Phénix Mensah TRAORE


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LES CARTES DE FERTILITÉ DU TOGO (partie 4) : RÉGION DES PLATEAUX

Avec la carte de fertilité au Togo, plus besoin aujourd’hui que le paysan sollicite forcement l’ITRA pour que ses techniciens aillent sur son terrain, pour faire des prélèvements et ensuite faire les analyses. Découvrons la carte de fertilité et les potentialités agricoles de la région des plateaux ; qui en plus de sa fonction primaire de centre de conservation et de transformation des produits agricoles constitue un véritable carrefour commercial et de transit de diverses marchandises et très fréquentée par les opérateurs économiques.


PRÉSENTATION ET POTENTIEL AGRICOLE

Avec pour capitale Atakpamé, la région des plateaux est la plus vaste des cinq Régions administratives que compte le Togo. Elle a une superficie de 16 975 Km², ce qui représente le tiers du pays. Elle est limitée au nord par la région centrale, au sud par la région Maritime, à l’est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana. Située entre le 6° 9 et 8° 5 de latitude nord. La région des Plateaux constitue de loin, la plus montagneuse du pays. En effet, elle est caractérisée par une suite de reliefs montagneux et de plateaux avec les monts aux altitudes les plus élevées. Elle est composée de nombreux sites géologiques et géomorphologiques exceptionnels, dont le mont Agou qui est l’une des formations rocheuses de l’Atakora et qui constitue le sommet le plus élevé du pays, culminant à 986 m.

Sur le plan agricole, la région des Plateaux est divisée en deux zones naturelles aux caractéristiques économiques opposées, mais complémentaires. En effet, on observe d’un côté un espace marqué par une économie de rente, et de l’autre, un milieu caractérisé par l’exploitation des cultures vivrières, même si les produits de rente n’y sont pas totalement absents. L’exploitation des deux espaces confère à la région des Plateaux le statut de grenier vivrier du pays, mais également celui de poumon du Togo en matière de cultures de rente.

Les cultures de rente concernent essentiellement le café et le cacao, qui sont principalement exploités dans les localités comme Badou, Atakpamé et Kpalimé ainsi qu’à leurs périphéries, formant le triangle du café-cacao. La région produit à elle seule la totalité du cacao et du café qui constituent les principaux produits d’exportation du pays après les phosphates. On note cependant une dégradation progressive de cette agriculture depuis les années 1965, en raison de la chute des cours, mais également à cause du vieillissement et du manque de renouvellement des plantations. On assiste à une sérieuse régression de la superficie des plantations qui entraîne à son tour la diminution de la production caféière et cacaoyère.

Le coton complète la liste des cultures de rente avec la canne à sucre qui elle est transformée sur place à l’usine sucrière d’Anié en pleine expansion.
Si l’économie de plantation constitue la caractéristique essentielle de la région des Plateaux, elle tient également un rôle important pour l’agriculture vivrière, produisant plus de 35 % du tonnage global des principales denrées alimentaires de l’ensemble du pays. Principalement stimulée par les besoins croissants d’approvisionnement des villes de la région et de la capitale du pays, le secteur vivrier est en plein essor depuis quelques années dans cette zone du pays.

Cet essor peut également s’expliquer par la réduction des surfaces des cultures de rente désormais utilisées pour les produits vivriers. Le système de culture est basé essentiellement sur des associations de cultures dont les principales sont le coton, le maïs, le niébé, l'igname, l'arachide et l’ananas. En plus des autres cultures qu’on retrouve dans le reste du pays (maïs, mil, sorgho, igname, manioc, noix de palme et de coco, soja, riz etc.), la région est spécialisée dans la culture du fonio, du taro, de la banane plantain, de la banane etc. C’est aussi la zone de prédilection des plantations fruitières et agrumes de tout genre (mangue, banane, ananas, avocat, orange, mandarine).

L’élevage, associé à l’agriculture, contribue également à l’économie régionale. A côté de l’élevage domestique des volailles et des petits ruminants, il s’est développé un élevage moderne avec la création de nombreuses fermes avicoles parsemées dans la région. L’élevage des bovins est principalement tenu par les peulhs nomades.

La pêche demeure une activité importante dans cette région qui est une zone à eau avec la présence d’un fleuve, d’un barrage, de plusieurs rivières, lagunes et points d’eau. Il s’agit donc d’une pêche continentale qui combine la pêche lagunaire et fluviale ainsi que la pisciculture. Bien que l’activité de pêche fluviale soit relativement importante, c’est le lac Nangbeto qui détient le monopole régional de ce secteur. Riche en ressources halieutiques, la pêche y est très active, avec environ 470 petites pirogues opérationnelles, avec une production annuelle de 2 834 tonnes en 2018.


CLIMAT

La région des plateaux est caractérisée par son climat doux et par sa végétation luxuriante. En effet, elle jouit d’un climat nuancé, à cheval entre le climat subéquatorial, le climat équatorial et le climat tropical humide. Ce territoire est marqué par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches. La grande saison pluvieuse s’étale d’avril à juillet tandis que la petite va de septembre à octobre. Durant les saisons des pluies, on observe un régime de vent de mousson chaud et humide. La grande saison sèche, caractérisée par l' harmattan et un ciel brumeux de particules de poussière, couvre la période allant de novembre à mars.

La petite saison sèche ne dure que le mois d’août et est marquée par la présence d’une brume humide avec des pluies de très faibles intensités et des températures moyennes minimales de 23,3 °C. Il faut cependant signaler que le régime pluviométrique bimodal de la région tend à disparaître, évoluant progressivement vers un système uni-modal du septentrion du pays.


SOLS

La région renferme des sols caractéristiques de la pénéplaine (zone faiblement onduleuse) précambrienne. On y trouve plusieurs ensembles de sols, notamment les lithosols ou sols peu évolués, les sols ferrugineux tropicaux, les sols ferralitiques et les sols hydromorphes. Sur ces ensembles de sols, se développe une impressionnante biodiversité (forêts humides, forêts classées), qui donne à cette partie du Togo, une attrayante particulière. Sur le plan hydrographique, la zone est traversée par un fleuve (Mono) et plusieurs rivières (Anié, Ogou, Amou, Haho, Zio). L’importante géo diversité est étroitement liée aux conditions climatiques.

Lire aussi : LES CARTES DE FERTILITÉ DU TOGO (partie 3) : RÉGION CENTRALE =>> www.talkag.com ?src=41340

SOURCE : fertitogo.tg ; togopolitique.org


#Gestion_des_sols

LES CARTES DE FERTILITÉ DU TOGO (partie 4) : RÉGION DES PLATEAUX

Avec la carte de fertilité au Togo, plus besoin aujourd’hui que le paysan sollicite forcement l’ITRA pour que ses techniciens aillent sur son terrain, pour faire des prélèvements et ensuite faire les analyses. Découvrons la carte de fertilité et les potentialités agricoles de la région des plateaux ; qui en plus de sa fonction primaire de centre de conservation et de transformation des produits agricoles constitue un véritable carrefour commercial et de transit de diverses marchandises et très fréquentée par les opérateurs économiques.


PRÉSENTATION ET POTENTIEL AGRICOLE

Avec pour capitale Atakpamé, la région des plateaux est la plus vaste des cinq Régions administratives que compte le Togo. Elle a une superficie de 16 975 Km², ce qui représente le tiers du pays. Elle est limitée au nord par la région centrale, au sud par la région Maritime, à l’est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana. Située entre le 6° 9 et 8° 5 de latitude nord. La région des Plateaux constitue de loin, la plus montagneuse du pays. En effet, elle est caractérisée par une suite de reliefs montagneux et de plateaux avec les monts aux altitudes les plus élevées. Elle est composée de nombreux sites géologiques et géomorphologiques exceptionnels, dont le mont Agou qui est l’une des formations rocheuses de l’Atakora et qui constitue le sommet le plus élevé du pays, culminant à 986 m.

Sur le plan agricole, la région des Plateaux est divisée en deux zones naturelles aux caractéristiques économiques opposées, mais complémentaires. En effet, on observe d’un côté un espace marqué par une économie de rente, et de l’autre, un milieu caractérisé par l’exploitation des cultures vivrières, même si les produits de rente n’y sont pas totalement absents. L’exploitation des deux espaces confère à la région des Plateaux le statut de grenier vivrier du pays, mais également celui de poumon du Togo en matière de cultures de rente.

Les cultures de rente concernent essentiellement le café et le cacao, qui sont principalement exploités dans les localités comme Badou, Atakpamé et Kpalimé ainsi qu’à leurs périphéries, formant le triangle du café-cacao. La région produit à elle seule la totalité du cacao et du café qui constituent les principaux produits d’exportation du pays après les phosphates. On note cependant une dégradation progressive de cette agriculture depuis les années 1965, en raison de la chute des cours, mais également à cause du vieillissement et du manque de renouvellement des plantations. On assiste à une sérieuse régression de la superficie des plantations qui entraîne à son tour la diminution de la production caféière et cacaoyère.

Le coton complète la liste des cultures de rente avec la canne à sucre qui elle est transformée sur place à l’usine sucrière d’Anié en pleine expansion.
Si l’économie de plantation constitue la caractéristique essentielle de la région des Plateaux, elle tient également un rôle important pour l’agriculture vivrière, produisant plus de 35 % du tonnage global des principales denrées alimentaires de l’ensemble du pays. Principalement stimulée par les besoins croissants d’approvisionnement des villes de la région et de la capitale du pays, le secteur vivrier est en plein essor depuis quelques années dans cette zone du pays.

Cet essor peut également s’expliquer par la réduction des surfaces des cultures de rente désormais utilisées pour les produits vivriers. Le système de culture est basé essentiellement sur des associations de cultures dont les principales sont le coton, le maïs, le niébé, l'igname, l'arachide et l’ananas. En plus des autres cultures qu’on retrouve dans le reste du pays (maïs, mil, sorgho, igname, manioc, noix de palme et de coco, soja, riz etc.), la région est spécialisée dans la culture du fonio, du taro, de la banane plantain, de la banane etc. C’est aussi la zone de prédilection des plantations fruitières et agrumes de tout genre (mangue, banane, ananas, avocat, orange, mandarine).

L’élevage, associé à l’agriculture, contribue également à l’économie régionale. A côté de l’élevage domestique des volailles et des petits ruminants, il s’est développé un élevage moderne avec la création de nombreuses fermes avicoles parsemées dans la région. L’élevage des bovins est principalement tenu par les peulhs nomades.

La pêche demeure une activité importante dans cette région qui est une zone à eau avec la présence d’un fleuve, d’un barrage, de plusieurs rivières, lagunes et points d’eau. Il s’agit donc d’une pêche continentale qui combine la pêche lagunaire et fluviale ainsi que la pisciculture. Bien que l’activité de pêche fluviale soit relativement importante, c’est le lac Nangbeto qui détient le monopole régional de ce secteur. Riche en ressources halieutiques, la pêche y est très active, avec environ 470 petites pirogues opérationnelles, avec une production annuelle de 2 834 tonnes en 2018.


CLIMAT

La région des plateaux est caractérisée par son climat doux et par sa végétation luxuriante. En effet, elle jouit d’un climat nuancé, à cheval entre le climat subéquatorial, le climat équatorial et le climat tropical humide. Ce territoire est marqué par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches. La grande saison pluvieuse s’étale d’avril à juillet tandis que la petite va de septembre à octobre. Durant les saisons des pluies, on observe un régime de vent de mousson chaud et humide. La grande saison sèche, caractérisée par l' harmattan et un ciel brumeux de particules de poussière, couvre la période allant de novembre à mars.

La petite saison sèche ne dure que le mois d’août et est marquée par la présence d’une brume humide avec des pluies de très faibles intensités et des températures moyennes minimales de 23,3 °C. Il faut cependant signaler que le régime pluviométrique bimodal de la région tend à disparaître, évoluant progressivement vers un système uni-modal du septentrion du pays.


SOLS

La région renferme des sols caractéristiques de la pénéplaine (zone faiblement onduleuse) précambrienne. On y trouve plusieurs ensembles de sols, notamment les lithosols ou sols peu évolués, les sols ferrugineux tropicaux, les sols ferralitiques et les sols hydromorphes. Sur ces ensembles de sols, se développe une impressionnante biodiversité (forêts humides, forêts classées), qui donne à cette partie du Togo, une attrayante particulière. Sur le plan hydrographique, la zone est traversée par un fleuve (Mono) et plusieurs rivières (Anié, Ogou, Amou, Haho, Zio). L’importante géo diversité est étroitement liée aux conditions climatiques.

Lire aussi : LES CARTES DE FERTILITÉ DU TOGO (partie 3) : RÉGION CENTRALE =>> www.talkag.com ?src=41340

SOURCE : fertitogo.tg ; togopolitique.org


#Gestion_des_sols

LES CARTES DE FERTILITÉ DU TOGO (partie 3) : RÉGION CENTRALE

Le choix de la culture à implanter sur une parcelle ne se fait pas au pif. L’agriculteur doit normalement baser sa décision sur plusieurs éléments dont l’un des plus importants est la nature du sol de la parcelle à exploiter. C’est donc dans l’optique de faciliter cette prise de décision qu’est mise en place au Togo une carte de fertilité des sols. Après les régions des savanes et de la Kara, voyons à quoi ressemble la carte de fertilité de la région centrale.


PRÉSENTATION ET POTENTIEL AGRICOLE

Avec pour chef-lieu Sokodé, la région Centrale couvre une superficie d'environ 13 500 km2 (soit 23,8% de l’espace national) ; dont plus de 20 % sont des réserves et des forêts classées parmi lesquelles la réserve du parc national du Fazao qui couvre près de 2 000 km2. Berceau d’espèces animales de tous genres (éléphants, buffles, antilopes, primates et oiseaux), la région est un lieu d’association végétale naturelle.
La majorité des ménages de la région associe l’agriculture à l’élevage et à d’autres activités génératrices de revenus, tout en s’adaptant aux opportunités qu’offrent les deux saisons.

L’agriculture occupe une grande proportion de la population régionale. A l’image de l’agriculture nationale, celle de la région centrale demeure au stade rudimentaire. Les techniques et outils d’exploitation sont traditionnels (coupe-coupe, houe, daba, bâton à fouir, etc.), avec un faible taux de mécanisation. Les agriculteurs déploient de grands efforts physiques pour les travaux champêtres.

Cette agriculture est de type familiale et dominée par l’exploitation des produits vivriers (maïs, le sorgho, le mil, l’igname, le manioc, le niébé, le haricot, le riz, le soja, le sésame, l’arachide etc…). En 2010, la production vivrière de la région s'élevait à 711 241 tonnes. Bien qu’il s’agisse d’une agriculture de subsistance, une partie de la production est destinée à la vente.
Les produits de rente (coton, anacardes, etc.) sont faiblement exploités. Si la région dispose d’atouts considérables pour le développement du secteur agricole (disponibilité de terres cultivables, bonne pluviométrie, existence de bas-fonds humides avec possibilité d’exploitation des cultures irriguées, existence d’une main-d’œuvre jeune et active), elle est parallèlement confrontée à des difficultés principalement liées à l’enclavement des zones à fort potentiel agricole, à l’exode rural, au non accès au crédit, aux aléas climatiques et aux conflits liés à la transhumance.

La transformation des produits relève du domaine des femmes dans cette zone du pays. Les produits localement transformés sont : le manioc (gari et tapioca), les grains de néré (moutarde), le karité (beurre), le soja (moutarde et fromage), la noix de palme (huile de palme) et le sorgho.

L’élevage est associé à l’agriculture et est aussi de type traditionnel.
Les principales espèces élevées sont : la volaille (pintades, poules, pigeons, canards, etc.), le petit ruminant (moutons, chèvres, porcs) et les bovins.


RELIEF

Les montagnes sont caractérisées par des zones peu élevées, inférieures à 700 m, allant du plateau d'Adélé au sud-ouest, passant par le mont Fazao jusqu'au nord-est de la région. Ces zones constituent une suite de la chaîne de l'Atakora qui se prolonge vers le Bénin. Les principales rivières sont l'Anié, l'Assoukoko, l'Ogou, le Kové, l'Aou, le Na, le Mo, le Mono. En effet, les plaines de Mô et du Mono sont dominées par les savanes tandis que les zones montagneuses sont couvertes de forêts sérieusement dégradées par les activités humaines. On rencontre également des forêts de galeries sous forme de peuplements ligneux denses et linéaires sur les abords des rivières.


SOLS

Les études pédologiques révèlent cinq ensembles de sols dans la région. Il s’agit des sols peu évolués ou lithosols, des vertisols, des sols ferrugineux tropicaux, des sols ferralitiques et des sols hydromorphes (zones marécageuses, bordures des rivières).


CLIMAT

La région centrale jouit d'un climat tropical semi-humide influencé par la circulation atmosphérique en vigueur dans l’espace ouest africain. Les températures varient entre 20 °C et 32 °C. Les mois de juillet, août et septembre sont les plus froids de l'année (les minima pendant le harmattan, et des maxima entre février et avril.).

Il y a deux saisons distinctes : une saison pluvieuse, d'avril à octobre, et une saison sèche, de novembre à mars. Les précipitations annuelles varient entre 1100 mm et 1500 mm de pluie pour un nombre de jours se situant entre 100 et 120. Les totaux pluviométriques vont de 1200 à 1500 mm par an. La durée d’insolation oscille autour de 2500 heures par an, déterminant une évaporation moyenne de 1600 mm d’eau. L’évaporation varie sensiblement d’une année à l’autre. Elle atteint parfois 1600 mm par an ce qui est au-dessus des précipitations annuelles de pluies dans la région


Lire aussi : LES CARTES DE FERTILITÉ DU TOGO (partie 2) : RÉGION DE LA KARA =>> www.talkag.com ?src=41173

SOURCE : fertitogo.tg ; togopolitique.org


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