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Traore Phénix Mensah

Pêche et aquaculture: Prévision de la production aquacole en Afrique d’ici 2030



La pêche en Afrique est une activité essentielle pour la sécurité alimentaire comme pour le développement économique. Elle nourrit 200 millions de personnes, soit un cinquième des Africains, apportant 22 % de leurs besoins en protéines animales et assure la subsistance de 10 millions d’autres. Mais l’actuelle stagnation des captures oblige l’Afrique à développer sa filière aquacole, si elle ne veut pas accroître ses importations de poisson.



La nécessité d'accélérer la croissance de l'aquaculture en Afrique est plus pressante que jamais si l'on prend en compte la disparité de la production nationale et la hausse de la population. Alors que la politique panafricaine offre une orientation et un environnement politiques à cette croissance, il est important de décrypter les facteurs qui pourraient être intégrés afin que l'Afrique puisse réaliser son potentiel en matière de développement de l'aquaculture.

Selon le nouveau rapport de la FAO sur la "Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture" (Sofia) paru récemment; la consommation annuelle mondiale de poisson s'élève à 20,5 kilos par personne, un niveau record qui devrait augmenter dans les dix prochaines années. Ainsi, la production totale de poissons devrait atteindre 204 millions de tonnes (Mt) en 2030, soit une hausse de 15 % par rapport à 2018, le secteur de l'aquaculture comptant pour 46 %. En 2018, la production mondiale de poisson a été d'environ 179 Mt pour une valeur mondiale totale estimée à $ 401 milliards. Les produits de l'aquaculture représentent 46% de la production totale et 52% des poissons ont été destinés à la consommation humaine. La Chine est de loin le premier producteur.

Selon Sofia, l'expansion de l'aquaculture se poursuivra au niveau mondial, quoiqu'à un rythme plus lent, et les poissons d'élevage occuperont une place plus importante dans la consommation et le commerce dans les dix prochaines années. La production aquacole devrait connaître une hausse de 48% en Afrique et cela devrait contribuer à atténuer la tendance à la baisse à laquelle on s'attend en matière de consommation de poissons par personne sur l'ensemble du continent. L'Afrique est un importateur net en termes de volume mais un exportateur net en termes de valeur.

S'agissant de l'impact du Covid-19 sur les activités de la pêche, la FAO estime qu'elles ont diminué d'environ 6,5%. Les perturbations dans le secteur des transports internationaux ont pesé tout particulièrement sur la production de l'aquaculture destinée à l'exportation. La baisse drastique du tourisme et la fermeture des restaurants ont eu d'énormes répercussions sur les chaînes de distribution de nombreuses espèces de poissons, en revanche les ventes au détail sont restées stables ou ont augmenté, comme c'est le cas pour les produits de la pêche surgelés, en conserve, marinés et fumés qui se conservent plus longtemps dans les étalages.

Plusieurs éléments concourent à cet élan. Politiquement, l’Union Africaine et le Nepad affirment leur volonté de développer le secteur aquacole en misant sur le secteur privé. À la suite du sommet “Du poisson pour tous” en août 2005, les gouvernements africains ont adopté la Déclaration d’Abuja sur les pêcheries et l’aquaculture durables. L’année suivante, les chefs d’Etats de l’UA ont désigné les pêcheries et l’aquaculture comme biens stratégiques, au même titre que le riz ou le maïs. Elles sont ainsi un des moteurs clés du Programme détaillé du développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

#Prévisions #Pêche #Aquaculture #Poisson #Afrique



SOURCE: www.commodafrica.com



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Grosbois Bastian

La consommation de poissons continue à augmenter mais plus lentement

La consommation annuelle mondiale de poisson s'élève à 20,5 kilos par personne, un niveau record qui devrait augmenter dans les 10 prochaines années. Selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les activités de pêche à l'échelle mondiale ont diminué de 6,5% du fait des restrictions et de la pénurie de main-d'œuvre causées par l'urgence sanitaire.



La consommation mondiale de poissons devrait progresser de 15 % entre 2018 et 2030, soit un net ralentissement de sa croissance, selon la FAO. Elle passerait ainsi de 179 millions de tonnes de poisson en 2018 à 204 millions de tonnes en 2030, selon ce rapport sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, publié tous les deux ans. Et pour cause, elle évoque « l’adoption et l’application plus larges des réglementations environnementales », ou la moindre « disponibilité de ressources en eau et de sites de production appropriés », l’augmentation des maladies des animaux aquatiques liées aux pratiques de production intensive, ou encore la diminution des gains de productivité en aquaculture. Car cette dernière, compte tenu de la stagnation de la quantité de poissons capturés dans la nature, va, comme ces dernières années, porter toute l’augmentation du poisson disponible dans nos assiettes. La Chine va rester, et de très loin, le premier producteur mondial de poissons, principalement grâce à son aquaculture, qui devrait continuer à représenter à elle seule plus de la moitié de la production mondiale de poissons d’élevage, avec 60,4 des 108,5 millions de tonnes de poissons d’élevage sur la planète. Concernant l’impact de la pandémie de COVID-19, selon les premières projections, « il apparaît que les activités de pêche à l’échelle mondiale ont diminué d’environ 6,5 % » à fin avril, « du fait des restrictions et de la pénurie de main-d’œuvre causées par l’urgence sanitaire ».



#Pêche #Rapport_FAO #Alimentation #Aquaculture



SOURCE: www.medias24.com

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Pichon Gilbert

Pour le développement de l’aquaculture au Maroc, la FAO et le Ministère de l’agriculture du pays pilotent ensemble un projet à plus de 2,5 milliards de dollars

Le projet vise la mise en place d’une station de démonstration/formation pour la production des poissons.



Né d’un partenariat entre le Département de la Pêche maritime du MAPMDREF, l’ANDA, la FAO, et les ambassades de Norvège et des Pays-Bas au Maroc, ce projet d’un montant vise à répondre à une demande croissante d’assistance technique de la part des opérateurs aquacoles et à développer une main d’œuvre qualifiée pour la conduite des élevages prévus au large de l’Atlantique et de la Méditerranée. À terme, le projet prévoit l’installation d’une station de démonstration/formation pour la production de poissons et la conchyliculture au large de Sidi Ifni à travers un partenariat public-privé. Cette station servira de base pratique pour la formation de formateurs, ouvriers spécialisés et ouvriers qualifiés dans tous les métiers de l’aquaculture et sera conjuguée à des formations théoriques dans le Centre de Qualification Professionnelle Maritime (CQPM) de Sidi Ifni.



www.agrimaroc.ma

#Aquaculture #Maroc #Pêche





Komla Dziedzom

#aquaculture

alevin de tilapia et de clarias





Traore Phénix Mensah

Aquaculture en Côte d’Ivoire: La BAD relance le projet aquacole de Dompleu



Le mercredi 11 mars à Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, la Banque africaine de développement(BAD) a lancé la composante Appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes du Projet de renforcement des réseaux électriques du District des Montagnes, mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et piloté par la société publique Côte d’Ivoire Énergies.



Rappelons que la BAD avait validé son financement en 2000 mais qui avait été gelé en raison de la situation politique et militaire qui a perduré entre 2002 et 2011. D’une superficie de quatre hectares, la station de Dompleu sera exploitée par une centaine de jeunes de la région. Elle produira, chaque année, 500 000 alevins de tilapia au niveau de la station d’alevinage et 150 tonnes de poissons tilapia pour le marché local, national, voire sous-régional. D’autre part, des groupements de femmes et de jeunes seront encadrés pour mettre en place des activités agricoles, notamment la culture du manioc et du riz. Ils produiront annuellement 600 tonnes d’attiéké et de farine de manioc, 400 tonnes de riz décortiqués. Selon Samy Gaiji, représentant résident de la FAO en Côte d’Ivoire le projet bénéficiera à plus de 6000 femmes et jeunes et contribuera au développement des chaînes de valeur et de transformation dans le District des Montagnes; pour lui, la Côte d’Ivoire dispose des conditions suffisantes pour produire au niveau aquacole et répondre aux besoins nationaux. La FAO mettra tout en œuvre pour la réussite du projet. Mais ce projet ne réussira que si les groupements cibles se l’approprient

#Projet #Aquaculture #Côte_d’Ivoire #BAD

SOURCE: www.commodafrica.com



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