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IDENTIFIER ET LUTTER CONTRE LES ENNEMIS DE L’ARACHIDE EN STOCK : CAS DE LA BRUCHE DE L’ARACHIDE OU CARYEDON SERRATUS (OLIVIER)

L’attaque des ravageurs sur l’arachide ne se limite pas qu’au champ. D'énormes pertes s'enregistrent après la récolte. Celles-ci se partagent entre les opérations de traitement post-récolte et les attaques en stock. Favorisé par les failles négligées lors du processus de conservation ; plusieurs ravageurs sont parrains desdits attaques. La bruche de l’arachide encore appelé Caryedon serratus (Olivier) est l’un des plus dévastateurs. Comment lutter contre cet ennemi des stocks d’arachide ? TalkAg la plateforme du savoir agricole vous en parle.




LA BRUCHE DE L’ARACHIDE ; GRAND ENNEMI DE LA GRAINE EN STOCK

La conservation de l’arachide se fait soit décortiqué soit en coque. Mais celle-ci peut s’avérer difficile sans l’utilisation des produits chimiques. Ceci du fait que , les stocks d’arachide subissent les attaques de plusieurs groupes de ravageurs ; mais la bruche est le plus redoutable.


CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LA BRUCHE DE LE CARYEDON SERRATUS (OL.)

Généralité

La bruche de l’arachide est un insecte Coléoptère appartenant à la famille des Bruchidae : Caryedon serratus (Olivier). Elle constitue le principal ravageur des stocks de la culture; seul insecte capable d’attaquer l’arachide en gousse. Au Sénégal par exemple, celle-ci peut détruire 80 % des stocks entreposés. La larve est le réel responsable des dommages en cas d’infestation.

Une température comprises entre 27°C de 33°C et une hygrométrie supérieure à 30 % ; favorise la fructification de l’insecte. Il est sensible au froid (son développement s'estompe en dessous de 22°C) ; aux fortes températures (> 40°C) et aux faibles hygrométries (< 20%). La bruche peut survivre dans les entrepôts d'une récolte à l'autre. Ceci dû au fait que dans sa forme larvaire elle peut persister longtemps au sein du cocon.


Biologie et manifestation des dégâts

L’insecte adulte mesure 5 à 7 mm de long et est de couleur brun-rougeâtre à grisâtre. Cet insecte a une grande plasticité de ponte. Ainsi, la femelle peut pondre entre 20 et 115 œufs ; lorsque les conditions sont favorables, la fécondité peut aller jusqu’à 650 œufs. La ponte se fait sur les gousses de l’arachide, pendant le séchage ou dans les lieux de stockage. En réalité, la pré-infestation commence environ neuf jours après la récolte (Delobel et al, 1996). L'adulte n’ayant pas besoin de se nourrir, n'occasionne pas de dégâts.

Concrètement, l’œuf blanchâtre a une forme ovoïde, allongé et aplati ; il se colle au tégument de la gousse. La larve en sort sans passer à l’air libre en pénétrant directement dans la graine. En tout il existe quatre stades larvaires. Les larves mesurent environ 6 mm à maturité. Pendant les deux mois que dure son développement elle dévore entièrement l'amande en s'entourant de déjections blanches. Elle mue trois fois avant de se nymphoser. À la fin de son développement, elle se rapproche de la surface et découpe dans la coque un trou circulaire de 3 mm de diamètre.

Les pertes sont observables au bout de cinq à dix mois; car les premières générations n'occasionne que peu de dégâts. Rappelons que les générations se succèdent avec un intervalle de deux à trois mois il peut avoir donc six générations par an.





LEVIERS DE LUTTE CONTRE LA BRUCHE DE L’ARACHIDE

Une fois sa présence remarquée ; la bruche doit être détruite avant la mise en grenier, en secco ou en sac. Aussi, des mesures de protection doivent être prises.


Les techniques de protection traditionnelles

Quel qu'en soit l’étendu de leurs efficacités ; bien exécuté ; les techniques de lutte traditionnelle, permettent de limiter les pertes des denrées stockées. Elles sont moins coûteuse.

Effectivement, il s’agit entre autre de l’utilisation de plantes à effet insecticide ou insectifuge. Par exemple l'Azadirachta indica encore appelé margousier/margosier ou neem, Bosciqna senegalensis, Nicotiana tabacum (Tabac)... ; entrent dans la catégorie. Par ailleurs, du sable ou des cendres sont mélangés avec la récolte (peu employé pour les raisons commerciales). Leur action est abrasive sur la cuticule des insectes adultes.


Les moyens de lutte biologique

Par cette technique, au champ, il est proposé le parasitage des bruches aux stades oeufs, larves, ou nymphes ; par un grand nombre d’hyménoptères. Ces dernier contrôlerait naturellement les populations de bruches.

L’efficacité de cette technique n’est pas affirmé ; car les hyménoptères (Pteromalidae ou Chalcididae) ont souvent une biologie mal connue

La stratégie en stock de la lutte biologique fait cas d’un acarien ectoparasite, Pyemotes tritici, il a la capacité de détruire une grande partie de la population de larves.



Levier de lutte physique et mécanique

Pour cette technique, l’on note l’utilisation de poudres abrasives. En effet ces poudres provoquent une absorption de l’eau biologique de l’insecte avec mort par dessiccation et/ou par abrasion de la cuticule. Ainsi le sable (effet dissuasif) et la silice ( action létale) ont fait leur preuve.

Quant à l'utilisation de la cendre ; les expériences démontrent que celles du néré ( Yarkia biglobosa) et Afzelia africana offrent de bons résultats.

Le stockage en fûts hermétiques a aussi donné de bons résultats. En pratique, le manque d’oxygène dans le dispositif peut provoquer la mort des insectes. Sauf que, cette option s’avère coûteuse et peu pratique, surtout au cas où le stock à faire est d’une grande taille.
Dans les régions (pays tropicaux secs) où les conditions naturelles le permettent ; la chaleur peut être utilisé comme moyen de lutte. Mais paradoxalement selon certaines études ; le développement de la bruche ne peut se faire que dans des conditions optimales de température et d’hygrométrie.

En outre, étant des espèces thermophiles, les bruche foreuses peuvent être stoppé par la conservation au froid. mais pour des raison économiques, cette option reste marginale.


Lutte chimique

Elle est onéreuse, dangereuse, mais efficace. Elle se pratique soit à l’aide de fumigants ou avec des insecticides de contact.

En terme d’insecticides de contact ; il s’agit de molécules chimiques (sous réserve des règlements en vigueur) ; à l'instar de la Deltaméthrine, l’Iodofenphos, le Dichlorvos et les Pyréthrines synergisées. Elles ont le mérite d’agir efficacement sur les formes adultes des insectes ; mais à contrario elles sont moins efficace sur les formes cachées à l’intérieur des graines.

Concernant les insecticides fumigants ; ils n’ont pas d’effets résiduels, mais ils ont une caractéristique que ne présentent pas les insecticides de contact. En effet, ils ont la capacité de pénétrer à l’intérieur des piles de sacs, ou des tas de denrées en vrac. Ils y sont absorbés par chaque graine et détruisent tous les insectes , peu importe le stade de développement. Ainsi dans le cas de l’arachide, l’on peut citer le bromure de méthyle (Retiré au niveau mondial en 2015) ou le phosphure d’aluminium qui protègent de façon efficace contre Caryedon Serratus.

Mais les insecticides dans leur ensemble du fait de leur toxicité sur la santé humaine ; rencontre de plus en plus des résistances réglementaires. En outre, il faut noter que, l’utilisation des produits chimiques de synthèse et des produits chimiques naturels (azadirachtine), peut créer des génération de bruches résistant.










In fine, l’on peut déduire que les facteurs qui fondamentalement influencent l'évolution des populations de bruche de l’arachide soient climatiques et biocénotiques. TalkAG rappelle aussi que les bonnes pratiques pour éviter ces déconvenues commencent au champ. Aussi, les locaux de stockage peuvent être de potentielles sources d’infestation. En outre, les pertes, qu’elles soient qualitatives ou quantitatives, sont évitable si des mesures de protection sont préalablement prises. Il faut noter aussi que l’étape du séchage des récoltes mérite une rigueur pour empêcher les infestations.

#Talkag #Bruche_de_l_arachide #Ravageurs #Arachide #Stockage

CHOISIR LES BONNES TECHNIQUES POUR LE STOCKAGE ET CONSERVATION DE L’ARACHIDE


Pour tout agriculteur, les pertes de produits après l’opération de récolte est une déception. Les récoltes doivent être à l'abri de tous facteurs dégradant. C’est pourquoi en ce qui concerne le stockage et conservation de l’arachide ; TalkAg souhaite passer en revu les techniques existantes ; pouvant permettre au final d’obtenir un produit qui conserve toutes ses qualités organoleptiques, nutritionnelles, marchandes ainsi que sa faculté germinative (pour le semis). Mais il faut reconnaître que les agriculteurs en Afrique font face à des contraintes freinant souvent l’atteinte de ses objectifs. D'abord, le stockage c'est quoi ?




CONDITIONNEMENT, STOCKAGE ET CONSERVATION DE L’ARACHIDE


Définition

Stocker, c’est le processus après la récolte qui vise à conserver les produits, de façon appropriée ; afin de garantir la sécurité alimentaire en dehors des périodes de production agricole. C'est aussi le système permettant d’assurer la pérennité des cultures à travers la sécurisation des semences.
En effet, sur le plan alimentaire, le stockage permet une utilisation différée des produits agricoles récoltés. Il permet d’assurer, sur le plan agricole, la disponibilité en semences pour les prochains cycles culturaux ; sur le plan agro-industriel, l'approvisionnement régulier et continu en matières premières des industries de transformation ; sur le plan commercial, l'offre et la demande de produits agricoles (stabilisant ainsi les prix sur le marché).
L’atteinte de ces objectif ; est subordonnée à l’adoption des mesures visant à préserver, dans le temps, la qualité et la quantité de l’arachide stocké.



Opération de stockage et conservation de l’arachide

En matière de conservation, le taux d’humidité du produit est un facteur très important à gérer. De lui peut dépendre la durée du stock. Ainsi, plus le taux d’humidité des gousses d’arachide est bas, plus la qualité des graines est maintenue durant le stockage. Il doit tourner autour de 7 à 8% avant le conditionnement.
Précisons aussi que, conserver l’arachide avec les gousses recèle bien des avantages. En effet, contrairement aux graines, le stockage des gousses est facile et pourrait durer plus longtemps. Aussi en cas d’attaque d’insectes, les cosses amortissent les dégâts.



Le stockage traditionnel

En Afrique tropicale, la grande partie des producteurs ruraux font usage des méthodes traditionnelles pour la conservation de leurs récoltes. Ces techniques s'adaptent aux conditions locales et offrent généralement des résultats acceptables. Il s’agit principalement de l’usage des greniers fait en chaume (aérés) ou en banco avec des parois fermes. L’on note aussi l’usage des paniers qui sont placés sur des plates-formes en banquettes tressées supportées par des pieux. Aussi, des sacs en polypropylène renforcés à l’intérieur par plusieurs couches de polythène sont employés.
L’utilisation des fûts métalliques ou en plastique pour le stockage est possible ; mais cela peut revenir cher à l'agriculteur. L’arachide se stocke aussi dans des récipients hermétiques pour des petites quantités.



Le stockage moderne

Ici le but est le même que la méthode précédente ; sauf que le stockage moderne nécessite des conditions plus rigoureuses et des matériaux améliorés. Il s’agit soit du stockage en vrac, soit de celui en sac.
Le premier fait usage des monticules en plein air pouvant rassembler plus de 10000 tonnes et limitées par un mur de sacs rempli d’arachides (seccos).
Pour le second, les sacs sont empilés et recouverts d’une bâche amovible ou bien placés à l’intérieur d’un bâtiment.
Pour les semences, l'on recommande que, lorsque les installations adéquates ne sont pas disponibles, de produire les semences de préférence en deuxième cycle de culture. Ceci parce que, la conservation des semences, en zone humide, pose des problèmes.







CONDITIONS D’UN BON STOCKAGE ET CONSERVATION DE L’ARACHIDE

Pour être sûr de minimiser au maximum les déconvenues sur ses récoltes d’arachide ; il existe des conduites à tenir élémentaires dans le processus de stockage.

Produit à stocker

Alors, l’assurance d’un taux d’humidité convenable (entre 8 et 7 %) est capitale. Sinon l’arachide stocké avec un taux d’humidité anormal ; concède des prérequis pour se dégrader. Mis à part ce qui précède ; avant le conditionnement, s’assurer que les gousses destinées au stockage ne soient pas vides ou perforées ; qu’elles soient indemnes d’attaques d’insectes et de blessures. Bref, le taux d’impuretés des stocks d’arachide doit être très bas. L’arachide ne doit pas être stocké avec d’autres légumineuses infestées.
Il est important pour le producteurs d’inspecter régulièrement les stocks d’arachide une fois toutes les deux semaines. Les critères de qualité sont divers et concernent autant l'aspect extérieur, la forme, la taille, que l'odeur et le goût. Ceci étant, un contrôle olfactif et visuel s'invite.



Lieu de stockage

Tout d’abord, il faut éviter de stocker l’arachide à proximité des zones susceptibles de favoriser les contaminations. S’assurer aussi du bon état du magasin ou du grenier avant, pendant et après le stockage. Le maintien de l'hygiène dans et autour des lieux de stockage est requis ; cela implique de débarrasser l’intérieur de tous les objets hors d’usage (sacs vides …).
En fonction du la structure choisie pour la conservation; il serait bien d’orienter le local de stockage de façon à permettre une circulation d’air et réduire la pénétration des rayons solaires. En effet, Le taux d’humidité de l’air dans les structures de stockage doit être inférieur à 10%. Aussi, il faudra fermer tout trou pouvant servir de cachette aux insectes et rongeurs.


Entreposage du produit conditionné

Les sacs contenant le produit ne doivent pas être posé à même le sol. Il n’est pas convenable de constituer des piles de sacs autour des colonnes ou à l´entrée du magasin et aussi ; il faut maintenir un espacement de 50 à 100 cm entre les piles ainsi qu’entre les piles et le mur. Normalement les piles se constituent de sacs de même dimension. Pour faciliter la manutention, les oreilles des sacs se placent toujours vers l’intérieur. Séparer les anciens stocks d’arachide des nouveaux stocks est aussi une autre recommandation.
Enfin, en plus d’un maintien d’un taux d’humidité relative convenable par une bonne aération ; il est de bon ton de disposer d’une méthode de lutte contre les insectes et les rongeurs.


Contraintes liées aux systèmes paysans de stockage et conservation de l’arachide

Plus d’un facteur agit dans le traitement post-récolte de l’arachide dans les pays producteur en Afrique. Des facteurs qui exercent des effets négatifs sur les produits. Ceci se traduit par des dommages ou dépréciation de la qualité du grain, ou carrément par des pertes. En effet, de mauvaises conditions de stockage entraînent le plus souvent des pertes dues à l'action combinée de moisissures, insectes, rongeurs et autres ravageurs.

Concrètement, l’attaque des rongeurs, l’attaque des insectes et la précarité des structures de stockage constituent les principales contraintes qui induisent de sérieux dégâts stocks des agriculteurs.

Premièrement, les rongeurs constituent l’un des problèmes majeur rencontré dans les stocks des producteurs. Ceux-ci causent des dégâts importants ; un handicap donc à la conservation des récoltes.

En second lieu, l’on note l’attaque des insectes ; constituant la principale cause des dommages enregistrés dans les stocks des produits agricoles.

Troisièmement, les moisissures qui peuvent être des destructeurs silencieux. C’est l’ennemi le plus difficile à reconnaître dans les produits stockés.

En outre, nous pouvons citer aussi en terme de menaces, les feux de végétation (consument les structures de stockage des produits agricoles déjà chargées) et la précarité des structures de stockage. L'impact négatif de ces dernier sur le stockage n’est pas à négliger.

Concernant l’arachide en particulier, l'égoussage à l'aide des bâtons non seulement provoque des pertes énorme(6,9 %) ; mais aussi rend difficile la mise en oeuvre du stockage et conservation. Ceci est le cas aussi d’un mauvais séchage.







Finalement, la détermination de la structure de stockage dépend de plusieurs facteurs (le volume des récoltes, la région, la disponibilité des matériaux, la duré du stockage la méthode de manutention, les ressources financières disponibles). Il faut noter que le stockage moderne s'emploie pour les conservations de longue durée ; toutefois, la méthode traditionnelle fait aussi ses preuves. TalkAg attire l’attention sur le fait que certains ennemis des stocks d’arachide commencent leurs attaques juste après les récoltes. Il faut donc identifier ces derniers et connaître les signe de leur présence pour mieux lutter.


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LES OPÉRATIONS CULTURALES POST-RÉCOLTES DE LA FILIÈRE ARACHIDE

L’une des grandes problématiques de l’Agriculture en Afrique est la gestion post-récolte des produits. Les pertes durant cette étape de la chaîne de production est considérable. Pour TalkAg, en ce qui concerne la filière arachide ; connaître déjà les différentes composantes et exigences des opérations culturales post-récoltes ; constitue une prémisse pour un bon achèvement des activités de la chaîne de production. Ainsi nous évoquerons la récolte et ses trois phases.






LA RÉCOLTE UNE COMPOSANTE DES OPÉRATIONS CULTURALES POST-RÉCOLTES

Dans la filière arachide, la récolte sous entend l’arrachage, le séchage et le battage. Mais avant tout ; déterminer la période de récolte est aussi un point fondamental.



EXÉCUTION EN AMONT DES OPÉRATIONS CULTURALES POST-RÉCOLTES

Savoir déterminer la période de récolte des gousses d’arachide mature



Ce n’est qu’après la maturité des gousses que l’agriculteur peut programmer l’arrachage des plants d’arachide. Mais une contrainte demeure : comment déterminer la période de maturité des gousses ?

En effet l’on constate le plus souvent qu’il n’y a presque pas de symptôme phénologique caractérisant la maturité des gousses. Mais cela peut dépendre aussi des cultivars. C’est ainsi que pour certaines variétés, l’on pourra avoir comme indicateurs : la couleur des feuilles qui passe du vert au jaune pâle ; les feuilles qui se sèchent et tombent souvent.

L’agriculteur peut à partir de la date de maturité théorique, procéder à un échantillonnage de quelques pieds qui seront analysés. De toutes façon, la récolte peut commencer dès que 70-80 % des gousses sont mûres.

Quand les gousses sont immatures, leur partie interne est spongieuse, très humide avec des grains de couleur blanche. Par contre, les gousses mature sont lisses dans un état presque sec ; avec des grains rouges ou bruns foncés (selon les cultivars).


L’arrachage des plants


Encore appelé soulèvement des plants ; l’opération d’arrachage des plants d’arachide peut se faire de deux manières : l’arrachage manuel ; ou à l’aide d’outils. Dans le deuxième cas, l’objet utilisé pour le soulèvement passe sous le plant à des profondeurs de 8 à 12 cm sous terre, sans sectionner les gousses. La plante est ensuite soulevée puis laissée à sécher sur le sol. À cette étape, la teneur en eau dans les gousses varie entre 40 à 50% .


Risques inhérents à l’exécution de la récolte

Récolter précocement cause des pertes énorme dans la chaîne de production et influence sur la qualité des grains (la teneur en huile, en protéines et sur la viabilité de la semence).
Si le sol est humide, le maintien des variétés non dormantes au champ au delà de la durée moyenne du cycle occasionne un niveau élevé de la germination des graines. Ce retard de récolte expose les gousses aux attaques des parasites et augmente l’acidité des graines et leur teneur en aflatoxine entraînant la détérioration de la qualité des semences.




EXÉCUTION EN AVAL DES OPÉRATIONS CULTURALES POST-RÉCOLTES


Le séchage

Le séchage est fondamentale ; il doit être optimal ; car il conditionne la bonne conservation des récoltes et empêche le développement des moisissures toxiques et l'attaque des insectes. Il peut être naturel ou artificiel. Concrètement, le séchage vise à réduire la teneur en eau des gousses. Il est un élément sensible des opérations culturales post-récolte ; c'est pourquoi, lorsque la teneur en eau n’est pas à un niveau inférieure à 10% ; sa durée se prolonge.
L’arachide reste dispersée sur le champ 2 à 7 jours après arrachage. Elle est ensuite rassemblée en petits tas en moyettes durant 2 à 3 semaines avant d’être réunie en meules. Celles-ci resteront au champ pendant trois semaines au cours desquelles divers insectes peuvent les attaquer. le bénéfice de ce procédé de séchage est qu’il permette d’éviter la fructification des moisissures sur les gousses et empêche la dispersion des gousses d’arachide lors du battage
En outre, des précautions reste à prendre lors de cette opération. Ainsi, il est important d'éviter : d’arracher et de mettre dans l'immédiat en tas les plantes encore vertes ; d'entasser les plantes mouillées par la pluie ; de laisser les plantes en tas après une forte pluie ; d’arracher et laisser en plein soleil pendant plusieurs jours.
Après soulevage et andainage en culture mécanisée, les moissonneuses batteuses s’exécutent généralement en une seule opération. Les gousses doivent être immédiatement séchées artificiellement.



L'égoussage ou le battage

Deux à six semaines après l’arrachage, lorsque le séchage aura déshydrater les gousse jusqu’à un taux d’humidité d’environ 10% environ ; le battage peut intervenir soit manuellement, soit avec un bâton. Il consiste à séparer les fanes des gousses. Après le battage, les gousses d’arachide sont conservées soit dans des greniers (en paille ou en banco) ; soit dans des greniers hermétiques pour en faire ultérieurement des semences ou pour la commercialisation.

Dans certaines régions en Afrique, l’égoussage manuel est le plus pratiqué. Il consiste à séparer une à une les gousses des fanes. Le séchage dans ce cas est très efficace. En effet, les gousses peuvent se stabiliser à 6-8 % de taux humidité. L’on obtient un produit de parfaite qualité. Les gousses et les fanes sont intégralement préservées ; contrairement au cas où est utilisé bâtons ou fléaux. Avec cette technique, l’endommagement des gousses et l'attaque de l'Aspergillus flavus s'amoindrit. Elle s'emploie généralement en production d’arachide de bouche.

#Talkag #Arachide #Récoltes

Aussi, divers types de moissonneuses-batteuses mécaniques sont employés. Ils possèdent la capacité de battre les meules dont la teneur en eau est tombée aux alentours de 10 %.