Bastian Grosbois


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POURQUOI DÉSHERBER À L'AUTOMNE EST UNE BONNE CHOSE POUR LES CULTURES DE CÉRÉALES ?


Quand désherber ces parcelles de céréales ? La question se pose régulièrement. Eh bien ! En présence de parcelles saines et propres, il faut systématiquement privilégier le désherbage d’automne. Le niveau de résistance oriente la stratégie.


Les adventices, première cause des pertes de rendement

Les adventices sont, pour la plupart des parcelles, nuisibles au rendement ; en l'occurrence les espèces ray-grass et vulpin. Selon les résultats de 41 essais menés par Syngenta entre 2012 et 2020, les pertes liées à cette problématique graminée montante s’élèvent à 35 q/ha. Il est donc primordial d’adopter la bonne stratégie pour en limiter l’impact.

Notons que certaines mauvaises herbes peuvent résister à l’application de produits foliaires. Dans ce cas, une action précoce est conseillée en deux applications à l’automne. Une première en pré-levée, avec Défi\u00ae par exemple, puis une seconde en post-levée précoce, avec un produit tel que Daiko\u00ae. Dans les 133 essais menés par Syngenta, parmi les meilleurs résultats en cas de résistance, cette stratégie permet d’atteindre les 90 % d'efficacité en moyenne.


Privilégier le désherbage d’automne en cas de résistance limitée

En cas de moindre résistance des adventices, le désherbage d’automne est également à privilégier. Une application à raisonner en fonction de la date de semis : si le semis est opéré assez tôt, le traitement est plus efficace en post-levée précoce (1 à 2 feuilles de la céréale). Le traitement peut être appliqué en pré-levée si le semis est opéré tardivement. Le désherbage d’automne assure, en moyenne, une efficacité de 75 % pour 29 q/ha préservés. Bien menée, cette stratégie peut suffire pour éviter un traitement en sortie d’hiver. Même si un rattrapage ciblé sur les graminées s’avère parfois nécessaire. Une application, avec Axial\u00ae Pratic par exemple, apporte un complément d’efficacité équivalent et préserve 8 q/ha. Un bon moyen également de limiter la montée à graine pour les années suivantes.


Les traitements doivent se faire en sorte d’hiver

Les traitements d’automne ne sont pas automatiques. Dans le cas où le pulvérisateur n’est pas sorti plus tôt, par choix ou par contrainte, la protection s’articule autour des traitements associés en sortie d’hiver. Si cette stratégie est moins efficace qu’une protection à l’automne, elle permet aussi de limiter l’apparition de résistances.

#Désherbages #Céréales

POURQUOI DÉSHERBER À L'AUTOMNE EST UNE BONNE CHOSE POUR LES CULTURES DE CÉRÉALES ?


Quand désherber ces parcelles de céréales ? La question se pose régulièrement. Eh bien ! En présence de parcelles saines et propres, il faut systématiquement privilégier le désherbage d’automne. Le niveau de résistance oriente la stratégie.


Les adventices, première cause des pertes de rendement

Les adventices sont, pour la plupart des parcelles, nuisibles au rendement ; en l'occurrence les espèces ray-grass et vulpin. Selon les résultats de 41 essais menés par Syngenta entre 2012 et 2020, les pertes liées à cette problématique graminée montante s’élèvent à 35 q/ha. Il est donc primordial d’adopter la bonne stratégie pour en limiter l’impact.

Notons que certaines mauvaises herbes peuvent résister à l’application de produits foliaires. Dans ce cas, une action précoce est conseillée en deux applications à l’automne. Une première en pré-levée, avec Défi\u00ae par exemple, puis une seconde en post-levée précoce, avec un produit tel que Daiko\u00ae. Dans les 133 essais menés par Syngenta, parmi les meilleurs résultats en cas de résistance, cette stratégie permet d’atteindre les 90 % d'efficacité en moyenne.


Privilégier le désherbage d’automne en cas de résistance limitée

En cas de moindre résistance des adventices, le désherbage d’automne est également à privilégier. Une application à raisonner en fonction de la date de semis : si le semis est opéré assez tôt, le traitement est plus efficace en post-levée précoce (1 à 2 feuilles de la céréale). Le traitement peut être appliqué en pré-levée si le semis est opéré tardivement. Le désherbage d’automne assure, en moyenne, une efficacité de 75 % pour 29 q/ha préservés. Bien menée, cette stratégie peut suffire pour éviter un traitement en sortie d’hiver. Même si un rattrapage ciblé sur les graminées s’avère parfois nécessaire. Une application, avec Axial\u00ae Pratic par exemple, apporte un complément d’efficacité équivalent et préserve 8 q/ha. Un bon moyen également de limiter la montée à graine pour les années suivantes.


Les traitements doivent se faire en sorte d’hiver

Les traitements d’automne ne sont pas automatiques. Dans le cas où le pulvérisateur n’est pas sorti plus tôt, par choix ou par contrainte, la protection s’articule autour des traitements associés en sortie d’hiver. Si cette stratégie est moins efficace qu’une protection à l’automne, elle permet aussi de limiter l’apparition de résistances.

#Désherbages #Céréales

MOISSON : COMMENT ÉVITER DE RÉPANDRE LES GRAINES D'ADVENTICES À LA RÉCOLTE ?

Les récoltes sont encore en cours dans plusieurs régions. Et c’est l’occasion de rappeler certaines mesures pour éviter de répandre les graines des adventices d’une parcelle à une autre. En effet, la moisson est une étape importante pour limiter cela. Quelques mesures permettent donc de contenir les infestations l’année. Arvalis met un accent particulier sur le nettoyage de la moissonneuse-batteuse entre deux parcelles. Découvrons donc ce qui en est.


Les règles à suivre

Il y a une règle incontournable en matière de récolte, pour éviter de disséminer les graines d’adventices. Elle consiste à ne jamais récolter une zone propre après une zone infestée sans prendre la peine de nettoyer avant sa moissonneuse-batteuse. Si la grande partie des parcelles est propres, il faut privilégier en premier lieu la récolte des parties propres. Si deux parcelles proches comportent des zones infestées par une même adventice, il est possible d’enchaîner la récolte des zones sales de la première parcelle avec les zones infestées de la seconde, avant d’effectuer le nettoyage de la machine. Et ainsi faire l’économie d’une opération de nettoyage.


Quelles sont les parties de la moissonneuse-batteuse à nettoyer ?

Arvalis nous apprend que toute partie susceptible d’accumuler les graines d’adventices doit être minutieusement nettoyée. Pour ce faire, la machine doit se trouver en dehors d’une zone cultivée, moteur éteint. Le nettoyage commence par le fond de la barre de coupe et le dessus du convoyeur. Il faut ensuite vider le bac à pierres sous le convoyeur puis nettoyer les grilles. Il faut également vérifier les trappes des pieds d’élévateur et de vis de retour ainsi que l’intérieur de la trémie et la trappe de vidange car des graines se nichent dans les recoins.

Passé cette étape, l’agriculteur peut démarrer le moteur pour régler les vents et le batteur à vitesse maximale, et faire monter et descendre plusieurs fois la barre à coupe en faisant tourner la vis de vidange. Cette opération doit être répétée 2 à 3 fois pendant 30 secondes plutôt qu’une seule fois sur un plus grand laps de temps.

La dernière étape consiste à arrêter le moteur et de nettoyer l’extérieur de la machine, surtout le dessus du déflecteur du broyeur et l’essieu arrière.


Les inconvénients de cette stratégie

Le fait de décaler les récoltes entre les zones propres et sales, rend la moisson compliquée. Surtout quand la paille est récupérée. On peut être amené à récolter en travers, ce qui déposera aussi en travers les andains. Toujours veiller à ne pas abîmer son outil lors du passage dans des ornières creusées par les passages de pulvérisateur. Lorsque plusieurs espèces d’adventices sont présentes et disséminées un peu partout dans une parcelle, cela complique parfois la mise en œuvre de cette stratégie.

Il y a également le facteur temps à ne pas négliger. Chaque nettoyage prend 20 à 30 minutes. Ce qui représente donc du temps et des efforts fournis. C’est néanmoins nécessaire pour éviter les adventices dans les champs l’année suivante.

Outre le nettoyage de la machine après la récolte d’une parcelle, d’autres solutions mécaniques permettent de limiter le retour de graines d’adventices au sol. Citons par exemple la récolte ou le broyage des menues pailles avec des équipements spécifiques directement installés sur la moissonneuse-batteuse.

#Adventices #Récoltes