Bastian Grosbois


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LES VARIATIONS DE TEMPÉRATURES FAVORISENT L’APPARITION DES GROSSES ALTISES SUR LE COLZA

De septembre à octobre, la vigilance est de mise. En effet, les variations des températures et l'ensoleillement présents en cette période, favorisent l’apparition des grosses altises. En cas de situations de levées tardives ou difficile du colza (des jeunes semis), les plants sont nuisibles au attaques d’adultes. Les dégâts causés par les grosses altises peuvent être préjudiciables. Il est donc important d’être plus responsables en ce qui concerne la gestion et la mise en place de la lutte contre cet insecte dans le colza.

Description des grosses altises

Les jeunes semis de colza sont enclins à subir les attaques de l’adulte de l’altise d’hiver. Cette dernière peut détruire totalement la culture. Elle apparaît généralement en septembre. Il existe deux types d'altises à savoir : la petite altise et la grosse altise. La petite altise cause moins de dégâts que la grosse. Il peut arriver que les petites s’associent aux grosses pour s’attaquer au jeunes plants de colza. Toutefois,il faut éviter de les confondre.

La grosse altise est un insecte qui mesure entre 4 et 5 mm de long. Elle est caractérisée par des cuisses gonflées et son corps est d’ordinaire noir au reflets métalliques bleu vert. Elle possède des antennes et des extrémités des pattes de couleur rousse. Adulte, elle se nourrit des cotylédons et des jeunes feuilles. Plus les plants sont jeunes, plus dangereuses sont les attaques. Le stade de sensibilité des plants couvre la période de levée jusqu’à 4 feuilles, ensuite de 6 feuilles jusqu’à la reprise de la végétation..

Dégâts causés par les altises d’hiver

Dès l’apparition de la grosse altise en septembre, elle pond des oeufs. Ses larves en se développant dans les pétioles et les tiges, creusent des galeries qui vont être nuisibles pour les cultures. Les pieds attaqués présentent alors un aspect buissonnant et un retard de montaison. Cet insecte est responsable des morsures sur les jeunes semis. Une fois attaqués, les colzas montrent donc un retard de croissance qui peut entraîner une perte de rendement.

Moyens de lutte

Il existe deux moyens de lutte contre les grosses altises: la lutte agronomique et la lutte chimique. Lutter contre les altises adultes avec un insecticide doit se raisonner à la parcelle, du stade cotylédons jusqu’au stade à 3-4 feuilles du colza. Talkag est l’espace dédié aux agriculteurs qui désirent s’informer sur les moyens de lutte contre les ravageurs. C’est un site qui leur permet également d’alerter les communautés de maladies, de la présence de ravageurs, tout ce qui leur semble judicieux de partager ensemble afin d’apporter le meilleur conseil et l’expertise dans le domaine agricole.

Lutte agronomique contre les altise d’hiver

Il faut en premier lieu choisir une stratégie qui permettra aux plantes de pouvoir atteindre le stade quatres (4) feuilles avant les attaques d’adultes. Pour ce faire, il est primordial de mettre en place plusieurs options. Dans le choix des variétés, toujours privilégier celles avec une bonne vigueur au démarrage. Également semer tôt si possible si la culture peut profiter des températures de fin d’été. Il faut assurer une fertilisation au démarrage afin de réduire les faims d’azote. Avoir donc recours aux techniques de couverts à base de légumineuses pour fournir de l’azote. Enfin, favoriser un fractionnement de l’herbicide dans les sols filtrants pour permettre aux colzas de garder leur vigueur.

Lutte chimique

Hormi la lutte agronomique, les moyens de lutte sont essentiellement chimiques. Néanmoins il faut raisonner les applications d'insecticides. Pour les altises adultes, il faut traiter uniquement quand les colzas sont au stade inférieur à 4 feuilles. Le traitement est également nécessaire lorsque 8 pieds sur 10 présentent des morsures. Vu la grande activité des altises adultes les nuits, il est préférable d’appliquer ses traitements en soirée. Les résistances face aux pyréthrinoïdes se sont développées, il est judiciable de choisir des insecticides avec des modes d’actions différents, comme du phosmet.



En ce qui concerne les larves d’altises, il est compliqué de compter leur présence. Le comptage par dissection des pétioles peut s’avérer bénéfique dans cette tâche. Mais la méthode berlèse est plus efficace et précise. Il faut traiter si 2 à 3 larves sont présentes par plante. Il faut également limiter au maximum l’usage des pyréthrinoïdes. D’une manière générale, les pyréthrinoïdes doivent être associés à une autre famille chimique pour maintenir leur efficacité. Dans les zones où la résistance est la plus forte, il est inutile d’appliquer cette famille. Limiter au maximum les interventions sur les grosses altises par un respect scrupuleux des seuils d’intervention basé sur une observation précise des infestations, en lien avec l’état du couvert lors de la prise de décision.


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Source image : loiret-agricole.reussir

BOITERIES DES BOVINS, LA TROISIÈME MALADIE EN ÉLEVAGE BOVIN LAITIER

Les affections podales et plus précisément les boiteries, constituent, après les problèmes de reproduction et les mammites, la troisième maladie en élevage bovin laitier. Les conséquences des boiteries sont multiples. Les coûts et pertes économiques liés aux boiteries des bovins sont élevés. Elles constituent une des principales atteintes au bien-être des vaches laitières. Pour toutes ces raisons, il est important voir urgent de prévenir et de traiter cette pathologie. TalkAG, le site de partage du savoir agricole est le canal adéquat pour alerter et informer les éleveurs de ce mal qui guette leurs animaux.

Origine des boiteries sur les bovins

Quelque soit le type d’élevage, les boiteries des bovins sont la cause de plusieurs pertes économiques. Néanmoins, c’est dans les élevages laitiers que l’on les retrouve assez fréquemment. La boiterie est juste l’expression d’un trouble de l’appareil locomoteur chez l’animal. C’est un mouvement réflexe qu’il effectue afin de tenter de soulager la douleur de plus en plus forte ressentie. Plusieurs facteurs peuvent occasionner les boiteries chez les bovins. Raison pour laquelle on la nomme maladie multifactorielle.

Dans la plupart des cas, la boiterie est d’origine podale. Très peu sont d’origine osseuse, articulaire, musculaire ou nerveuse avec des localisations très diverses. 80 % des maladies podales sont détectées au niveau des postérieurs. Les antérieurs ne représentent que 20 % des affections. Pour trouver les causes des boiteries des bovins, il faut fouiner dans leur habitat, leur alimentation, la conduite de l’élevage en particulier sanitaire. Un déficit énergétique et acidose peut créer des troubles métaboliques chez l’animal. Les sols, le lit et les zones de déplacement doivent être de qualité. La bonne hygiène générale contribue à contenir les boiteries. La conduite sanitaire atténue ou aggrave les problèmes. La santé des pieds est également impacté par la génétique. Certains animaux sont de nature sensibles aux maladies des pieds.

Prévenir cette pathologie

L’alimentation est un facteur important dans la prévention des boiteries des bovins. Elle est tout simplement importante pour la santé des pieds des animaux. Une bonne alimentation garantie un coussinet plantaire et une qualité de corne. En cas d’amaigrissement de la vache (due à une mauvaise alimentation), le coussinet n’est plus épais et est exposé à l’apparition des lésions. Pour une corne de bonne qualité, il faut des nutriments nécessaires à sa fabrication. Il faut donc éviter tout déséquilibre dans la ration et tout amaigrissement des animaux. Pour cela, il faut, entre autres, éviter les rations trop acidogènes et les déficits énergétiques. L’observation des animaux est donc importante pour détecter un éventuel amaigrissement. Outre l’alimentation de qualité, l’animal ne doit jamais manquer d’eau. Elle doit être en quantité suffisante et de bonne qualité pour éviter un effet négatif sur la propreté des animaux, de leur environnement et donc des pieds.

Comment diagnostiquer les boiteries ?

L’animal boiteux va moins s’alimenter et s’abreuver, et en conséquence produira moins de lait. Parallèlement, les performances de reproduction peuvent être altérées car la détection des chaleurs est rendue plus délicate du fait d’une limitation du chevauchement. Plusieurs affections du pied peuvent notamment conduire à ces boiteries. Chez la vache laitière, trois maladies principales sévissent à l’état enzootique dans les troupeaux : la fourbure subaiguë, le fourchet et la maladie de Mortellaro. Le panaris peut également être ajouté à la liste, mais il sévit plus sous forme de cas sporadiques sur une courte période de l’année. Les lésions et les circonstances d’apparition de cette affection sont en général facilement identifiables.

Ainsi une lutte efficace contre les boiteries implique l’établissement préalable du diagnostic de l’affection en cause dans le troupeau. La prise de température est importante pour diagnostiquer cette maladie. Une température élevée est synonyme d’une infection probable. Ce n’est pas forcément une boiterie mais c’est une information supplémentaire pour indiquer le mauvais état de votre animal. Pour un animal boiteux, il est conseillé de lever les pieds pour rechercher les lésions. Il faut souvent pratiquer un parage du pied c'est-à-dire rétablir une forme normale aux onglons. Les onglons externes sont la cause des boiteries dans plus de 55 % des cas. En cas de boiteries, suspecter les onglons externes. Ce réflexe peut octroyer une chance sur deux d’avoir raison !

Traitements des boiteries

En premier lieu il faut reconnaître les lésions pour administrer le bon traitement. Il faut connaître la maladie du pied qui affecte votre animal. Afin d’y parvenir il faut procéder par les méthodes de diagnostics développées dans le précédent paragraphe. TalkAg, est également une plateforme sur laquelle un éleveur peut demander l’avis de ces pairs sur la question. C’est le site idéal pour s’informer, échanger et partager avec un monde agricole sans limite.



Si après diagnostic vous pensez être en présence d’un panaris, l’animal doit être traité avec un antibiotique (pénicilline, tétracycline, ceftiofur) et également avec un parage. En présence de maladie de Mortellaro, un traitement local accompagné de Parage et du Pédiluve sont nécessaires. En cas de présence de fourbure, il faut un parage une prévention de l’acidose ruminale. Tout ceci doit être accompagné d’un confort des animaux. Détecter la maladie du pied pour identifier le soin adéquat. Pour tout traitement à administrer, il faut prendre attache avec un vétérinaire.

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Source image : mon cultivar elevage

MÉTEILS, UNE SOLUTION POUR SÉCURISER SES STOCKS FOURRAGERS

L’autonomie fourragère et protéique de leur exploitation tout en limitant les intrants, est l’objectif premier des éleveurs. Les désagréments climatiques récurrents les amène à diversifier les ressources fourragères. C’est dans cette optique que les méteils fourragers sont bénéfiques. En effet, ils offrent des intérêts stratégiques pour les systèmes de fourrage. Talkag, site de partage du savoir, se doit de les présenter à la communauté agricole. La culture du méteil permet de se rapprocher un peu plus de l’objectif de tous à savoir: l’autonomie.

Les caractéristiques agronomiques du méteil

Le méteil est une association d’une ou plusieurs céréales ( triticale, seigle, blé, avoine, orge) avec une ou plusieurs légumineuses annuelles (pois, vesce, féverole, fourrager). Selon l’objectif de l’éleveur, la proportion de céréales et de légumineuses sera différente. Cette culture est considérée comme un fourrage complémentaire et se développe dans de nombreuses exploitations d’élevage, notamment chez certains céréaliers.

L’amplitude des dates d’implantation des méteils leur permet d’être semés même tardivement sous réserve d’adapter la composition du mélange. Les méteils dont la couverture des sols est instantanée, ont une croissance rapide au printemps. Cela garantie une bonne compétitivité vis à vis des adventices. L’interdépendance des espèces au sein des mélanges céréales-protéagineux permet de résister efficacement aux maladies. Le choix de variété est donc primordial, voir essentiel pour hausser la tolérance totale du mélange. La faculté d’adaptabilité et de souplesse de la culture permet des moissons à des périodes diverses selon l’objectif poursuivi. Pour obtenir un fourrage riche en azote, il faut l’exploiter assez tôt soit en pâturage, soit en ensilage. Les récoltes tardives doivent être réalisées uniquement en cas de besoin de fourrage en plus grande quantité. Quant à la récolte précoce, elle permet de semer une culture d’été dans de meilleurs conditions.

Intérêts de la culture

La rusticité de la culture permet de limiter les interventions dans la parcelle. De surcroît, les méteils sont économes en intrants ainsi qu’en phytos et ont un coût de production raisonnable. Le méteil apporte une sécurité du système fourrager car les créneaux d’implantation, de récolte et les modes de valorisation sont multiples. Les méteils fourragers permettent de présenter une alternative intéressante aux éleveurs afin de garantir et sécuriser l'alimentation des animaux. La culture des méteils est également peu gourmande en eau. C’est une source d’autonomie en protéines et d’apport en fibres et cellulose dans la ration du troupeau. Elle est moins soumises aux conditions climatiques. Ce qui lui octroie d’être le moyen adéquat pour compléter les stocks fourragers de l’élevage.

Afin d’obtenir des récoltes de qualité, il est important de rappeler la prise en compte d’un certain nombre de critères et le respect des bonnes pratiques. Pour ce faire, l’échange avec des professionnels est primordiale. Talkag, est le canal adéquat dédié à cela.


Choix de l’espèce de méteil

Les mélanges céréales à paille et légumineuses doivent impliquer au moins une céréale et une légumineuse. Ce n’est pas pertinent qu’ils soient composés de plus de six (06) ou sept (07) espèces différentes. Les caractéristiques d’un mélange réussi sont les suivants : des espèces aux fonctions complémentaires ; au moins une espèce pouvant servir de tuteur pour limiter le risque de verse ; des précocités comparables ; des hauteurs de végétation proches. Des variétés tolérantes aux maladies permettront le garantissement d’un bon état sanitaire à la récolte. La résistance au froid est un facteur non négligeable et nécessaire pour le choix des variétés, notamment pour les protéagineux semés en automne. Enfin, il serait intéressant de limiter les variétés de céréales barbues qui peuvent entraîner des refus à l’auge lorsqu’elles sont récoltées après l’épiaison. Selon la stratégie de l’éleveur, les quantités de semences et proportions des espèces sont à raisonner.

Période de semis et de récolte

La période de semis est un compromis à faire entre la date de semis de la céréale et celle des protéagineux. Tout en sachant que le semis des céréales est plutôt précoce, tandis que celle des protéagineux est tardive. Pour un méteil en culture principale, on retiendra des semis du 1er au 15 octobre. Ces dates peuvent être avancées en fonction de la portance des sols. Pour un semis de méteil utilisé en dérobée : on sèmera tout de suite après la moisson d'orge d'hiver, 1er au 30 juillet pour de meilleures chances de récolter 2 T/MS/ha début septembre. La profondeur de semis des méteils fourragers doit se situer entre 3 et 4 cm. S’agissant de la technique de semis , celle la plus courante est le semis en ligne réalisé en seul passage. Un bon mélange des graines est essentiel pour obtenir la meilleure répartition possible du champ. Pour améliorer la qualité du fourrage, il faudra réaliser un passage de rouleau afin de favoriser la levée. Il le faut également pour éviter de ramasser des cailloux et de la terre lors de la récolte.


Attention au stade de récolte. Une fois dépassé, on constate une perte importante de valeur alimentaire. Les récoltes pour les cultures fourragères se situent généralement en mai à la floraison (6 à 8 T MS/ha. Implanter un maïs après la récolte. En culture dérobée, il faut récolter dès la floraison des protéagineux. La récolte se fera soit par fauche à plat fanage, soit par faucheuse-conditionneuse retournement d’andain. Un hachage fin et un tassement important sont également nécessaires.

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Source image : wikipédia