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L'igname ; ce qu'il faut savoir des méthodes de conservation.


Quand la récolte de l'igname est mal exécutée, cela peut influer sur la durabilité de la conservation des tubercules. Ceux-ci sont en effet très fragiles et peuvent être facilement endommagés tout au long de la chaîne de production. Alors, à défaut d’expérience, qu’est-il bien de savoir avant le début de la récolte ?

LA RÉCOLTE DE L’IGNAME

QUAND RÉCOLTER LES TUBERCULES D'IGNAME?

Les tubercules atteignent la maturité lorsque le feuillage se dessèche et jaunit. Ainsi, il faut 8 à 10 mois après le semis pour y parvenir. Alors, généralement, de mi-juillet à mi-septembre se tiennent les récoltes précoces et de mi-janvier à février la grande récolte qui précède la préparation des semenceaux. Toutefois pour certaines variétés (les précoces qui mûrissent 5 à 7 mois après plantation ), deux récoltes sont possibles. Le rendement à l’hectare est de 5 à 12 tonnes. Il peut atteindre 20 tonnes à l’hectare avec l’emploi des engrais minéraux.
La première récolte est nécessaire si l’on a besoin de semenceaux en fin de saison. Celle-ci n’est donc pas nécessaire si l’exploitant pratique la technique de multiplication rapide.

LES PROCÉDÉS DE DÉTERREMENT DES TUBERCULES

Du fait de la fragilité du produit, l’opération est délicate. Il est généralement un bâton, un plantoir, une machette ou une houe. En effet, ceux-ci permettent d’ouvrir soigneusement la bute sans casser les racines, couper l’igname au niveau du collet, soutirer le tubercule, ameublir la terre et refermer le trou en secouant la tige. Cette procédure correspond plus aux récoltes précoces visant l'obtention des semenceaux en fin de cycle.
Pour les variétés tardives, la récolte peut être facilitée par l’utilisation d’une barre à mine que l’on peut fabriquer traditionnellement. Il faut choisir les moments de la journée où la température est basse pour les séance de récolte.

LA TECHNIQUE DU SEVRAGE : POUR OBTENIR DES SEMENCEAUX


Le sevrage permet d'obtenir précocement des tubercules tout en déclenchant le développement de la partie restée rattaché au collets dans la butte. Celle-ci est refaite entraînant alors une deuxième production en fin de saison. Ce produit constitue la semence ( "tête d’igname" ) de la saison suivante. La technique est généralement adaptée aux variétés d’igname précoces et semi-tardives.

Le sevrage se pratique 4 à 5 mois environ après l'apparition des tiges. Pour cette opération, il faut non seulement faire attention à ne pas blesser les tubercules, mais il faut aussi soigneusement préserver les racines.


Quoique dépendant des variété; la récolte précoce se révèle être plus avantageuse économiquement parlant que la récolte unique; en ce qu’elle s’opère en une période où la demande est forte que l’offre. La récolte tardive à l’avantage de générer de plus grands tubercules. Que cela ne tienne, les deux systèmes sont viable. Encore faut-il connaître toutes les variétés et leurs caractéristiques pour un bon suivis de sa plantation. En voilà tant de sujets que TalkAg se propose de développer avec sa communauté.

#Talkag #Récolte #Igname

La récolte de l’igname: choisir les bonnes méthodes de conservation

En Afrique, l'igname (Dioscorea spp) est majoritairement cultivée dans la région occidentale. Au Nigéria par exemple, la petite récolte pour certaines variétés a déjà commencé. Généralement pour les producteurs de cette tubercule, il se pose très souvent un soucis de stockage dans le processus de conservation. Alors, comment éviter les pertes post-récolte ?



Des astuces à savoir pour éviter les pertes post-récolte

Dioscorea spp peut subir au cours du stockage et/ou de la conservation des pertes économiques importantes. Il convient de connaître les conduite à tenir pour minimiser les pertes. Ainsi, la température est l’un des facteur à contrôler. Plus elle est élevée moins les tubercules se garde longtemps. Il est conseillé de les mettre dans un endroit sombre, frais, sec et bien aéré. Eviter de récolter les ignames pendant les moments les plus chauds de la journée. Éviter de les mettre dans un sac plastique afin de défavoriser la moisissure. Avant le stockage, il faut si possible traiter les tubercules au ‘’curing’’. Les tubercules entreposés doivent être de temps en temps dégermés pour réduire leur vitesse de dégradation.



Les méthodes de conservation de l’igname



-La conservation en buttes des tubercules

Considérant les variétés, une fois à maturité, les tubercules gardés dans les buttes pendant 1 à 3 mois. Cette option permet de récolter au besoin.
Bien qu'avantageuse sur le plan économique (elle n'entraîne pas de frais de construction), cette méthode comporte un risque. En effet, les tubercules sont exposés aux ravageurs et au vole.

-La conservation des tubercules en tas au sol sous arbre à feuilles persistantes

À même le sol ou sous un tapis de lianes sèches de Dioscorea spp sous un arbre à feuilles persistantes, les tubercules sont stockés ; recouverts d'une couche de lianes.
Aussi économique cette méthode ; tout de même les tubercules manquent d'aération. L’autre inconvénient est que le contact avec le sol favorise l'attaque des parasites et la contamination d'un tubercule par un autre.


-La conservation dans un abri conique à chaume de sorgho

Cet abri est constitué en général de branches disposées autour d'un tronc d'arbre à feuilles persistantes que l'on recouvre avec les tiges de sorgho de façon à obtenir un cône. Le grenier est constitué d'un abri de forme conique à la pointe dirigée vers le haut, bien qu'il puisse être également de forme oblongue. Les tubercules sont stockés les uns sur les autres sous le toit. Grâce à l'ombre qu'il dispense, l'arbre atténue les variations de température survenant en cours de journée, tandis que le léger toit de protection offre une aération suffisante.
Économique ; cette méthode est elle aussi exposé à plusieurs aléas.


-Stockage des tubercules d'igname dans des cabanes d'argile

Pour cette méthode, le grenier a des murs. Construits selon les techniques traditionnelles utilisant l'argile. Le toit est constitué d'herbe ou d'autres matériaux végétaux. Les tubercules sont entassés dans la cabane les uns sur les autres.
Bien que la structure offre une protection contre la pluie et l'exposition directe au soleil ; le soucis se pose au niveau de l’aération et l’entassement des tubercules. Aussi, la réalisation de la structure est relativement onéreuse.

-Conservation des tubercules sur tresse verticale

C’est la méthode la plus répandue dans la culture traditionnelle de dioscorea spp en Afrique occidentale. Les tresses verticales sont érigées en plein air. Il est important qu'elles soient suffisamment ombragées. On utilise par exemple pour cela un toit en feuilles de palmier ou des arbres à feuilles persistantes qui fournissent un ombrage naturel.
Ce système de stockage ne pose aucun problème durant la saison sèche ; mais en présence des pluies, en revanche, les tubercules pourrissent rapidement en raison de l'humidité. Aussi, il est à la fois onéreux ; demande beaucoup de travail et exposé aux ravageurs et voleurs.





Il est à noter que toutes ces méthodes présentent des limites et ne permettent pas une bonne conservation post-récolte des tubercules. Tout de même la tresse verticale donne les meilleurs résultats et est donc améliorable. Dans l'intérêt d'un stockage prolongé efficace, il est impératif d'éviter au maximum les risques de blessures des tubercules. Rappelons aussi que la fertilisation chimique influence sur l’aptitude de la conservation des ignames. Est-il vraiment nécessaire de fertiliser?

#Récolte #Igname #Conservation

Lutte contre les criquets pèlerins: La Banque mondiale contre les acridiens ravageurs en Afrique de l’Ouest


Le Groupe de la Banque mondiale, après le lancement du nouveau programme de 500 millions de dollars destiné à aider les pays d’Afrique et du Moyen-Orient à lutter contre les nuées des ravageurs (criquets pèlerins); cette fois-ci les actions de l’institution sont pour l’Afrique de l’Ouest pour la même cause.

En effet, la Banque Mondiale lève $ 75 millions face à la menace du criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest. Une réunion ministérielle virtuelle de haut niveau rassemblant 196 participants de l’ECOWAS, l'UEMOA, le CILSS, la FAO, la BIRD, la BAD, etc., s’est tenu le 10 juin dernier, afin de lever des fonds et soutenir les pays face à la menace acridienne et des autres ravageurs des cultures au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Cette réunion a été marqué par la levée de $ 500 millions par la Banque Mondiale, dont $75 millions sont destinés à l’Afrique de l’Ouest.
L’obtention des $ 75 millions permet de réaliser un plan de réponse du CLCPRO et de la FAO constitué autour de 3 axes. Le premier axe consiste à freiner la progression du criquet pèlerin ($ 14 à 23 millions), grâce à une surveillance constante qui permet une détection rapide et précoce, un traitement terrestre et aérien favorisé par l’obtention de pesticides et de bio-pesticides, et la mise en œuvre de mesures de sauvegarde environnementale. En second lieu, le plan de réponse à l’invasion consiste à protéger les moyens d’existence et la promotion d’un relèvement rapidement ($ 33 à 47 millions), grâce à un appui en intrants agricoles, soit la fourniture de semences, d’engrais, d’équipement, etc. Il s’agit également d’un appui à l’élevage par la livraison d’aliments pour le bétail, de blocs multi-nutritionnels, etc. Enfin, le plan veille à aider financièrement les populations plus vulnérables. Le dernier axe de ce plan est centré sur la coordination et la préparation ($ 3 à 5 millions). Pour ce faire, un appui technique rapide aux gouvernements et aux bureaux responsables de la question acridienne doit être fourni aux pays. Il s’agit enfin de renforcer les capacités régionales et nationales, ainsi que la préparation des acteurs à l’invasion acridienne par la mise en œuvre de formation, de plan de contingence, de gestion de savoirs, etc.
Il faut rappeler qu’une participation supplémentaire de l’AFD à hauteur de € 1 million porte l’aide à destination de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans le région occidentale (CLCPRO) à € 3 millions pour lutter contre le criquet pèlerin.
#Finanacement #Lutte #Criquest_pèlerins #Afrique_de_l_Ouest #Ravageurs #Banque_mondiale

SOURCE: www.commodafrica.com

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