Bastian Grosbois


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APPARITION DE QUELQUES TACHES D’OÏDIUM SUR BLÉ : QUELS SONT LES RISQUES ?

Quelques taches d’oïdium ont été signalées sur des parcelles de blé tendre. Notons que le stade épi 1 cm marque le début de la période de risque de cette maladie. Le risque est directement lié à la sensibilité de la variété. Lorsqu’il est cantonné aux tiges, l’oïdium présente un risque faible, quelque soit la génétique semée. Pour les variétés sensibles, le seuil de risque est atteint si plus de 20 % des feuilles F3, F2 ou F1 déployées présentent des symptômes sur au moins 5 % de leur surface foliaire. Ces chiffres passent à 50 % des F3, pour les variétés tolérantes, F2 ou F1 déployées avec au moins 5 % de leur surface foliaire touchée. Quels sont les symptômes et les moyens de lutte contre cette maladie des céréales.

Les causes de l'oïdium

La contamination s’effectue par dissémination des spores de Blumeria graminis. Celles-ci peuvent provenir de graminées contaminées, se disséminant principalement par l’action du vent. L’autre moyen de contamination provient des débris de récoltes, dans lesquels le parasite est en dormance en hiver, par le biais d’autres spores, appelés ascospores.
L’attaque a généralement lieu à l’automne ou au printemps. Plusieurs facteurs peuvent favoriser le développement de l’oïdium. Ainsi, une hygrométrie faible et des températures douces, autour de 15 à 20°C, permettent à la maladie de s’étendre rapidement. Le semis précoce et un peuplement dense sur la parcelle peuvent favoriser la contagion. L’utilisation de l’engrais azoté peut également jouer un rôle de catalyseur dans le développement de Blumeria graminis.

Symptômes et dégâts

La maladie peut s'installer dès le stade 3 feuilles, ce qui est relativement rare. Le plus souvent elle apparaît souvent entre le stade fin tallage et 2 nœuds. L'oïdium se manifeste sur les feuilles et les tiges et peut se propager progressivement sur l'épi. La maladie commence à s'installer sur les feuilles les plus basses, sur les gaines et les limbes. On aperçoit des touffes blanches ressemblant à du coton sur la phase supérieure de la feuille. Ces touffes deviennent brunes et grises par la suite et on peut apercevoir des points noirs. Après la pluie, cette matière cotonneuse laisse place à des taches chlorotiques sur la feuille. Sur les épis, l'oïdium se manifeste sur le bord des glumelles et sur les barbes. Lorsque la maladie atteint cette partie de la plante, elle devient alors très nuisible.

Les parcelles de blé d’hiver à semis tardif sont souvent particulièrement sensibles aux attaques de l’oïdium, notamment lorsque les cultures se développent rapidement au printemps. L’utilisation de quantités importantes d’engrais azoté favorise la maladie, et l’oïdium peut être particulièrement sévère dans les parcelles denses. L’apparence visuelle de la maladie supère généralement les préjudices que celle-ci peut causer, notamment en automne et en hiver. Avec les variétés sensibles, les pertes de rendement peuvent être élevées (jusqu’à 20 %) et un contrôle précoce peut s’avérer primordial. Cependant, la maladie cause généralement des pertes de rendement beaucoup plus réduites, et les attaques tardives (après la floraison) sur les feuilles paniculaires et les épis se traduisent rarement par des pertes significatives.

Méthodes de lutte

Deux méthodes s’offrent à l’agriculteur pour lutter contre l’oïdium, la prévention agronomique et le traitement phytosanitaire. On peut limiter le risque en choisissant bien sa variété, en limitant sa densité de semis ou encore en diminuant l'apport d'azote. Ces 3 facteurs constituent la lutte agronomiques à réaliser sur les parcelles.

L’intervention fongicide à « épi 1 cm» ne concerne que quelques cas particuliers (variétés très sensibles, avec un très haut niveau d’oïdium). Dans les autres situations, il est préférable d’attendre le stade 1 nœud pour prendre sa décision. Une feuille est atteinte si le blanc couvre plus de 5% de la surface de la feuille. Si l'oïdium n'est présent qu'à la base des tiges, il n'est pas nécessaire d'intervenir.

#Oïdium #Blé #Maladies_de_plantes

Source image : Wikipédia

APPARITION DE QUELQUES TACHES D’OÏDIUM SUR BLÉ : QUELS SONT LES RISQUES ?

Quelques taches d’oïdium ont été signalées sur des parcelles de blé tendre. Notons que le stade épi 1 cm marque le début de la période de risque de cette maladie. Le risque est directement lié à la sensibilité de la variété. Lorsqu’il est cantonné aux tiges, l’oïdium présente un risque faible, quelque soit la génétique semée. Pour les variétés sensibles, le seuil de risque est atteint si plus de 20 % des feuilles F3, F2 ou F1 déployées présentent des symptômes sur au moins 5 % de leur surface foliaire. Ces chiffres passent à 50 % des F3, pour les variétés tolérantes, F2 ou F1 déployées avec au moins 5 % de leur surface foliaire touchée. Quels sont les symptômes et les moyens de lutte contre cette maladie des céréales.

Les causes de l'oïdium

La contamination s’effectue par dissémination des spores de Blumeria graminis. Celles-ci peuvent provenir de graminées contaminées, se disséminant principalement par l’action du vent. L’autre moyen de contamination provient des débris de récoltes, dans lesquels le parasite est en dormance en hiver, par le biais d’autres spores, appelés ascospores.
L’attaque a généralement lieu à l’automne ou au printemps. Plusieurs facteurs peuvent favoriser le développement de l’oïdium. Ainsi, une hygrométrie faible et des températures douces, autour de 15 à 20°C, permettent à la maladie de s’étendre rapidement. Le semis précoce et un peuplement dense sur la parcelle peuvent favoriser la contagion. L’utilisation de l’engrais azoté peut également jouer un rôle de catalyseur dans le développement de Blumeria graminis.

Symptômes et dégâts

La maladie peut s'installer dès le stade 3 feuilles, ce qui est relativement rare. Le plus souvent elle apparaît souvent entre le stade fin tallage et 2 nœuds. L'oïdium se manifeste sur les feuilles et les tiges et peut se propager progressivement sur l'épi. La maladie commence à s'installer sur les feuilles les plus basses, sur les gaines et les limbes. On aperçoit des touffes blanches ressemblant à du coton sur la phase supérieure de la feuille. Ces touffes deviennent brunes et grises par la suite et on peut apercevoir des points noirs. Après la pluie, cette matière cotonneuse laisse place à des taches chlorotiques sur la feuille. Sur les épis, l'oïdium se manifeste sur le bord des glumelles et sur les barbes. Lorsque la maladie atteint cette partie de la plante, elle devient alors très nuisible.

Les parcelles de blé d’hiver à semis tardif sont souvent particulièrement sensibles aux attaques de l’oïdium, notamment lorsque les cultures se développent rapidement au printemps. L’utilisation de quantités importantes d’engrais azoté favorise la maladie, et l’oïdium peut être particulièrement sévère dans les parcelles denses. L’apparence visuelle de la maladie supère généralement les préjudices que celle-ci peut causer, notamment en automne et en hiver. Avec les variétés sensibles, les pertes de rendement peuvent être élevées (jusqu’à 20 %) et un contrôle précoce peut s’avérer primordial. Cependant, la maladie cause généralement des pertes de rendement beaucoup plus réduites, et les attaques tardives (après la floraison) sur les feuilles paniculaires et les épis se traduisent rarement par des pertes significatives.

Méthodes de lutte

Deux méthodes s’offrent à l’agriculteur pour lutter contre l’oïdium, la prévention agronomique et le traitement phytosanitaire. On peut limiter le risque en choisissant bien sa variété, en limitant sa densité de semis ou encore en diminuant l'apport d'azote. Ces 3 facteurs constituent la lutte agronomiques à réaliser sur les parcelles.

L’intervention fongicide à « épi 1 cm» ne concerne que quelques cas particuliers (variétés très sensibles, avec un très haut niveau d’oïdium). Dans les autres situations, il est préférable d’attendre le stade 1 nœud pour prendre sa décision. Une feuille est atteinte si le blanc couvre plus de 5% de la surface de la feuille. Si l'oïdium n'est présent qu'à la base des tiges, il n'est pas nécessaire d'intervenir.

#Oïdium #Blé #Maladies_de_plantes

Source image : Wikipédia

COMMENT AMÉLIORER LA FERTILITÉ DES SOLS ?

La fertilité des sols est leur capacité à soutenir la croissance végétale et à optimiser le rendement des cultures. Elle peut être améliorée par l’apport d’engrais organiques et inorganiques au sol. Les techniques nucléaires fournissent des données qui permettent d’améliorer la fertilité des sols et la production végétale tout en limitant au minimum les conséquences environnementales.

Pour accroître la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale dans les systèmes agricoles, il faut adopter une approche intégrée de gestion de la fertilité des sols permettant d’augmenter au maximum la production végétale tout en réduisant au minimum l’épuisement des réserves d’éléments nutritifs et la dégradation des propriétés physiques et chimiques des sols, qui peuvent entraîner la dégradation des terres, y compris l’érosion du sol. De telles pratiques de gestion de la fertilité des sols comprennent le recours aux engrais, aux intrants organiques, la rotation des cultures avec les légumineuses, et l’utilisation de germoplasme amélioré, associés aux connaissances nécessaires pour adapter ces pratiques aux conditions locales.


Différentes approches de la gestion efficace de la fertilité des sols

La gestion intégrée de la fertilité des sols vise à optimiser l’efficacité de l’utilisation des nutriments à des fins agronomiques et à augmenter la productivité des cultures. Cet objectif peut être atteint grâce aux légumineuses à grains, qui améliorent la fertilité des sols par fixation biologique de l’azote, et à l’application d’engrais chimiques.

Qu’elles soient plantées pour les graines ou l’engrais vert, ou sous forme de pâturage ou de ligneux dans les systèmes agro-forestiers, les légumineuses ont une importance particulière due à leur capacité à fixer l’azote atmosphérique, ce qui contribue à réduire l’utilisation d’engrais azotés commerciaux et à améliorer la fertilité des sols. Elles constituent la base des systèmes agricoles durables mettant en jeu la gestion intégrée des éléments nutritifs. Le recours à l’azote 15 permet de comprendre la dynamique des différents éléments des systèmes agricoles et leurs interactions, notamment la fixation de l’azote par les légumineuses et l’utilisation de l’azote des sols et des engrais par les cultures, tant dans les systèmes de cultures uniques que dans les systèmes d’association de cultures.

La fertilité des sols peut être encore améliorée non seulement par l’introduction de cultures de couverture, qui ajoutent de la matière organique au sol, ce qui améliore sa structure ainsi que son état et sa fertilité, mais aussi, d’une part, par l’apport d’engrais verts ou de cultures de légumineuses, lesquelles fixent l’azote atmosphérique par le processus de fixation biologique de l’azote, l’application de micro-doses d’engrais pour compenser les pertes dues à la consommation des plantes et à d’autres processus, et d’autre part par la réduction drastique des pertes par lixiviation en dessous de la zone d’enracinement des plantes grâce à une meilleure utilisation de l’eau et des nutriments.


Contribution des techniques nucléaires et isotopiques

La technique isotopique mettant en jeu l’azote 15 et le phosphore 32 est utilisée pour suivre les mouvements des engrais marqués à l’azote et au phosphore dans les sols, les cultures et l’eau, ce qui permet d’obtenir des données quantitatives sur l’efficacité de l’utilisation de ces engrais, ainsi que sur leurs mouvements, leurs effets résiduels et leur transformation. Ces informations sont précieuses pour l’élaboration de stratégies améliorées d’application des engrais. La technique isotopique mettant en jeu l’azote 15 est également utilisée pour déterminer la quantité d’azote fixé à partir de l’atmosphère par fixation biologique de l’azote par les légumineuses.

La signature isotopique du carbone 13 permet de déterminer les quantités de résidus de culture incorporés au sol pour le stabiliser et améliorer sa fertilité. Cette technique peut aussi servir à évaluer les effets des mesures de conservation, comme ceux de l’incorporation de résidus de culture sur l’humidité et la qualité des sols. Ces informations permettent de déterminer l’origine et la contribution des différents types de cultures à la matière organique du sol.

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Source : iaea