein fouet. Au Nigeria les transporteurs sont, théoriquement, exempts des restrictions du confinement, mais craignent d'être contaminés ou arrêtés voire pénalisés par des éléments zélés de police ; si les mesures de confinement ont été assouplies dans les Etats de Lagos, Ogun et dans le territoire fédéral d'Abujan, il a été imposé ce week-end dans l'Etat de Kano face à la hausse de cas de Covid-19 ce week-end. Côté consommateurs, le manque d'approvisionnement alimentaire fait grimper les prix. Selon SBM Intelligence, le prix du sac de riz importé a augmenté de plus de 7,5% à Abuja et Lagos entre la troisième semaine de mars et début avril ; le sac de riz local a aussi grimpé de 6 à 8%. S'agissant de la Côte d'Ivoire, dimanche, le ministre de la Promotion de la riziculture, Gaoussou Touré, a rassuré qu’il n’y aura aucune rupture de stock de riz en Côte d’Ivoire, dans la mesure où la mise en œuvre du Programme d’urgence riz permettra la production de 500 000 t additionnelles de riz blanchi, et apportera une réponse concrète aux effets néfastes du COVID-19 sur la filière, selon le communiqué. Et l'inquiétude ne porte pas que sur la situation actuelle. Selon un sondage réalisé par l'entreprise nigériane qui fournit logistique et financements au secteur agricole, Afex Commodities Exchange, les stocks d'engrais dans le pays sont actuellement 20% moins élevés que d'habitude et il n'y aurait assez de semences et autres intrants que pour cultiver un million d'hectares contre les 30 millions habituellement cultivés, souligne Reuters. Les banques ne viennent plus inspecter les fermes et donc n'accordent plus de crédit ; or, on commence à planter le riz au Nigeria en mai. Pour conclure, "La Conférence, consciente que les couches vulnérables sont très affectées par les mesures prises pour limiter la propagation de la pandémie à Coronavirus, recommande aux Etats membres de mettre rapidement en œuvre les mesures d’atténuation prises en leur faveur."

#Covid_19 #Afrique #Nigeria #Riz



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La Chronique des Matières premières agricoles: Le riz au 23 avril 2020=> www.talkag.com







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Traore Phénix Mensah

L’impact du coronavirus chez les pays producteurs de café en Afrique



Le coronavirus a touché toutes les matières première agricole. Ici Edward George, consultant indépendant et fondateur de la firme Kleos Advisory, active sur les marchés des matières premières agricoles en Afrique; donne son avis sur l’impact du coronavirus chez les pays producteurs de café en Afrique.



Même si la filière café à connue moins de choc que les autres matières première, de façon générale, l'impact du coronavirus sur le marché du café n’est pas négligeable et ses conséquences peuvent être durables; due à la perturbation de la chaîne d’approvisionnement. Pour Edward George, en Afrique (l’Afrique fournit environ 10 % des exportations mondiales de café), la pandémie de coronavirus n’affectera que légèrement les pays producteurs de café. Pour justifier sa position, l’expert indique que le continent africain est surtout un producteur de café de spécialité destiné à des marchés de niche contrairement au café en vrac qui est essentiellement l’apanage du Brésil et du Vietnam. Alors que d’après l’Organisation internationale du café (OIC), la consommation de la fève devrait ralentir en raison de la mauvaise conjoncture mondiale, le café de spécialité pourrait être moins affecté par la chute des cours en raison de sa qualité supérieure. Plus globalement, il indique que le continent pourra toujours tirer son épingle du jeu en se concentrant sur l’aspect qualité à travers le café de spécialité en lieu et place d’une approche basée sur l’accroissement des quantités.

#Coronavirus #Production #Café #Afrique



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Traore Phénix Mensah

Nestlé veut stimuler son approvisionnement local en Afrique de l’Ouest



Nestlé veut cooperer au programme de l’IDH, « Grown Sustainably in Africa », pour stimuler l’approvisionnement local en Afrique centrale et de l’Ouest.



« Grown Sustainably in Africa » (GSA – Culture durable en Afrique) de The Sustainable Trade Initiative (IDH– Commerce responsable) est un programme qui encourage à accroître l’approvisionnement local en facilitant l’intégration des PME et des agriculteurs locaux dans leur chaîne d’approvisionnement. En l’espèce, Nestlé a signé un protocole d’accord avec l’initiative IDH Sustainable Trade; d’une durée de trois ans, ce partenariat vise à soutenir 25 000 agriculteurs et 50 PME et à leur ouvrir de nouveaux marchés en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria, afin d’accroître l’emploi et la sécurité alimentaire. Rappelons que Neslté ambitionne d’atteindre en 2022 son objectif consistant à faire passer de 60% à plus de 70% la part des matières premières de haute qualité et produites localement de manière responsable utilisées dans la production de Maggi, Milo et Cerelac. Le FAO estime que , le secteur agricole soutient la sécurité alimentaire et l’éradication de la faim dans la région et contribue à hauteur d’environ 15% à son produit intérieur brut (PIB) total. Cependant, sur la base des tendances actuelles, d’ici 2050 le système de production alimentaire de l’Afrique subsaharienne ne satisfera que 13% de ses besoins alimentaires.La productivité de l’agriculture en Afrique centrale et de l’Ouest est faible et n’atteint que 56% de la moyenne mondiale. La pauvre qualité des récoltes et les pertes élevées après récolte ont un impact négatif sur la production de matières premières ; et le manque de connaissances, l’inadéquation des infrastructures et l’augmentation du chômage des jeunes affectent la durabilité de l’approvisionnement. Le partenariat IDH-Nestlé vise à relever ces défis en encourageant les agriculteurs et les PME à produire efficacement des cultures de haute qualité et à haut rendement en utilisant les meilleures pratiques agricoles, ce qui, en retour, contribuera également à réduire leur impact sur l’environnement et sur les besoins en ressources naturelles.

#Chaine_d_approvisionnement #Nestlé #PME #Agriculteur #Afrique_de_l_Ouest #Agriculteur #Afrique_centrale



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Traore Phénix Mensah

En Afrique de l’Ouest les prix alimentaires haussent pour cause des perturbations des marchés



Les prix sur la plupart des marchés ouest-africains ont été haussiers alors même que la production céréalière 2019/20 est relativement bonne.



Le Réseau ouest-africain des céréaliers (ROAC) estime une hausse (+0,4%) à 74 millions de tonnes de la production céréalière. Il faut constater que l’impact des mesures prises pour limiter la propagation du Covid-19 a provoqué une hausse de la demande pour constituer des stocks alors même que l’approvisionnement des marchés était plus faible. Il est constaté en effet, des hausses de prix sur la majorité des marchés. C’est le cas en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Niger et au Nigéria pour le riz ; en Guinée, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso, au Ghana, au Togo pour le maïs ; au Mali, au Burkina, au Niger et au Ghana pour le mil et au Mali, au Burkina et au Niger pour le sorgho. Néanmoins pour certaines spéculations et pays, on observe une stabilité. La chute des prix de noix de cajou pour la sécurité alimentaire des ruraux mais aussi pour la prochaine campagne agricole est aussi une source d'inquiétude pour le ROAC.

#Marché #Prix #Afrique_de_l_Ouest #Covid_19



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Traore Phénix Mensah

Le retour de l’Inde sur le marché du riz, va soulager l’Afrique



Le riz durant cette crise sanitaire est l’une des denrées alimentaires la plus demandé. La perturbation des exportations à semer le doute quant à la disponibilité des stocks dans les pays importateurs. L’Inde avait donc suspendu ses exportations pour des raisons de logistiques et une pénurie de main d’œuvre dans les rizières qui empêche les livraisons de riz suite à la pandémie du Covid-19.



Après trois semaines d’interruption et une envolée des prix mondiaux du riz de 10 % en mars, les négociants indiens signent de nouveau des contrats d’exportation de riz. Tout de même il faudra du temps pour que les exportations reviennent à un niveau normal d’avant crise. De nouveaux contrats commencent à être signés mais à un niveau très lent en raison de goulets d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement. L’Inde compte une production 2020 de 117 millions de tonnes (Mt) pour une consommation annuelle de 100 Mt. Le retour de l’Inde est une bonne nouvelle, tant les prix pratiqués par la Thaïlande sont en hausse. Ce retour sur le marché des exportations de riz implique un soulagement pour le marché et occasionne obligatoirement une baisse des prix du riz thaïlandais. La hausse des cours mondiaux et les potentielles interruptions dans les chaînes d’approvisionnement de riz asiatiques ont mis l’Afrique subsaharienne sous pression. Déjà touchée par des plus insuffisantes qui ont impacté les récoltes, l’Afrique de l’Ouest constate une baisse de 3 % par rapport à la production de 2018. Une baisse qui concerne surtout le Nigéria et le Mali et laisse présager des stocks insuffisants dans ces pays. Parmi les plus grands importateurs de riz en 2019, on compte en Afrique le Nigéria avec 2,4 Mt, la Côte d’Ivoire avec 1,8 Mt, et du Sénégal avec 1,3 Mt.

#Marché #Riz #Afrique #Inde



LIRE AUSSI: La Chronique des Matières Premières Agricoles: Le riz au 16 avril 2020=> www.talkag.com



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Traore Phénix Mensah

Assurer la sécurité alimentaire des plus démunis; c’est l’engagement pris par l’UA et la FAO



Au cours d’une réunion virtuelle UA/FAO entre les 55 États-membres le jeudi 16 avril dernier, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ; l’Union Africaine (UA), et leurs partenaires internationaux, se sont engagés à unir leurs forces afin de minimiser les impacts du confinement sur les populations les plus vulnérables du continent africain. Rappelons qu’en Afrique de l’Ouest, l’arrivée du Covid-19 a provoqué -d’une part- le confinement partiel ou intégral des populations, une limite de la mobilité, la fermeture des frontières et des marchés.



Les fermetures des frontières ont eu pour effet de restreindre le commerce et donc de limiter l’approvisionnement en aliment dans de nombreux pays dépendants des importations. Les marchés alimentaires font face à de nombreuses contraintes logistiques, qui pourraient être atténuées grâce à une production plus importante, moderne et locale. Une problématique que les Etats devront vite résoudre face aux possibles risques d’instabilité sociale si la nourriture et l’argent venaient à manquer. L’occasion pour le commissaire européen de l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, de présenter le plan d’aide européen qui devrait dépasser les $ 20 milliards, et l’apport de la Banque Mondiale qui a dévoilé diverses initiatives en la matière parmi lesquelles la possibilité de reconvertir $ 3,2 milliards de fonds non encore engagés en faveur de cette lourde problématique africaine. À l’issue de la réunion, a FAO, l’UA et ses partenaires internationaux ont convenu de la mise en œuvre d’un programme de protection sociale qui minime les perturbations en garantissant la circulation et le transport sans risques des personnes dont le travail est essentiel. De même, les Etats s’engagent à assurer le transport, la vente de biens et de services, tout en gardant leurs frontières ouvertes afin que le commerce alimentaire et agricole sur le continent ne rencontre aucune difficulté. Ls producteurs agricoles subissent une chute importante de la commercialisation des produits maraîchers ainsi que des fruits périssables, des transports plus coûteux, une raréfaction des semences et des engrais et une main d’œuvre beaucoup plus chère. Une situation critique à laquelle il faut ajouter les ravages de la chenille légionnaire et l’invasion prochaine des criquets pèlerins.

#Sécurité_alimentaire #Covid_19 #Afrique #FAO #UA



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Traore Phénix Mensah

Les implications de la pandémie du COVID-19 sur la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique, en Chine, en Europe et USA



Il est incontestable que la pandémie du covid-19 aura une fâcheuse incidence sur la sécurité alimentaire dans le monde entier quant on sait que de nombreuses chaîne d’approvisionnements sont perturbées par les mesures prise partout dans le monde pour limiter la propagation du virus.



En Afrique, l’Union africaine (UA) n'a pas encore annoncé de plan continental. Les ministres de l’Agriculture des différents pays et la FAO ont organisé la semaine dernière une réunion afin de discuter des implications de la pandémie du COVID-19 sur la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique. rappelons que les mesures, utiles au ralentissement de la propagation du virus, ont causé des hausses de prix des denrées de premières nécessité et un faible accès aux vivres pour les personnes vulnérables. En Chine, entre autres mesures, le gouvernement a réduit le coût des garanties de crédit et a alloué $ 200 millions du fonds de soutien à la production agricole en cas de désastre pour des cultures majeures comme le riz, le blé, entre autres, ces crédits étant essentiellement orientés vers la province de Hubei. Quant à la disponibilité en intrants, le gouvernement a organisé des flux d'intrants de régions excédentaires vers celles déficitaires et à alléger les procédures administratives ; les industries de fabrication ont repris le travail. En Europe, la commission de l’agriculture a débattu le 15 avril dernier avec son commissaire en charge de l’Agriculture,de la manière d’aider les agriculteurs à fournir des aliments en pleine pandémie de Covid-19. Rappelons que la Commission avait annoncé le 2 avril un certain nombre de mesures pour aider le secteur agro-alimentaire. Il s'agit essentiellement de mesures pour introduire une flexibilité "exceptionnelle" dans l’utilisation des fonds du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et d’autres instruments de la PAC pour aider les agriculteurs à faire face à la crise. Aussi, le Parlement européen a adopté une proposition de résolution sur une action coordonnée de l'UE face au Covid-19. Selon Reuters, face aux répercussions de la pandémie du Covid-19 sur l'agriculture et l'alimentation, le Département américain de l'Agriculture (USDA) dépenserait $ 15,5 milliards dans la phase initiale de son plan pour booster la chaîne d'approvisionnement alimentaire du pays

#Covid_19 #Sécurité_alimentaire #Afrique #Chine #Europe #USA



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Traore Phénix Mensah

Les pertes et dommages que pourraient causer les criquets pèlerins au niveau mondial



Quand bien même, l’invasion des criquets pèlerins est plus focalisée en Afrique, dans sa région Est précisément; les dommages engendrés par ces ravageurs pourrons toucher le monde.



La la lutte contre les essaims de criquet reste déstabilisée par le Covid-19 en raison du retard dans la livraison des équipements de contrôle et la faible disponibilité des avions pour l’épandage aérien, la Banque mondiale estime à 8,5 milliards $ le montant que pourraient représenter les pertes et dommages causés par les criquets pèlerins au niveau mondial en l’absence de mesures de contrôles à grande échelle. Selon l’institution, il reste donc urgent d’agir maintenant pour prévenir une prochaine destruction et une famine pouvant s’étendre sur plusieurs années . Actuellement, les essaims de criquets ont déjà touché 23 pays à travers le monde. Alors que l’Afrique de l’Est est le principal foyer avec 4 pays affectés (Éthiopie, Kenya, Somalie et Ouganda), le phénomène n’épargne pas des régions comme le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et l’Afrique du Nord. D’après le cabinet d’analyse de données agricoles Gro Intelligence, plus de 25 millions d’hectares de terres cultivables sont affectés en Éthiopie, au Kenya et en Somalie.

#Ravageurs #Criquets_pèlerins #Afrique #Banque_mondiale



LIRE AUSSI: La crise due au Covid-19, ravages de la chenille légionnaire et l’invasion des criquets pèlerins; des entorses à l’agriculture en Afrique=> www.talkag.com



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Traore Phénix Mensah

Crise sanitaire et autres fléaux naturelles: L’état de l’impact sur le secteur agricole dans quelques pays d’Afrique



Le secteur agricole africain vit en cette période de crise sanitaire une situation critique; crise à laquelle s’ajoute d’autres fléaux dommageables. Une situation qui a poussé les ministres de l’Agriculture, de l’Elevage et des Pêches de la CEDEAO (hormis le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Mauritanie, le Tchad) à s’entretenir par vidéo conférence. L’état des lieux au , Bénin, au Burkina Faso, au Cap Vert, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au Sénégal et au Sierra Leone sera évoqué.



Au Bénin, le ministre décrit que les marchés ne sont plus fréquentés dans les zones de confinements, les vivres se font rares et des comportements spéculatifs s’observent. La fermeture des frontières étant une des causes du des difficultés d’approvisionnement des marchés. Cependant, la production affiche des taux excédentaires capables d’alimenter des stocks de sécurités alimentaire (maïs, manioc, igname). Au Burkina Faso, les aléas climatiques et l’insécurité civile ont provoqué le déplacement de 779 741 personnes à l’intérieur du pays. Actuellement, 1,5 million de personnes sont en situation de vulnérabilité alimentaire et ce chiffre pourrait atteindre 2 038 000 personnes avec l’arrivée de la période de soudure. En outre, la fermeture des frontières provoque un déficit d’approvisionnement de 702 337 tonnes de riz et de blé, ainsi que 1,5 million de tonnes de céréales. Ainsi, une assistance alimentaire est programmée et la création de 150 points de vente à prix subventionné pour la délivrance de 25 000 tonnes de céréales ainsi que la vente à prix social de 4 796 tonnes de céréales. Au Cap Vert, le ministre rappel que le pays entame sa 3e année de sécheresse qui conduit le pays à entreprendre des mesures de désalinisation de l’eau potable et de l’eau agricole. Une production affectée par la chenille légionnaire et les criquets pèlerins portant ainsi la contribution de l’agriculture de 8 à 3 % du PIB du pays. Le Covid-19 impacte l’économie du pays qui contribue à 22 % du PIB national. Depuis les premiers cas recensés et le premier décès, le pays se trouve en État d’urgence, les transports entre les îles sont arrêtés. Les marchés sont également affectés, puisque le pays importe 80 % de ses aliments de base et l’inquiétude demeure au fur et à mesure que les prix augmentent. En Côte d’Ivoire, le Covid-19 va considérablement impacter par l’arrêt des aménagements hydroagricoles et l’arrêt des projets de développement agricole. Ces perturbations provoqueront une baisse de la production agricole de 15 à 20 %. Parallèlement, la fermeture des frontières pèse sur la sécurité alimentaire du pays et de ses pays voisins. Le ministère de l'Agriculture et des ressources animales lance en urgence un processus d’acquisition et la distribution de kits d’intrants agricoles, la fourniture d’appui techniques aux producteurs, l’encadrement de la récolte des produits agricoles, et l’approvisionnement d’Abidjan et éviter une famine. En Gambie, le pays fait face à la sécheresse et au Covid-19 qui plongent 82 000 personnes en crise alimentaire et ce nombre pourrait atteindre 137 000 personnes si aucune action n’est entreprise. Le ministre précise que ce combat ne peut être mené que grâce à la livraison d’intrants et l’accès à des dispositifs d’assistance et de vulgarisation. Au Sénégal, le ministre rappelle que le confinement est indispensable mais que les conséquences sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables sont majeures. L’inquiétude est d’autant plus vive que les risques d’invasion de chenilles légionnaire et de criquets sont bien réels. Le ministre souhaite revoir la politique alimentaire des Etats en facilitant l’accès aux intrants, en développement les cultures vivrières et céréalières (mil, maïs, riz, niébé) et en réduisant toute dépendance à l’égard des importations. Le pays souhaite porter la production alimentaire à 4 millions de tonnes dès le prochain hivernage. Le coût de la stratégie de sécurité alimentaire et d’invasion acridienne est estimé à 127,4 milliards FCFA . Au Sierra Leone, le déficit de la campagne agricole est de 500 000 tonnes de riz. Une bien mauvaise nouvelle à laquelle il faut ajouter une augmentation sensible des prix des denrées alimentaires. Le pays enregistre ses premiers cas de Covid-19 et 4,6 % de la population se trouve en insécurité alimentaire.

#Secteur_agricole #Sécurité_alimentaire #Afrique #Covid_19



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Traore Phénix Mensah

Les enjeux du partenariat agricole chinois avec le continent africain selon Fred Gale (économiste en chef du USDA)



La Chine est présente en Afrique dans plusieurs domaines; mais en début d la décennie précédente, la Chine a placé l’agriculture au rang de priorité dans ses relations avec le continent africain. Fred Gale fait son analyse de la question.



En 2013 par exemple , l’on pouvait remarquer en Grande Bretagne, une curieuse campagne menée à travers les affiches, des posters géants dans les aéroports, les stations de Métro, les carrefours des grandes villes britanniques. C’est une campagne payée par l’un des principaux organes d’information, le magazine britannique The Economist. Le titre de la publicité c’est : BOOMING CHINESE INVESTMENT IN AFRICA IS BAD FOR AFRICANS (Le boom des investissements chinois en Afrique est très mauvais pour les africains). Qu’en est-il vraiment ? Selon Fred Gale, les opérations de la Chine dans le secteur agricole africain s’inscrivent dans une dynamique visant à construire un climat de bonne entente pour accéder soit aux matières premières stratégiques comme le pétrole, les minéraux et le bois, soit pour montrer l’engagement de la Chine dans la coopération internationale et la sécurité alimentaire globale. Le pays opère sur le continent africain aux côtés d’autres acteurs comme l’Union européenne (UE), les USA ou encore l’Arabie saoudite. La Chine a pour ambition de construire sa crédibilité comme un nouveau leader dans l’aide étrangère et d’élaborer un nouveau modèle inclusif pour le commerce extérieur des pays pauvres à travers ses engagements en Afrique. Parallèlement, il faut savoir que la Chine essaie d’augmenter son influence dans des institutions internationales comme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’implication de la Chine dans le secteur agricole suscite de nombreuses idées reçues et nourrit les rumeurs. En ce qui concerne donc investissements directs étrangers (IDE) réalisés par la Chine dans l’agriculture sur le continent; l’économiste déclare que des données indiquent que, globalement, les investissements agricoles chinois à l’étranger ne représentaient que 1 à 2 % du total des investissements chinois à l’étranger, durant les années de croissance rapide allant de 2010 à 2016. Sur le plan mondial, le montant global des investissements étrangers chinois dans le secteur agricole a culminé à 2 milliards $ en 2016. Entre 10 et 15 % de ce flux d’investissements ont été orientés vers l’Afrique. La grande partie des investissements agricoles de la Chine prend la forme d’aide agricole, à travers la construction des centres de démonstration agricoles et des centres technologiques. Les centres de recherche et de vulgarisation installés par la Chine sont focalisés essentiellement sur la culture du riz. Malgré les différentes accusations d’accaparement de terres dont elle fait l’objet, la Chine n’importe pas de quantités significatives de céréales d’Afrique.

#Partenariat_agricole #Afrique #Chine #Secteur_agricole

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Traore Phénix Mensah

En plus du coronavirus,l’Afrique de l’Est fait face au ravage causé par l’invasion des criquets pèlerins



L'air réchauffé par le soleil, une nuée de criquets tourbillonnant s'élève du sommet des arbres de karité, des champs de pois et des hautes herbes, pour aller causer de nouveaux ravages. Il faut dire qu’aujourd’hui, l’invasion des criquets pèlerins a atteint un niveau critique.





Les criquets ont déjà frappé l'Éthiopie, la Somalie, l'Érythrée, la Tanzanie, l'Ouganda, Djibouti, le Kenya, le Soudan et le Soudan du Sud. Les gouvernements en Afrique de l'Est ont été pris au dépourvu; les ravages des essaims de criquets pèlerins ont atteint des proportions inquiétantes d’après le cabinet d’analyse de données agricoles Gro Intelligence. Selon les estimations du cabinet, plus de 25 millions d’hectares de terres cultivables sont affectés en Éthiopie, au Kenya et en Somalie. « Environ 18 millions d’hectares, soit environ 84 % des superficies arables en Éthiopie sont touchées par les criquets pèlerins tandis qu’au Kenya et en Somalie respectivement 33 % et 85 % des cultures sont menacées », détaille-t-il dans un rapport relayé par Bloomberg. Alors que la crise sanitaire liée au coronavirus ralentit les opérations de pulvérisation aérienne, les pluies bien réparties et les conditions idéales pour la reproduction fin mars ont contribué à augmenter la taille des populations acridiennes dans la région. D’après l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il est urgent d’accroître les efforts dans la lutte contre les criquets pèlerins dans cette zone qui est déjà fragilisée par des chocs climatiques et des conflits.

#Criquets_pèlerins #Afrique_de_l’Est



LIRE AUSSI: Plan d’attaque contre une éventuelle invasion des criquets pèlerins au Burkina Faso=> www.talkag.com



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Traore Phénix Mensah

Agriculture en Afrique du sud: L’exécutif sud africain au chevet des petits agriculteurs affectés par le coronavirus



Le coronavirus met à mal l’économie sud-africaine déjà fragile et qui vient d’entrer en récession; quand l’on sait que le quart de l’exportation agricole provient de l’Asie. Face donc aux méfaits qu’occasionnent la crise sanitaire, l’exécutif accordera 64 millions $ aux petits agriculteurs affectés par le coronavirus.



L’Afrique du est le pays le plus touché par la pandémie du coronavirus, sinon le premier pays le plus touché du continent selon les derniers chiffres qui font état de 1845 cas confirmés. En Afrique du Sud, près de 1,2 million de producteurs noirs pratiquent une agriculture de subsistance. La crise sanitaire touche véritablement donc le secteur agricole du pays et par ricochet son économie qui n’avait qu’une apparence insidieuse jusque là. C’est ainsi que selon Reuters, l’exécutif envisage d’allouer 1,2 milliard de rands (64 millions $) aux petits agriculteurs, dont les activités sont affectées par la pandémie du coronavirus. D’après le ministre de l’Agriculture, de la Réforme agraire et du Développement rural, cette enveloppe concernera principalement les producteurs en difficultés financières. Pour bénéficier de cet appui, les acteurs devront fournir une preuve de leur citoyenneté sud-africaine, figurer sur le registre national des agriculteurs et être actifs dans la production agricole sur une période minimum de 12 mois. Alors que les filières ciblées comprennent entre autres l’élevage et la production de légumes, les autorités indiquent que les demandes seront examinées au cas par cas. Pour bon nombre d’observateurs, le soutien du gouvernement aux petits producteurs reste salutaire dans la mesure où ceux-ci évoluant dans un schéma de subsistance ne profitent pas des facilités offertes au segment commercial bien plus développé.

#Afrique_du_sud #Agriculteur #Agriculture #Coronavirus



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Traore Phénix Mensah

Le Japon soutient les les populations vulnérables touchées par les ravages des criquets pèlerins en Afrique de l’Est



La crise sanitaire due au coronavirus a furtivement éclipsé la crise alimentaire due à l'apparition des criquet, une qui planait il y a quelques semaine dans la corne de l’Afrique. Le Japon vient en aide aux populations touchées.



Avec la vague de fermeture des frontières et la suspension des vols internationaux, l’organisme onusien indiquait que les livraisons de pesticides et d’équipements pour contrôler les essaims sont perturbées. Les contributions financières pour limiter le ravage des criquets ont chuté depuis la mi-mars. C’est donc dans la le but de de soutenir les actions en faveur des populations affectées par les ravages de ces ravageurs féroces en Afrique de l'Est, que le Japon a octroyé une enveloppe de 7,5 millions $ au Programme alimentaire mondial (PAM). Dans les détails, 3,6 millions $ iront au Kenya alors que la Somalie et Djibouti profiteront respectivement de 3,1 millions $ et 800 000 $. Les fonds débloqués devront permettre d’assurer les opérations de distribution alimentaire, de fournir un appui nutritionnel et de renforcer la résilience des petits agriculteurs dans les trois pays bénéficiaires. D’après les données du PAM, plus de 13 millions de personnes sont en proie à une insécurité alimentaire sévère en Afrique de l’Est aussi bien en raison des chocs climatiques et des conflits, que des dégâts causés par les essaims de criquets pèlerins.

#Ravageur #Criquets_pèlerins #Afrique_de_l’Est #Japon



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Traore Phénix Mensah

L’Afrique, grande importatrice du riz face aux tumultes du marché du riz dû au coronavirus



Nonobstant les efforts remarquables fournis pour l’autosuffisance rizicole en Afrique , le continent est toujours le grand importateur de riz. Il se trouve donc être vulnérable en ce moment de crise sanitaire où le riz au vu des différentes décisions prisent par les pays exportateurs, est un élément précieux pour la sécurité alimentaire.



Dans ans dernier rapport mensuel d'indice des prix alimentaires publié début avril; la FAO remarque que, depuis le début de l'année, les prix du riz sur le marché international ne cessent d'augmenter et sont à leur plus haut niveau depuis juin 2018. Effectivement, c’est la guerre du riz. Selon l'IGC, les stocks de fin de campagne 2019/20 totaliseraient 177 Mt et grimperaient à 185 Mt fin 2020/21 ; ces stocks représentent 35% de la consommation mondiale annuelle. Mais plus de 40% des stocks de riz se trouvent bel et bien dans les entrepôts des principaux pays exportateurs et non sur les bateaux, coronavirus obligent. Au confinement indien (confinement qui a entraîné des pénuries de main d'œuvre et des problèmes logistiques) s'est ajoutée la décision la semaine dernière du Vietnam (ème exportateur mondial derrière l'Inde et la Thaïlande) d'interdire toute signature de nouveaux contrats le temps de s'assurer que l'approvisionnement local est suffisant pour couvrir sa demande nationale. Notons que sur les quelque 5 Mt de riz exporté par le Vietnam, 60% vont à d'autres pays asiatiques et 22% à l'Afrique. Le Cambodge de son côté a annoncé interdire toute exportation de riz blanc et paddy pour assurer sa sécurité alimentaire nationale durant toute la pandémie. La thaïlande jouit donc d’une grande liberté sur le marché de l’exportation; quasiment seul en lice, renversant la situation qui prévalait jusque là. La situation de l'Afrique est la plus fragile. Malgré les annonces politiques fracassantes et répétées de hausse de production pour atteindre l'autosuffisance cette dernière décennie, on en est encore loin. L'Afrique sub-saharienne, qui est la troisième région consommatrice de riz au monde et affiche la plus forte progression de sa demande, représente encore un tiers des importations mondiales. Si ses achats ont baissé en 2018, ils auraient progressé de 3,6% en 2019 à 17,4 Mt contre 16,7 Mt en 2018, selon Patricio Mendez del Villar, chercheur au Cirad et responsable d'Osiriz. Il est, évidemment, difficile de se prononcer sur 2020 car outre l'impact du coronavirus et en fonction de comment se dessinera l'après coronavirus, la fermeture des frontières terrestres du Nigeria depuis août 2019 impactait déjà les chiffres d'importations africaines de riz du continent. La vulnérabilité de l'Afrique sub-saharienne est due à ce qu'elle détient les plus faibles stocks de céréales (estimés à 2,43 Mt de riz fin 2019/20 pour tout le sous-continent) au monde au regard de sa consommation car les budgets des Etats sont faibles et les capacités de stockage limités.

#Marché #Riz #Afrique #Coronavirus



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Pichon Gilbert

Nestlé supprime peu à peu sa chaîne d’approvisionnement le cacao produit dans les forêts protégées d’Afrique de l’Ouest.

Suite à la pression des consommateurs et des gouvernements d’obtenir un cacao d’origine durable, la plus grande entreprise alimentaire au monde affirme avoir cartographié 75 % des 120 000 exploitations cacaoyères du Ghana et de Côte d’Ivoire.



Ainsi, 3 700 exploitations situées dans les forêts protégées ont été retirées de la chaîne d’approvisionnement de la société au cours de la cartographie des exploitations des plus grands producteurs de cacao au monde, dans un communiqué du groupe. Nestlé prévoit terminer la cartographie de l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement directe d’ici le mois d’octobre et vise un approvisionnement en cacao 100 % durable dans ses confiseries d’ici 2025. Il faut rappeler que la Côte d’Ivoire et le Ghana produisent les deux-tiers du cacao mondial dont la société s’approvisionne à hauteur de 80 %. Nestlé a débuté la cartographie de sa chaîne d’approvisionnement suite aux engagements pris dans le cadre de l’initiative Cocoa and Forests (CFI) conclue pour mettre fin à la déforestation des pays lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques en 2017. Un accord signé par la Côte d’Ivoire, le Ghana et 24 sociétés de négoces.



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#Nestlé #Cacao #Afrique

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Bomboma Jean

En Afrique de l’Est, difficile d’accès de lutte contre les criquets pèlerins à cause du Covid 19

L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que qu’il y a un problème d’accès de lutte contre les criquets pèlerins sur les cultures à cause de la pandémie de Coronavirus.



Donc la livraison des pesticides est limitée à cause de la fermeture des frontières et la suspension des vols internationaux. Les insectes nuisibles représentent toujours une menace sans précédent pour la sécurité alimentaire et les moyens d’existence de nombreux ménages dans des pays comme le Kenya, l’Éthiopie ou la Somalie. Sur ce, les intentions sont beaucoup tournées sur la pandémie qui sévit actuellement dans le monde. La FAO a lancé un appel à financement de 153 millions $ dans le cadre de la lutte contre les criquets pèlerins, l’organisme onusien n’a pu mobiliser jusqu’ici que 107 millions $ selon des données rapportées par Bloomberg.

#Afrique_de_Est #Criquets_pélerins #Ravageurs #Cultures



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Traore Phénix Mensah

Femme et agriculture: Offrir des perspectives aux femmes dans le secteur de l’agriculture avec le numérique



Plusieurs initiatives africaines mettent en avant le rôle clé que l’information et les connaissances peuvent jouer dans l’amélioration de la productivité agricole et de la rentabilité des exploitations agroalimentaires dirigées par les femmes.



Alors que la révolution numérique avance, les femmes et les filles sont laissées pour compte. Les femmes pauvres des zones urbaines des pays en développement sont 50% moins susceptibles que les hommes d'accéder à Internet. Déterminé à relever ce défi de front, notre réseau Women's Rights Online encourage l'autonomisation des femmes sur et via le Web en travaillant à réformer les politiques et la réglementation afin de combler l'écart numérique entre les sexes.Force est de constater que les femmes continuent dans une large mesure à jouer un rôle de second plan, attirent très peu l’attention et ne reçoivent que très peu d’aide. Mais cette situation est en train de changer parce qu’elles sont à l’avant-garde des efforts visant à transformer le paysage agricole de l’Afrique. Dans le monde, seulement 25 % des personnes ayant accès à internet sont des femmes. Selon la World Wide Web Foundation, c'est en Afrique que l'écart entre les homme et les femmes, en termes d’utilisation d’internet, est le plus important, et ce, alors que seulement 22 % de la population totale du continent est connectée. Les gouvernements africains doivent donc encourager et stimuler les investissements dans des programmes visant à réduire le fossé numérique toujours plus large entre les sexes, conclut la Fondation. Pourtant, grâce à l’innovation numérique, des agripreneuses sont déjà en train de transformer l’agriculture et le secteur agroalimentaire. La digitalisation facilite en effet le partage de connaissances, la formation professionnelle et l’accès à des marchés rentables, y compris pour les femmes.

#Femme_et_agriculture #TIC #Numérique #Afrique



LIRE AUSSI:Femme et agriculture: L’avenir des femmes dans l’agrotechnologie, l’exemple de la plateforme VALUE4HERConnect=> www.talkag.com



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Traore Phénix Mensah

Jeunesse et agriculture en Afrique: Préparer la nouvelle génération d’agriculteur par l’initiative entrepreneurial



La population africaine devient de plus en plus jeune, par contre, la population agricole est quant à elle de plus en plus âgée et il est irréfutable que le secteur agricole occupe et occupera une place prépondérante dans l’économie du continent. L’heure est donc à la professionnalisation du secteur agricole afin d’attirer et d’organiser la nouvelle génération d'agriculteurs.



Le CTA dans l’une de ses nombreuses missions, veut mettre en relief le rôle que peuvent jouer l’entrepreneuriat des jeunes et la création d’emplois décents pour les jeunes, aussi il expose les principaux enseignements des initiatives menées à ce jour. Selon Thierry Doudet, ancien chef de programme de la gestion des connaissances et de la communication au CTA, La promotion de l’entrepreneuriat des jeunes est l'un des principaux domaines d'intervention du CTA, et nous misons donc sur les jeunes pour soutenir l’émergence de la prochaine génération d’agriculteurs dans les pays ACP. En substance, étant donné la nécessité d’augmenter toujours plus la production alimentaire, la hausse croissante du chômage des jeunes et une urbanisation accrue, le défi aujourd’hui est d’identifier comment inciter les jeunes des pays ACP à se lancer dans le secteur de l’agriculture. Dans les régions rurales, les jeunes sont confrontés à une série de défis spécifiques comme l’accès limité à la terre, aux compétences, au financement et aux marchés. Mais il faut surtout améliorer la vision qu’ont les jeunes de l’agriculture, qui, pour beaucoup d’entre eux, est aujourd’hui synonyme de travail particulièrement pénible et très faiblement rémunéré dans conditions difficiles. En bref, l’agriculture souffre de nombreux préjugés qu’il faut nécessairement étouffer à temps. Il faut aussi que les agriculteurs eux même vendent une bonne image de leur métier. La forte demande des consommateurs, liée à la croissance démographique, est l’une des nombreuses opportunités que pourraient exploiter les jeunes entrepreneurs. Cette demande concerne essentiellement les produits alimentaires et agro-alimentaires. Tous les maillons de la chaîne de valeur sont ici concernés.

#Jeunesse_et_agriculture #Secteur_agricole #Afrique #Agripreneur #CTA



LIRE AUSSI:SimulAgri Togo: Une nouvelle manière pour attirer la jeunesse vers l’agriculture=> www.talkag.com



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Bomboma Jean

L’Afrique du Sud estime que la production du maïs augmentera cette année

D’après la remarque de l’Agence Ecofin En Afrique du Sud, la production de maïs devrait atteindre 14,9 millions de tonnes en 2019/2020 selon les estimations de Reuters. Donc il y a eu 33% de la production par rapport l’an dernier.



Nous remarquons que la récolte de maïs blanc devrait atteindre 8,67 millions de tonnes contre 6,28 millions de tonnes de la variété jaune utilisée dans l’industrie de l’alimentation animale. Cela s’expliquent par les bonnes conditions météorologiques qui règnent dans les zones de production. L’USDA estime que, l’Afrique du Sud pourrait exporter 1 million tonnes de maïs en 2019/2020 avec de bonnes pluies. Disons qu’en Afrique du Sud, il y assez des terres cultivables de mais d’où 2,5 millions d’hectares.

#Afrique_du_Sud #Production #Maïs



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Bomboma Jean

Malgré la pandémie, l’UEMOA et la BCEAO adoptent des mesures pour une agriculture améliorée

Vue la situation actuelle sur le plan mondial quant à ce qui concerne la covid 19, l’UEMOA et la BCEAO prennent des mesures sur le plan de l’agriculture qui auront un impact sur les filières agricoles au même titre que les autres acteurs de l'économie.



"Le Conseil a examiné les répercussions économiques et financières de la pandémie mondiale due au Covid-19 sur les pays de l'UEMOA. Cette situation se traduira par une baisse de la croissance économique, une hausse du chômage et des impacts négatifs sur plusieurs secteurs d'activité, notamment le tourisme, le transport, le BTP, le commerce, l'industrie et le secteur financier", souligne le communiqué. Ainsi, entre autres mesures, la BCEAO a décidé d'augmenter les ressources mises à la disposition des banques afin de permettre à celles-ci de maintenir et d'accroître le financement de l'économie, soit pour cette première semaine FCFA 340 milliards ce qui porte le total du soutien à FCFA 4.750 milliards.

#Afrique_Occidentale #Uemoa #Bceao #Coronavirus



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Bomboma Jean

La BCEAO prennent des mesures face au coronavirus pour des entreprises privées agricoles

Elle entend aussi élargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement de la Banque centrale ce qui permettrait la cotation de 1 700 entreprises agricoles privées dont les effets n'étaient pas acceptés auparavant dans son portefeuille.



A l'égard des PME/PME en particulier, la BCEAO a également invité les banques à utiliser les ressources disponibles sur le guichet spécial de refinancement des crédits accordés les PME/PMI sur le plan agricole, ainsi qu'adopter un "cadre adapté" pour accompagner les entreprises, en particulier les PME/PMI, affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits. La Banque centrale invite aussi à un plus grand recours aux moyens de paiement digitaux pour mieux limiter les contacts et les déplacements. Enfin, il est rappelé l'importance d'approvisionner les banques en billets en quantité et en qualité suffisantes, pour assurer le bon fonctionnement des guichets automatiques.

#Afrique_Occidentale #Uemoa #Bceao #Coronavirus



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Traore Phénix Mensah

Exportation d’agrumes en Afrique du Sud: Le pays anticipe un record à l’exportation de 143,3 millions de cartons en 2020



Les fruits tropicaux, surtout les bananes, les avocats, les oranges et les mangues ont vu également leur production augmenter, en particulier dans le nord-est et dans certaines régions côtières. Plus de la moitié de la production d'agrumes est exportée.



Les exportations d’agrumes pourraient atteindre 143,3 millions de cartons en 2020. L’annonce a été faite par l’Association des producteurs d’agrumes (CGA). Ce volume record anticipé représente une hausse de 13 % par rapport à l’année dernière et s’explique par l’entrée en production de nouveaux vergers et par les bonnes précipitations qui sont tombées dans plusieurs régions de culture. Les oranges devraient représenter plus de la moitié des cargaisons (54 %) avec les variétés Navel et Valencia, suivie par les citrons (18 %), les fruits à baie (16 %) et les pamplemousses (12 %). Il faut toutefois indiquer que ces perspectives favorables arrivent à un moment où la pandémie de Covid-19 a pris de l’ampleur dans l’Union européenne (UE). La région qui est désormais, le principal foyer de la maladie absorbe près de la moitié des exportations d’agrumes du pays. En outre avec les différentes mesures prises par certains pays européens, les acteurs de l’industrie craignent une perturbation prolongée de la chaîne logistique alors que la période de récolte approche à grands pas. Pour rappel, les exportations d’agrumes ont généré 20 milliards de rands en 2019 (1 milliard $). L’Afrique du Sud est le deuxième plus gros exportateur d’agrumes au monde et le premier de l’hémisphère sud.

#Exportation #Agrumes #Afrique_du_Sud

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Traore Phénix Mensah

Afrique du Sud : l’Association des exportateurs et importateurs noirs dénonce la hausse des droits sur la volaille



Les réactions ont été mitigées face à l'énorme augmentation des tarifs à l'importation de volaille par le gouvernement qui a été publiée dans le Journal officiel du gouvernement le vendredi 13 mars 2020.



Selon l’Association des exportateurs et importateurs noirs émergents (Ebiesa), l’augmentation récente des droits de douane sur la volaille importée est une fausse bonne solution pour aider l’industrie locale. L’industrie sud-africaine de la volaille produit environ 1,4 million de tonnes de viande par an. Le 13 mars dernier, l’exécutif avait porté les tarifs à l’importation à 62 % et 42 % respectivement sur la volaille non désossée et désossée contre 37 % et 12 % précédemment. D’après l’Organisation, cette mesure en plus de toucher directement les consommateurs dans un contexte de récession, pourrait entraver les efforts de plusieurs importateurs noirs de volailles. Rappelons que Ebiesa représente les intérêts des nouveaux importateurs noirs de poulet en Afrique du Sud. Ce sont de petites entreprises sud-africaines qui comptent chacune entre trois et cinq employés et fournissent de la volaille de qualité principalement à la deuxième économie. Au-delà de ces impacts, cette nouvelle hausse pourrait marquer à nouveau l’incapacité de l’industrie locale à développer son offre aux consommateurs ces dernières années, indique Unati Speirs, son président. En effet, rappelle le dirigeant, il s’agit de la 7e fois depuis 2011 que le gouvernement augmente les droits en faveur de l’industrie locale qui ne répond toujours qu’à 70 % des besoins du marché intérieur.

#Elevage #Volaille #Importation #Viande #Afrique_du_sud

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Traore Phénix Mensah

Les importations de riz de l'Afrique sub-sahariennes en 2019/20 revues à la baisse



Dans son bulletin du mois de mars "Grain : World Markets and Trade", le Département américain de l'Agriculture (USDA), révise à la baisse les prévisions d'importations de riz de l'Afrique sub-sahariennes en 2019/20.



L’USDA estime ces achats à 14,155 millions de tonnes (Mt) sur l'actuelle campagne 2019/20 alors que le mois dernier, il les estimait encore à 14,885 Mt. En cause, une forte révision à la baisse par l'USDA de ses estimations de consommation du sous-continent à 32,85 Mt contre 33,38 Mt estimées encore le mois dernier. Face à cela, les prévisions de production demeurent à 18,78 Mt, inchangées. L'Afrique sub-saharienne puiserait dans ses stocks puisqu'ils sont estimés se contracter en fin de campagne 2019/20, à 2,428 Mt, alors qu'ils étaient estimés à 2,63 Mt en février. Surtout, ils sont en forte baisse par rapport aux deux précédentes campagnes. L'USDA souligne que l'Inde devrait revenir en force sur le marché mondial du riz cette année, lui permettant de confirmer sa place de leader parmi les fournisseurs mondiaux en riz, notamment auprès de l'Afrique. Il faut rappeler qu'en 2019, les exportations indiennes ont chuté à leurs plus faibles niveaux en huit ans, à 9,8 Mt. Entre autres, les exportations de brisures de riz vers l'Afrique de l'Ouest ont dégringolé, notamment à destination du Sénégal, précise l'USDA. L'Inde subit la concurrence de la Birmanie, notamment sur le segment du riz blanc, avec comme marchés visés non seulement la Chine et l'Europe, marchés traditionnels, mais l'Afrique. S'agissant du riz étuvé, la performance indienne dépend largement de la demande du Nigeria et des pays voisins d'Afrique de l'Ouest. Or, actuellement, ce marché est impacté par la fermeture des frontières du géant d'Afrique.

#Prévisions #Importation #Riz #Afrique #USDA



LIRE AUSSI: Le gouvernement du Libéria assure qu’il n’y a pas de pénurie de riz dans le pays=> www.talkag.com



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