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Traore Phénix Mensah

Lutte contre les criquets pèlerins: La Banque mondiale contre les acridiens ravageurs en Afrique de l’Ouest



Le Groupe de la Banque mondiale, après le lancement du nouveau programme de 500 millions de dollars destiné à aider les pays d’Afrique et du Moyen-Orient à lutter contre les nuées des ravageurs (criquets pèlerins); cette fois-ci les actions de l’institution sont pour l’Afrique de l’Ouest pour la même cause.



En effet, la Banque Mondiale lève $ 75 millions face à la menace du criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest. Une réunion ministérielle virtuelle de haut niveau rassemblant 196 participants de l’ECOWAS, l'UEMOA, le CILSS, la FAO, la BIRD, la BAD, etc., s’est tenu le 10 juin dernier, afin de lever des fonds et soutenir les pays face à la menace acridienne et des autres ravageurs des cultures au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Cette réunion a été marqué par la levée de $ 500 millions par la Banque Mondiale, dont $75 millions sont destinés à l’Afrique de l’Ouest.

L’obtention des $ 75 millions permet de réaliser un plan de réponse du CLCPRO et de la FAO constitué autour de 3 axes. Le premier axe consiste à freiner la progression du criquet pèlerin ($ 14 à 23 millions), grâce à une surveillance constante qui permet une détection rapide et précoce, un traitement terrestre et aérien favorisé par l’obtention de pesticides et de bio-pesticides, et la mise en œuvre de mesures de sauvegarde environnementale. En second lieu, le plan de réponse à l’invasion consiste à protéger les moyens d’existence et la promotion d’un relèvement rapidement ($ 33 à 47 millions), grâce à un appui en intrants agricoles, soit la fourniture de semences, d’engrais, d’équipement, etc. Il s’agit également d’un appui à l’élevage par la livraison d’aliments pour le bétail, de blocs multi-nutritionnels, etc. Enfin, le plan veille à aider financièrement les populations plus vulnérables. Le dernier axe de ce plan est centré sur la coordination et la préparation ($ 3 à 5 millions). Pour ce faire, un appui technique rapide aux gouvernements et aux bureaux responsables de la question acridienne doit être fourni aux pays. Il s’agit enfin de renforcer les capacités régionales et nationales, ainsi que la préparation des acteurs à l’invasion acridienne par la mise en œuvre de formation, de plan de contingence, de gestion de savoirs, etc.

Il faut rappeler qu’une participation supplémentaire de l’AFD à hauteur de € 1 million porte l’aide à destination de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans le région occidentale (CLCPRO) à € 3 millions pour lutter contre le criquet pèlerin.

#Finanacement #Lutte #Criquest_pèlerins #Afrique_de_l_Ouest #Ravageurs #Banque_mondiale



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: L’invasion des criquets atteint des sommets dangereux pour l’agriculture=>>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Inquiétude sur le développement de la filière du lait en Afrique de l'Ouest



Comment développer une filière lait en Afrique de l'Ouest avec des importations de poudre taxées à 5%? Ce qui suscite cette question est que, la vulnérabilité de la filière du lait en Afrique de l'Ouest s'est accentuée ces derniers mois car les stocks de lait en Europe ont encore augmenté, laissant présager d'une forte hausse des exportations de lait en poudre vers l'Afrique de l'Ouest.



L’Afrique de l’Ouest est est déjà fortement importatrice, la production et la productivité locale étant faibles et la filière faiblement protégée par rapport aux importations très compétitives. Les producteurs et productrices de lait issus de l’agriculture paysanne en Afrique de l'Ouest, font face à d’énormes obstacles. Malgré une hausse de la demande en produits laitiers, ils accèdent de façon inégale à leur marché, notamment en raison d'investissements insuffisants de l'État ou de la concurrence d'importations de lait en poudre bon marché en provenance d'Europe. Pourtant, les opportunités de changement dans la filière lait existent, et pourraient voir les paysans récolter une plus grande part des recettes de la production laitière.

À l'occasion d'un webinar organisé fin mai par Vétérinaires sans Frontières, avec Oxfam, SOS Faim et le Comité français pour la solidarité internationale, la CEDEAO a arrêté une politique régionale ambitieuse. Selon Bio Goura Soulé, assistant technique Elevage et pastoralisme à la CEDEAO, l'une des ambitions de la stratégie est de collecter à l'horizon 2030 l'équivalent de 25% du lait frais local produit en Afrique de l'Ouest contre 2% actuellement. La stratégie se veut aussi porter la capacité de production de quelque 5 milliards de litres aujourd'hui à 10 milliards d'ici 2030. Donc la collecte de 25% exige un effort titanesque d'investissement par les acteurs locaux et les Etats.

Un webinar qui a souligné comment, d'une part, la filière en Afrique de l'Ouest veut défendre sa filière locale, soutenue en cela par la campagne européenne "N'exportons pas nos problèmes", mais, d'autre part, le lait en poudre européen entre sur le marché ouest-africain avec un taux de douane de seulement 5%, difficile à concurrencer. La région de la Cedeao ne cesserait de repousser la réforme de cette fiscalité extérieure car elle subit des pressions de l'UE, a-t-il été souligné. "En principe, le tarif extérieur commun devait être révisé cette année, en 2020", a précisé encore Bio Goura Soulé. Un environnement complètement défavorable à la production locale de lait.

La production en Afrique de l'Ouest a été de 6 268 575 tonnes (t) en 2018 selon les dernières statistiques de la FAO, et la production croît d'année en année. L'espèce bovine prédomine parmi les races productrices de lait avec 57%, suivie des espèces caprine, ovines et camélines. Une production très concentrée géographiquement puisque les pays du Sahel fournissent 76% de la production régionale, avec en tête trois pays : le Mali, le Niger et la Mauritanie. Dans la région, le système laitier extensif est majoritaire et approvisionne à 70% la production ouest africaine, un système semi-intensif n'étant qu'en émergence tout comme la production péri-urbaine. Ceci dit, la production ouest-africaine ne représente que 1% de la production mondiale, l'ensemble de l'Afrique représentant 14% de celle-ci.

Quant à la consommation dans la Cedeao, elle est très faible, en moyenne de 23 kg/habitant/an, mais avec de fortes disparités puisque les populations sahéliennes en consomment environ 65 litres équivalent lait par personne et par an contre 5 à 7 litres dans les pays côtiers. Une demande en plein essor en raison de la croissance démographique, de la jeunesse de la population forte consommatrice de lait et de la hausse du pouvoir d'achat de la classe moyenne. Il y a des opportunités mais il y a aussi des menaces qui sont les importations laitières. Aujourd'hui, quand on prend les unités de transformation industrielle en Afrique de l'Ouest, on est dans une proportion de 7% de lait local et 95% de lait importé qui est transformé en produits laitiers. Donc on voit que ces importations ont des conséquences énormes tant au niveau des pays qu'au niveau de la filière et des producteurs. Ainsi donc, la nécessaire industrialisation de la collecte est imparable.

Si l'importation de lait en poudre comble le fossé entre la demande et la production à court terme, elle ne bénéficie pas aux exploitant-e-s paysan-ne-s, ni à l'économie au sens large, sur le long terme. Au lieu de cela, elle aggrave la dépendance alimentaire au niveau régional (avec une balance commerciale sur les denrées alimentaires déficitaire), générant une sortie d'argent vers les pays étrangers. Elle soulève également la problématique de la sécurité alimentaire, à la fois pour les producteurs laitiers issus de l’agriculture paysanne qui peinent à joindre les deux bouts et pour les pays qui, à l'échelle nationale/régionale, sont vulnérables à la volatilité du marché des matières premières et à la fluctuation des prix.

#Filière #Lait #Afrique_de_l_Ouest



SOURCE: www.commodafrica.com





Traore Phénix Mensah

L’ Afrique de l’Ouest est-elle loin de l’autosuffisance en riz malgré l'augmentation des superficies de production?



Le riz est la deuxième céréale la plus consommée en Afrique, après le maïs. En Afrique de l’Ouest où l’on consomme plus des deux tiers de la céréale en Afrique Subsaharienne, le riz a connu le plus grand essor avec une consommation multipliée par quatre au cours des 30 dernières années sous la triple influence de la croissance démographique, d’une forte l’urbanisation et de l’augmentation de la consommation de riz par habitant. Force est de constater que la progression anticipée des superficies et de la production de riz ne parviendra pas à enrayer la hausse des importations.



L’Afrique de l’Ouest serait-elle loin de l'autosuffisance en riz? Les importations de riz en Afrique sub-saharienne ont baissé de 4,7% pour atteindre 16,3 millions de tonnes (Mt) en 2018, mais à partir de l’année suivante, la courbe repris de la hauteur.

En effet, selon le département américain de l’Agriculture (USDA); la superficie et la production de riz progressera ( particulièrement au Burkina Faso, au Mali, en Guinée et au Sénégal) respectivement de 2,6 % et 3,3% dans les quatre pays d’Afrique de l’Ouest en 2020/21 pour atteindre 2,3 millions d’hectares de superficie et 4,9 millions de tonnes (Mt) de production de riz. Toutefois, les importations devraient croître de 12,9% en 2020/21 pour atteindre 2,8 Mt alors que l’USDA anticipe une baisse des importations de 5,7% en 2019/20 à 2,5 Mt suite à la hausse de prix internationaux du riz, consécutive à la pandémie du Covid-19 et aux blocages dans les principaux pays exportateurs d'Asie. Des hausses de prix qui devaient aussi ralentir le taux de croissance de la consommation de riz.

Les importations devraient progresser en 2020/21 de 20% en Guinée, de 16,6% en Mali, de 13,6% au Sénégal et de 3,5% au Burkina Faso. Néanmoins, la Guinée et le Mali ont une meilleure autosuffisante en riz que le Sénégal ou le Burkina, la production nationale assurant respectivement 80% et 87% de leur consommation de riz en 2019/20. Pour le Burkina Faso et le Sénégal ces taux sont respectivement de 44% et 30%.

#Riz #Production #Importation #Afrique_de_l_Ouest #USDA



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: [Chronique] Les matières premières agricoles: Le riz au 4 juin 2020=> www.talkag.com







Traore Phénix Mensah

Et si le contexte de COVID-19 offrait plutôt à l’agriculture vivrière ouest-africaine des opportunités pour se développer?



La pandémie de COVID-19 et le contexte du commerce international inhérent révèle la capacité de résilience des agriculteurs du continent africain, notamment en Afrique de l’Ouest où est engagé à grande échelle la production vivrière.



Au début de la pandémie, quand la propagation était exponentielle et que des mesures étaient prisent dans différents pays pour contrer le virus, il était concevable que si les producteurs ne peuvent pas vendre leurs produits et que les acheteurs ne peuvent pas les acheter, cela entraînera une détérioration et un gaspillage importants des denrées alimentaires. Puisque certains pays dépendent fortement des importations de denrées alimentaires, la fermeture des frontières et la réduction des activités économiques auront un impact sur la disponibilité et le prix de ces aliments.

En outre, les pays exportateurs aussi subissent la pandémie d’où une diminution considérable des échanges commerciaux. Mais force est de constaté la résilience des pays ouest-africains faces à ces prévisions de désagrément de la pandémie.

Avec la baisse du prix des carburants et des transports, la population urbaine pauvre et moyenne pourrait se tourner davantage vers les produits locaux (céréales, manioc, igname ou banane plantain) au détriment du riz et du blé importés et donc du pain. D'autre part, avec la fermeture des frontières du Maroc, ce pays ne peut plus approvisionner les marchés ouest-africains en oignon et en orange, ce qui conduit ces derniers à vendre davantage de fruits et de légumes également locaux.

certains États ont décidé d’accroître leur stock alimentaire de sécurité, constitué de céréales principalement. Les organisations de producteurs et productrices, comme celles du Bénin ont ainsi récemment pu vendre à un prix acceptable les récoltes 2019/20 toujours en stock en avril dernier.

Enfin, les prix de vente des produits d’exportation (anacardier, hévéa, coton, sésame…) ont subi une forte baisse ce qui a conduit certains agriculteurs à se tourner davantage vers les cultures vivrières pour le marché local. Il faut noter tout de même qu’il sera difficile pour les pays de cette zone de l’Afrique de modifier rapidement la rotation de leurs cultures surtout quand ils et elles ont investi dans les cultures pérennes. Difficile aussi de proposer rapidement des légumes sains et labellisés issus de systèmes agroécologiques à une clientèle exigeante habituée à acheter des produits transformés ou surgelés importés

#COVID_19 #Culture_vivrière #Afrique_de_l_Ouest



LIRE AUSSI: Mesures pour adapter la production agricole à la COVID-19 en Afrique de l’Ouest=>>> www.talkag.com

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Traore Phénix Mensah

Impact de la COVID-19 sur la production alimentaire en Afrique de l'Ouest



La pandémie mondiale de COVID-19 a déjà eu des répercussions sur le secteur agricole. Outre ses effets potentiels sur la santé, la menace de la COVID-19 pourrait avoir encore de graves répercussions sur les moyens de subsistance des agriculteurs ruraux pauvres qui vivent principalement de l’agriculture.



La saison pluvieuse commence et beaucoup ne peuvent pas cultiver, ce qui génère une insécurité alimentaire à long terme. La distanciation sociale et le confinement auront certainement un impact considérable sur la production alimentaire, en perturbant l’approvisionnement, le transport, la commercialisation et les chaînes de distribution.

Mais dans l’un de ses article qui fait partie d'une série d'analyse sur l'impact du Covid-19, le CIRAD estime que les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, etc., le Sud du Mali et du Burkina Faso, sont plutôt résilientes vis-à-vis des contraintes de l’épidémie de Covid-19.

En effet, selon l’organisme de recherche agronomique français , premièrement, ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisent que très peu d’engrais et de pesticides. "Elles ne sont donc pas touchées par des difficultés d’accès aux intrants. Pour le maraîchage et la culture du maïs, qui requièrent des engrais minéraux et des pesticides, les stocks d’intrants sont en place dans les boutiques et les magasins des organisations de producteurs et productrices. Le cours du pétrole très bas favorisera par ailleurs une baisse du prix des engrais pour la deuxième saison de culture dans le Sud des pays côtiers dans quelques mois, et plus encore probablement pour la campagne agricole 2021/22

En second lieu, la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines - couvre-feu, blocus de certaines villes. En pleine saison, la main d'oeuvre agricole demeure en effet habituellement dans leur région de résidence pour l’installation, l’entretien des cultures ou les récoltes", à la seule exception de la culture cacaoyère en Côte d'Ivoire et au Ghana qui a recours à une main d'œuvre frontalière.

En troisième lieu, l’épidémie touche pour le moment davantage les villes et une très faible part de la population. En outre, certains États ont décidé d’accroître leur stock alimentaire de sécurité, constitué de céréales principalement. Les organisations de producteurs et productrices, comme celles du Bénin ont ainsi récemment pu vendre à un prix acceptable les récoltes 2019/20 toujours en stock en avril dernier

Selon l’institution, ce contexte de crises sanitaires et du commerce international pourrait par ailleurs offrir à l’agriculture vivrière ouest-africaine des opportunités pour se développer

#COVID_19 #Production_alimentaire #Afrique_de_l_Ouest #CIRAD



SOURCE: www.cirad.fr



LIRE AUSSI: Quelle est la part d’utilisation de l'azote par rapport au phosphate et à la potasse en Afrique de l’Ouest ?=>> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Quelle est la part d’utilisation de l'azote par rapport au phosphate et à la potasse en Afrique de l’Ouest ?



La plupart des sols de la zone semi-aride de l'Afrique de l'Ouest se caractérisent par leur faible teneur en éléments nutritifs et la fertilité de ces sols s'avère souvent un facteur plus limitatif à la production agricole que la pluviométrie. L'utilisation de l'azote a augmenté par rapport au phosphate et à la potasse, ce qui indique une tendance à la hausse de la "révolution verte".



C'est en Afrique subsaharienne que la demande d'engrais azotés croit le plus rapidement, au rythme de 4,6 % par an. Cependant, du fait de la sous-utilisation des engrais minéraux dans cette partie du monde, le volume des applications d'engrais azotés en 2018 par exemple n’a augmenter que d’environ 340 000 tonnes par rapport à 2014, soit moins de 5 % de l'augmentation mondiale prévue. Depuis 2003, la consommation d'engrais par hectare de terre arable a progressé en moyenne de 3% par an, pour atteindre 16,2 kg/ha en 2016, les auteurs reprenant les chiffres de la Banque mondiale. Qu’en est-il aujourd’hui?

Selon le résultat d'un rapport publié par Argus Consulting en collaboration avec le Centre international de développement des engrais (IFDC); en Afrique sub-saharienne, l'utilisation de l'azote a augmenté par rapport au phosphate et à la potasse, ce qui indique une tendance à la hausse de la "révolution verte". En effet, "Le rapport entre l'utilisation de N, P et K en Afrique subsaharienne indique que l'utilisation relative du phosphate et de la potasse a diminué à mesure que l'utilisation de l'azote augmentait, ce qui est un autre signe de la "révolution verte", bien que ce soit un mauvais signe pour une fertilisation équilibrée".

Mis à part les intrants, le rapport a souligné une fois de plus tous les éléments qui entravent au développement du potentiel agricole du continent, à savoir la pauvreté des sols, le manque d'infrastructures et de technologies, les coûts élevés des intrants, l'absence de crédits à l'agriculture et l'insécurité des régimes fonciers.

Rappelons que, traditionnellement, les paysans restauraient la fertilité de leur sol par la pratique de la jachère, mais la pression démographique actuelle ne permet plus cette pratique et on assiste à une accélération de la mise en culture de certaines terres marginales. Ceci a des conséquences désastreuses sur l'environnement, notamment à cause de la dégradation continuelle des sols. L'agriculture africaine a toujours été caractérisée comme une agriculture minière en ce sens qu'elle prélève du sol, chaque année, plus d'éléments nutritifs qu'elle n'en retourne au sol.

#Engrais_azotés #Afrique_de_l’Ouest



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: Approvisionnement en engrais: Qu’en est-il en Afrique de l’Ouest pour cette campagne?=> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Approvisionnement en engrais: Qu’en est-il en Afrique de l’Ouest pour cette campagne?



L’agriculture intelligente reste un passage obligé, pour freiner l’enlisement de la situation alimentaire en Afrique; c’est là qu’intervient les engrais. Ainsi, les membres de l'Association ouest-africaine de l'engrais (WAFA) -WAFA représente les intérêts du secteur privé des engrais en Afrique de l’Ouest ; il compte 60 membres dans 12 pays qui représentent plus de 90 % de tous les engrais importés et produits en Afrique de l’Ouest-ont constitué des stocks en prévision des perturbations de la chaîne d’approvisionnement due au Covid-19, et plus rapidement que les années précédentes.



L’augmentation de la productivité agricole n’est possible qu’avec l’utilisation de technologies améliorant le rendement, comme les engrais inorganiques. Or, la faible utilisation d’engrais demeure l’un des facteurs qui entravent la croissance de la productivité agricole en Afrique. Par rapport à d’autres régions en développement. Depuis quelques années, le taux moyen d’épandage en Afrique subsaharienne a augmenté, quoiqu’encore faible. En témoigne la constitution rapide des stocks prévisionnels pour cette campagne.

Il y a environ deux semaine de cela que, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Sénégal avaient importé à eux seuls environ 1,1 million de tonnes (Mt) d’engrais ; dans ces pays, 80 % des besoins de la saison sont déjà en stock, lit-on dans le dernier bulletin de l'Observatoire ouest-africain des engrais. Cependant, les petits marchés comme le Libéria, le Niger et la Sierra Leone ont couvert moins de la moitié de leurs besoins pour cette saison. Treize des 17 pays de la région ont mis en place des programmes de subvention aux engrais. Sept d’entre eux subventionnent plus de 50 % du marché national des engrais. Avec 80% de leur marché subventionné, le Ghana et le Sénégal, ont les plus gros programmes par rapport à la taille de leur marché respectif.

Le défi est que la plupart des pays d’Afrique restent encore dépendants des engrais importés pour la production agricole en raison du manque de matières premières bon marché pour la production d’engrais, de la faible demande intérieure, de la faible utilisation des capacités et des besoins élevés en capitaux pour investir dans les installations de production.

#Approvisionnement #Engrais #Afrique_de_l_Ouest



SOURCE: www.commodafrica.com



LIRE AUSSI: Production d’engrais au Ghana: Pour soutenir l’agriculture, Ho Technical University produira de l’urée=> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

L'arbre de karité peut cultiver une résilience au changement climatique en Afrique de l’Ouest ?



L'arbre de karité (ou "shea" en anglais) se cultive dans la ceinture de la savane sèche en Afrique de l'Ouest. De nombreux consommateurs connaissent la noix de karité, qui est souvent traitée pour produire un beurre, largement utilisée dans les industries alimentaires et cosmétiques. La chaîne de valeur du karité fixe 1,5 million de tonnes de CO2 chaque année en Afrique de l’Ouest. Selon une étude, le karité disposerait d’un fort potentiel pour atténuer les effets du changement climatique, et donc accroître la résilience climatique des bénéficiaires de la chaîne de valeur. Ladite étude a été publié par l’Alliance globale du karité (AGK) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Bureau régional de la FAO pour l’Afrique)



99% des exportations mondiales du karité viennent d'Afrique de l’Ouest. L’atténuation du changement climatique est une nécessité dans une région où le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que les températures devraient augmenter de 3 à 6 °C d’ici 2100. La nouvelle étude baptisée « La filière karité, principal moteur de fixation du carbone favorable aux pauvres en Afrique de l’Ouest », a évalué la contribution de la chaîne de valeur du karité à l’atténuation du changement climatique, à la résilience climatique et à l’impact socioéconomique. La recherche a exploité l’outil EX-ACT Value Chain (EX-ACT VC), développé en 2016 par la FAO.

A l’aide de l’outil Ex-Ante Carbon balance Tool (Ex-Act), qui permet de mesurer l’impact des projets agricoles et forestiers sur les émissions de gaz à effets de serre et la séquestration de carbone, l’Alliance mondiale pour le karité (GSA) en partenariat avec la FAO a mené une évaluation multi-impact de la chaîne de valeur du karité dans huit pays d’Afrique de l’Ouest à savoir au Bénin, au Burkina Faso en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée, au Mali, au Nigeria et au Togo.

L’étude révèle qu’aujourd’hui la chaîne de valeur du karité fixe 1,5 million de tonnes de CO2 chaque année et que chaque tonne de production de noyaux de karité produite a une empreinte carbone négative de 1,04 tonne de CO2. Un impact positif qui s’explique par le système de production du karité, où les arbres poussent naturellement, intégrés aux cultures des petites exploitations, ce qui crée un paysage agro forestier qui agit comme un puits de carbone.

Pour révéler ce potentiel et faire de la chaîne du karité un moteur clé de la fixation du carbone, des investissements, chiffrés à $ 153 millions, seront nécessaires pour densifier et multiplier les plantations d’arbres. L’étude estime qu’il faudrait augmenter la population d’arbres à karité de 7 millions d’arbres par an dans les zones agro forestières ce qui permettrait de générer jusqu’à 9 millions de tonnes (Mt) de CO2 par an – soit un impact cumulé de 180 Mt de CO2 sur 20 ans – et une empreinte carbone de 8 tonnes de CO2 pour chaque tonne de karité produite.

Outre son impact environnemental positif, développer la chaîne de valeur de karité permet également de créer des emplois et générer des revenus supplémentaires dans une filière essentiellement féminine.

Aujourd’hui, on compte environ 2,4 millions de femmes collectrices auxquelles s’ajoutent environ 4,8 millions de femmes engagés dans la collecte du karité pour leur propre consommation sans liens avec le marché. Dans le cadre de l'expansion des parcs à karité et de l'amélioration de la productivité des collecteurs, le nombre d’emploi créé serait d’environ 230 000 d’ici 2032 et les revenus générés par les femmes collectrices seraient augmentés de 33% à $2,30 par jour contre $1,74 aujourd’hui.

Dans l'ensemble de la région, la chaîne de valeur du karité génère aujourd’hui environ $284 millions pour la production brute et $203 millions en valeur ajoutée. On dénombre 12 unités de transformation du karité dans la région, dont une majorité au Ghana (7), puis au Burkina Faso (2), au Bénin (1), au Togo (1) et au Nigeria (1). Avec la mise en œuvre d’une stratégie d’expansion, la valeur de production brute serait d'environ $593 millions, soit une croissance de 6% par an entre 2019 et 2032 et une valeur ajoutée de $452 millions d'ici 2032 et onze nouvelles unités de transformation serait installées.

« Investir dans la chaîne de valeur du karité est la clé pour assurer un monde meilleur pour les générations futures. Alors que le monde cherche des solutions innovantes et durables pour protéger notre planète, je voudrais inviter les secteurs public et privé à unir leurs forces pour protéger et régénérer nos parcs à karité », a soutenu le président de l’Alliance globale du karité, Badiè Marico. De son côté, Louis Bockel (PhD), économiste chargé du soutien aux politiques au Bureau régional de la FAO pour l’Afrique, a informé que « les partenariats fonctionnels, comme le partenariat FAO-AGK, sont des moteurs pour résoudre les problèmes mondiaux. La FAO est fière de contribuer à dévoiler la chaîne de valeur du karité en tant que moteur de fixation du carbone en faveur des pauvres en Afrique de l’Ouest ».

#Karité #Changement_climatique #Afrique_de_l_Ouest



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LIRE AUSSI: La filière karité, une production fortement concentrée, un marché dynamique, mais de nombreux défis en perspective=> www.talkag.com





Traore Phénix Mensah

Quel est l’impacte de la covid-19 sur la filière mangue en Afrique de l’ouest? ( Vincent Omer-Decugis, donne son avis)



La campagne de la mangue en Afrique de l’Ouest a démarré en plein confinement en Europe. Quel a été l’impact de la Covid-19 sur la consommation de la mangue sur le marché européen, la logistique a-t-elle été ébranlée, la production a-t-elle suivie ?



D’après Vincent Omer-Decugis, directeur général de la Société internationale d’importation (SIIM), concernant l’impact de la pandémie sur la consommation européenne de fruits exotiques et sur celle de la mangue en particulier, il déclare; «Du côté du consommateur nous avons vécu des modifications des configurations commerciales. Le marché dans les produits frais est subdivisé en plusieurs grandes catégories : la grande distribution (retail), le marché grossiste spécialisé, la restauration collective et hors foyer, et l’industrie de la transformation. Nous avons vécu, durant la période de confinement, des reports de consommation d’un segment à l’autre avec la fermeture des restaurants hôtels et traiteurs, qui a également impacté fortement les acteurs de la fraîche découpe (transformation), puis la fermeture des marchés de plein vent et le développement des volumes d’achat auprès des enseignes de la grande distribution et des réseaux de distribution spécialisés» .

Il a fallu néanmoins un ajustement à ces nouvelles considérations commerciales, ce qui était d’autant plus compliqué que le travail a trait aux produits périssables. En d’autres termes, le 15 mars, il a fallu que toute l’industrie réinvente l’ensemble de ses schémas de fonctionnement, avec une agilité et une capacité d’adaptation extrêmes. Pour surmonter la nouvelle donne dans la logistique, les transports, afin de pouvoir néanmoins préserver des capacités de fret nécessaires, (acheminement de produits sanitaires, etc..) des avions dé-commercialisés transformés en avions cargos ont été mis en place. Le coût de l’acheminement par avion représente un coût supplémentaire mais pour une qualité supérieure, le temps d’acheminement réduit permettant de préserver au mieux les qualités du fruit. L’essentiel du marché (plus de 97%) est néanmoins approvisionné par fret maritime, le fruit acheminé par containers, puis affiné dans son marché de destination pour un rapport qualité / prix optimal.

L’impact de la Covid-19 a donc été neutre pour les expéditions d’Afrique de l’Ouest, pour ce qui est du consommateur. Il a fallu néanmoins ajuster les moyens d’acheminement du personnel, les moyens de production, dé-densifier les unités de production et donc déployer des équipes supplémentaires. Il faut noter que que dans l’industrie agro-alimentaire toutes les pratiques d’hygiène que cela soit en Afrique ou en France étaient déjà mises en place avant la Covid-19. Alors, la mangue est arrivée sensiblement plus chère, avec des coûts de production et de transport plus élevés, des baisses de productivité en station liés à la mise en place d’équipes supplémentaires, de dispositifs particuliers, etc. Il est estimé que l’augmentation de coûts est de l’ordre de 15 à 20% suivant les pays. Cette hausse des coûts de production n’a pas été un frein à la consommation en Europe, car la construction de coût de revient pour arriver jusqu’au consommateur final comporte énormément d’éléments.

Au niveau du volume et de la qualité, globalement, il y aura moins de volume par rapport à l’année dernière, de l’ordre de 15 à 20%, mais c’est une estimation. Ce qu’il y a d’essentiel pour une bonne organisation des exportations dans ces périodes difficiles, c’est que finalement la filière s’organise autour d’acteurs professionnels. Ce qui pose souvent problème dans tout le commerce des matières premières est la présence d’acteurs opportunistes et spéculateurs. Ces acteurs, moins organisés, ne peuvent gérer les défis liés à une crise comme celle de la pandémie de la Covid-19. Rappelons que la société SIIM, leader dans la production, l’exportation et la distribution de fruits et légumes tropicaux. La mangue représente environ 18% de son chiffre d’affaires annuel, après la banane (30%) et l’ananas (25%). Elle vient de lancer avec le Comité de Liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (Coleacp) une blockchain sur la mangue ouest-africaine.

#Filière #Mangue #Afrique_de_l_ouest #Covid_19



SOURCE: www.commodafrica.com





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Traore Phénix Mensah

MangoBlockchain: La Blockchain dans la filière mangue de l’Afrique du l’Ouest



MangoBlockchain, en version béta actuellement, a été développée par la start-up belge BlockO en collaboration avec la Société internationale d’importation (SIIM) et le Comité de Liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (Coleacp).





MangoBlockchain, la blockchain privé va contribuer à l’amélioration et à la professionnalisation continue de la filière mangue ouest-africaine qui a connu ces dernières années trop d’interceptions à l’arrivée sur le marché européen. C’est un outil d’autant plus pertinent dans le contexte de la pandémie du Covid-19 où la résilience des chaînes d’approvisionnement dépend de la confiance et de la transparence; estime le Coleacp, qui via ses programmes FFM et FFM SPS soutient la filière mangue en Afrique de l’Ouest. Notons que, contrairement aux blockchains publiques, les blockchains privées permettent de limiter l'accès aux seuls utilisateurs agréés, garantissant ainsi la protection des données et de la propriété intellectuelle.D’après le comité, un test de l’outil est actuellement en cours et l’objectif est d'évaluer la valeur ajoutée de la blockchain en tant qu'outil de communication B2B (importateurs/distributeurs) et B2C (distributeurs-importateurs/consommateurs). Il devrait mettre en évidence les possibilités offertes par la technologie pour communiquer et stocker en toute sécurité les données collectées tout au long de la chaîne d'approvisionnement, ce qui accroît la transparence. L'objectif pour l'importateur est de pouvoir fournir des informations aux distributeurs mais aussi de s'assurer qu'elles parviennent aux consommateurs sans altération.

Dans la pratique, les mangues de la chaîne d'approvisionnement du SIIM en Côte d'Ivoire sont étiquetées individuellement avec un code QR. Lorsqu'elles seront scannées par le smartphone d'un consommateur, le nom du producteur, la date de récolte, la date de conditionnement et la date d'entrée dans l'UE seront affichés dans une interface de la chaîne d'approvisionnement. Ces informations seront extraites automatiquement des systèmes d'information de SIIM et stockées dans la blockchain.

#MangoBlockchain #Blockchain #Mangue #Afrique_de_l_Ouest



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Traore Phénix Mensah

Nestlé veut stimuler son approvisionnement local en Afrique de l’Ouest



Nestlé veut cooperer au programme de l’IDH, « Grown Sustainably in Africa », pour stimuler l’approvisionnement local en Afrique centrale et de l’Ouest.



« Grown Sustainably in Africa » (GSA – Culture durable en Afrique) de The Sustainable Trade Initiative (IDH– Commerce responsable) est un programme qui encourage à accroître l’approvisionnement local en facilitant l’intégration des PME et des agriculteurs locaux dans leur chaîne d’approvisionnement. En l’espèce, Nestlé a signé un protocole d’accord avec l’initiative IDH Sustainable Trade; d’une durée de trois ans, ce partenariat vise à soutenir 25 000 agriculteurs et 50 PME et à leur ouvrir de nouveaux marchés en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria, afin d’accroître l’emploi et la sécurité alimentaire. Rappelons que Neslté ambitionne d’atteindre en 2022 son objectif consistant à faire passer de 60% à plus de 70% la part des matières premières de haute qualité et produites localement de manière responsable utilisées dans la production de Maggi, Milo et Cerelac. Le FAO estime que , le secteur agricole soutient la sécurité alimentaire et l’éradication de la faim dans la région et contribue à hauteur d’environ 15% à son produit intérieur brut (PIB) total. Cependant, sur la base des tendances actuelles, d’ici 2050 le système de production alimentaire de l’Afrique subsaharienne ne satisfera que 13% de ses besoins alimentaires.La productivité de l’agriculture en Afrique centrale et de l’Ouest est faible et n’atteint que 56% de la moyenne mondiale. La pauvre qualité des récoltes et les pertes élevées après récolte ont un impact négatif sur la production de matières premières ; et le manque de connaissances, l’inadéquation des infrastructures et l’augmentation du chômage des jeunes affectent la durabilité de l’approvisionnement. Le partenariat IDH-Nestlé vise à relever ces défis en encourageant les agriculteurs et les PME à produire efficacement des cultures de haute qualité et à haut rendement en utilisant les meilleures pratiques agricoles, ce qui, en retour, contribuera également à réduire leur impact sur l’environnement et sur les besoins en ressources naturelles.

#Chaine_d_approvisionnement #Nestlé #PME #Agriculteur #Afrique_de_l_Ouest #Agriculteur #Afrique_centrale



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Traore Phénix Mensah

En Afrique de l’Ouest les prix alimentaires haussent pour cause des perturbations des marchés



Les prix sur la plupart des marchés ouest-africains ont été haussiers alors même que la production céréalière 2019/20 est relativement bonne.



Le Réseau ouest-africain des céréaliers (ROAC) estime une hausse (+0,4%) à 74 millions de tonnes de la production céréalière. Il faut constater que l’impact des mesures prises pour limiter la propagation du Covid-19 a provoqué une hausse de la demande pour constituer des stocks alors même que l’approvisionnement des marchés était plus faible. Il est constaté en effet, des hausses de prix sur la majorité des marchés. C’est le cas en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Niger et au Nigéria pour le riz ; en Guinée, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso, au Ghana, au Togo pour le maïs ; au Mali, au Burkina, au Niger et au Ghana pour le mil et au Mali, au Burkina et au Niger pour le sorgho. Néanmoins pour certaines spéculations et pays, on observe une stabilité. La chute des prix de noix de cajou pour la sécurité alimentaire des ruraux mais aussi pour la prochaine campagne agricole est aussi une source d'inquiétude pour le ROAC.

#Marché #Prix #Afrique_de_l_Ouest #Covid_19



LIRE AUSSI: Pour la campagne 2020/21, un record de production de coton possible en Côte d'Ivoire=> www.talkag.com





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Traore Phénix Mensah

LE RENOUVEAU DU COTON OUEST AFRICAIN ( THE REVIVAL OF OUEST AFRICAN COTTON)

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PAN .Les pesticides dans les systèmes de culture du coton en Afrique de l'Ouest

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Afrique de l'ouest : l'agroécologie, un modèle en développement

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Yoon Wi #10 | Entreprendre en Afrique de l'Ouest - Michel Babadjidé

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Traore Phénix Mensah

Organiser l'agro-industrie en #AFRIQUE de l'Ouest

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Traore Phénix Mensah

TAMA: Transition Agro-écologique du Maraîchage en Afrique de l'Ouest

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