Gilbert PICHON


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L’ENTRETIEN DU COTONNIER EN AFRIQUE : DEUX OPÉRATIONS À PRENDRE EN COMPTE

Le cotonnier, comme toutes les autres cultures, après le semis a besoin d’entretien. L’entretien du cotonnier est une opération qui vise à prendre soin du champ de coton. Le but est de limiter l’invasion des mauvaises herbes et des ravageurs. Cependant, deux opérations importantes sont à prendre en compte lorsqu’on parle d’entretenir le cotonnier. Le sarclage et le buttage. Quel est le but de ces opérations ? En quoi TalkAG, la plateforme agricole vient en aide aux cotonniers africains ?


Le sarclage, la première opération d’entretien du cotonnier pour revigorer la vie microbienne du sol


Le sarclage se fait avant la floraison des mauvaises herbes. Il se fait de manière manuelle ou en tractant un animal au triangle à cinq dents. Une fois l’opération terminée, le cotonculteur prend soins de laisser les mauvaises herbes sur le champ. En effet, le fait de les laisser sur la parcelle conduit à leur décomposition. En se décomposant, les éléments nutritifs sont retournés au sol et rendus accessibles aux plantes de coton. Par le sarclage l’agriculteur augmente la capacité de rétention d’eau du sol, son aération, la mobilisation des nutriments et leur disponibilité. Plus les adventices se développent dans la parcelle de coton, plus le milieu est favorable aux ravageurs (criquets, sauteriaux, jassides, pucerons...). Une parcelle sans mauvaises herbes reçoit une meilleure pénétration des traitements phytosanitaires dans les différents organes du cotonnier. Donc, le sarclage ne doit pas être négligé par le cotonculteur.


Le buttage ; une opération d’entretien du cotonnier pour venir à bout des adventices

Il s’agit d’une opération que le cotonculteur réalise lorsque les plantes sont âgées de 6 à 9 semaines et que les dernières applications d’engrais sont faites. Le buttage élimine les mauvaises herbes et réduit l’évaporation de l’humidité du sol. Il se fait soit manuellement ou de manière mécanique. Lorsque les cotonniers se développent d’une certaine manière, le buttage est plus important qu'un sarclage ou qu'un binage. Parce qu'il fouille le sol sur une plus faible largeur, et évite ainsi d'endommager les racines latérales des plants, et qu'il recouvre complètement la partie non travaillée. Donc, ce travail intéresse la totalité de la surface du sol ; ainsi, les mauvaises herbes sur la ligne, lorsqu'elles sont encore jeunes, s’enfouissent facilement. Aussi, le buttage permet d’enfouir l’engrais azoté épandu lors de la floraison.


TalkAG, la plateforme de partage du savoir agricole au services des cotonniers africains

TalkAG est une plateforme dédiée au monde agricole. L’agriculteur africain, peu importe sa position géographique se tient informé sur la culture du coton en Afrique. Ainsi, aux travers les partages des expériences agricoles, il sait comment quand commencer l’entretien de son cotonnier pour espérer un bon rendement final. TalkAG est la plateforme incontournable du monde agricole où l’agriculteur a réponse à ses interrogations aux travers les échanges d’expériences et des entraides mutuelles.

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L’ORGE, LA CÉRÉALE PARTICULIÈREMENT SENSIBLE À TROIS PRINCIPALES MALADIES

Comme toutes les autres céréales à paille, l’orge est aussi sujet à certaines maladies. Cependant, parmi elles, il y’en a trois qui lui sont redoutables. Il faut les connaître afin de trouver les vois et moyens pour venir à bout de ces dernières en cas d’infestations.


L'helminthosporiose, la maladie transmise à travers les semences d’orge non traitées

L’helminthosporiose est une maladie transmise à travers les semences. Elle se manifeste par la présence de longues stries brunes sur les feuilles. On la reconnaît aux travers des changements de couleur des feuilles. De couleur vert pâle, les feuilles deviennent jaune et enfin brun foncé. Le plus souvent, les symptômes se manifestent sur toutes les feuilles de la plante. Cependant, il faut noter que les semences non traitées sont les plus vulnérables. Elle réduit le rendement de la plante en provoquant un avortement de l’épi, ou simplement en la tuant. Mais, il y’a des moyens pour venir à bout de cette dernière.

La rotation des cultures, moyen efficace pour éviter la prolifération de l’helminthosporiose

Des mesures préventives pour éviter l’apparition de l’helminthosporiose sont disponibles. La première mesure c’est la rotation de culture. Il faut cultiver une seule fois l’orge sur une même parcelle et revenir deux ans après. L’enfouissement des pailles dans le sol et l’élimination des repousses réduisent les risques de maladies. Le semis direct est déconseillé. Attention à ne pas semer trop tôt l’orge d’hiver. Au début de l’automne, les températures douces favorisent la libération des spores. Enfin, il convient d'utiliser des semences saines et désinfectées, puis des variétés peu sensibles à l’helminthosporiose. La lutte phytosanitaire est aussi importante. Pour être efficace, il faut intervenir à 10 % de feuilles atteintes pour les variétés sensibles, et 25 % pour les moyennement et peu sensibles. Surtout, traiter les semences avant le semis.


La rhynchosporiose, la maladie de l’orge qui affectionne les zones humides avec un climat doux

La rhynchosporiose est l’une des trois maladies qui touche beaucoup la céréale. Le champignon provoque l’apparition de taches pâles sur les feuilles, les gaines des feuilles et les épis. Les premiers symptômes se manifestent généralement sous la forme de lésions ovales, de couleur vert pâle. Plus les lésions évoluent, une bordure brun foncé apparaît, et le centre de la lésion reste vert ou brun pâle. Les lésions confluent souvent, formant de larges zones autour desquelles le jaunissement des feuilles est très fréquent. L’infection survient souvent à l’aisselle des feuilles ; ce qui peut générer une chlorose, voire le dépérissement de toute la feuille. La maladie est particulièrement sévère dans les régions caractérisées par un climat doux et une forte humidité. Cependant, il existe des mesures pour venir à bout de cette dernière.

Utiliser les variétés résistantes à la maladie ; une alternative efficace pour lutter contre la maladie

D’abord, il faut choisir une variété résistante à la maladie. Ensuite, après la récolte, il faut enterrer les pailles dans le sol pour favoriser leur décomposition. Surtout, ne pas trop répéter la même culture en rotation. Il est impératif d’éviter les semis précoces qui favorisent la maladie. En cas d’infestation, la rhynchosporiose se combat facilement par les fongicides. Ils doivent être appliqués dès le stade 1 nœud si des symptômes importants sont visibles sur les feuilles. Il faut adapter le programme en fonction des sensibilités et des variétés. Le choix de produit tient aussi compte du risque de présence des autres maladies. Les produits à base de prothioconazole, présentent un fort intérêt dans la lutte contre la rhynchosporiose. Les pertes de rendement d’orge résultent des attaques qui surviennent entre le stade premier nœud et de formation des épis. Les mesures doivent être donc prises à temps.



La ramulariose, la maladie de l’orge d’hiver et de printemps

Les symptômes caractéristiques de la ramulariose comprennent la présence de petites lésions rectangulaires de couleur brune. Ces lésions sont souvent entourées d'un halo jaune. Ces taches sont caractéristiques de la rayure réticulée de l’orge. En cas d’infection sévère, les feuilles vieillissent rapidement. Les lésions sont visibles sur les feuilles mortes sous la forme de points noirs. Les spores du champignon sont visibles à la surface des feuilles mortes. Elle peut être détectée sur les semences ainsi que sur les feuilles asymptomatiques. Sa propagation se fait également par des spores aériennes.


Cultiver sur un terrain sain, mesure aussi recommandée pour lutter contre la ramulariose

Toujours avoir recours à la lutte préventive contre les maladies. Pour éviter ses ravages, il faut cultiver sur un terrain sain et dépourvu des traces de ce champignon. On conseille aussi de pratiquer de longues rotations de cultures. Il faut choisir des variétés de semences résistantes à la maladie. Il est également possible de pulvériser, à titre préventif, avec de la bouillie bordelaise au cuivre. Il peut arriver que la maladie se déclare malgré les mesures préventives prises. Si c’est le cas, il convient de traiter à l’aide d’un antifongique polyvalent. Dans les parcelles d’orge de printemps, les pertes de rendement peuvent s’élever à 0,6 tonne par hectare.


TalkAG, la plateforme de partage du savoir agricole pour trouver des solutions contre les maladies de l’orge

L’agriculture moderne de nos jours fait appel à internet dans son évolution. L’agriculteur a maintenant la possibilité d’apprendre beaucoup plus vite des autres grâce au web. Aujourd’hui, il a à sa disposition la plateforme Talkag qui lui est dédiée. Grâce à Talkag, il en sait plus sur les maladies de l’orge et comment en venir à bout. Ceci est possible grâce aux différents échanges qu’il a avec les autres agriculteurs partout dans le monde à travers son téléphone portable ou son ordinateur. Talkag, c’est l’échange des techniques agricoles, des conseils agricoles.

En définitive, pour venir à bout des maladies susmentionnées (l'helminthosporiose, la rhynchosporiose et la ramulariose), il faut prendre des mesures adéquates. Des mesures différentes sont proposées en fonction de chaque maladie. Cependant, l’utilisation abusive des produits phytosanitaires doit être réduite au maximum dans les traitements des champs. Le moyen naturel commun pour limiter la propagation de chaque élément est la pratique de la rotation des cultures.

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LES EXIGENCES DES TECHNIQUES SANS LABOUR (TSL)

Les Techniques sans labour faisant partie des techniques culturales simplifiées (TCS) ont le mérite de moins perturber la vie du sol qu’un travail du sol profond. Il s’agit des méthodes qui limitent le travail du sol. Elles regorgent deux pratiques agricoles : L’une pour le travail du sol à la surface et l’autre pour le travail en profondeur du sol. Cependant, le passage de l’exploitation en TSL se fait progressivement, de manière à adapter la conduite des cultures aux conditions pédoclimatiques de chaque parcelle. Il faut donc comprendre que cette pratique a des exigences que l’agriculteur se doit de respecter. TalkAG, la plateforme agricole vient en aide aux agriculteurs afin de réussir les TSL.



D'abord, avant de miser sur une technique, l’agriculteur la teste en amont sur une petite surface avant de la généraliser. Pour minimiser la compaction et garder les avantages dûs à l’arrêt du labour, il travaille le sol quand il est sec ; que ce soit en profondeur ou en surface. Par ailleurs, une bonne surveillance des parcelles est de rigueur pour détecter les ravageurs ; tout comme une bonne gestion des bords de champs afin de limiter l’envahissement des adventices. On préconise aussi de suivre le pH du sol lors du passage aux TSL pour pallier à une possible acidification due à l’accumulation de résidus culturaux ainsi que de matière organique dans les premiers centimètres. Mais, il y’a d’autres paramètres à considérer.


Le choix du type de semence et le semis ; deux étapes cruciales en techniques sans labour

En ce qui concerne les semences, choisir la bonne conditionne une excellente tenue des cultures. L’agriculteur s’assure que le cultivar ou l’hybride qu’il choisit est une recommandation pour la région d'implantation de la culture. Des variétés plus rustiques ( résistantes aux ravageurs et maladies) sont obligatoires.
Quant au semis, la présence importante de résidus de cultures est un facteur qui influence les conditions du semis. Le positionnement de la semence dans le sol et le contact sol-semence doivent être adéquats afin de réussir l’implantation de la culture. Pour réussir, il faut avoir le bon équipement, une répartition uniforme des résidus et un faible taux d’humidité de ces derniers.


Le contrôle des adventices ; la difficulté majeure en techniques sans labour

En TSL, la plus grande difficulté est la gestion du désherbage. En effet, ces techniques favorisent le développement des plantes à rhizomes. Ainsi, un travail du sol très superficiel et localisé permet d’éliminer ces adventices. Pour lutter contre les adventices, les techniques culturales font appel à des herbicides totaux peu rémanents, comme le Glyphosate. L’autre solution est la mise en place d’un couvert concurrentiel de ces adventices. Grâce aux inter-cultures, qui souvent règlent le problème de l’excédent d’azote, la lutte contre les adventices s’intègre mieux dans ce système d’agriculture durable.


La gestion des résidus et la rotation de cultures en TSL

Les résidus de cultures sont essentiels en TSL pour permettre la production de la matière organique pour le sol. La méthode de récolte impacte sur la quantité et la distribution des résidus. On les répand de manière uniforme sur la largeur de l’opération de la moissonneuse-batteuse. Un broyeur à résidus, un répartiteur de paille et un répartiteur de balle sont les outils recommandés. De plus, des plants secs facilitent leurs hachages et demandent moins d’énergie. Il faut éviter d’écraser les résidus afin qu’ils sèchent plus rapidement et soient donc plus faciles à travailler. La limitation de la circulation dans les champs afin de ne pas tasser la surface est indispensable pour réduire l’impact de la récolte sur la structure physique du sol.
La rotation des cultures est l’élément essentiel pour préserver la productivité des sols et protéger les cultures contre les maladies et ravageurs. La rotation dans les systèmes où il y'a moins de travail du sol est en général plus longue. Il faut prendre en compte le type et la quantité de résidus. L’impact du type de résidus sur les risques de maladies et d’insectes ravageurs est certain. La rotation des cultures aide à réduire ces risques.


TalkAG, la plateforme de partage du savoir agricole pour débattre sur la thématique liée aux TSL

L’agriculture moderne de nos jours fait appel à internet dans son évolution. L’agriculteur a maintenant la possibilité d’apprendre beaucoup plus vite des autres grâce au web. Aujourd’hui, il a à sa disposition la plateforme Talkag qui lui est dédiée. Grâce à Talkag, il en sait plus sur les techniques sans labour et sait parmi les deux techniques, ce qu’il devra choisir afin d’avoir un bon rendement. Ceci est possible grâce aux différents échanges qu’il a avec les autres agriculteurs partout dans le monde à travers son téléphone portable ou son ordinateur. Talkag, c’est l’échange des techniques agricoles, des conseils agricoles.

En définitive, on peut dire que la simplification du travail du sol est un investissement dans un ou plusieurs outils spécialisés pour le non-labour. Par ailleurs, le passage du labour aux TSL se fait pas à pas pour en tirer tous les bénéfices. Les grandes cultures s'adaptent mieux aux TSL. D’ailleurs, ces techniques sont parfois dominantes dans certaines cultures, avec par exemple 60% de colza implantés sans labour.

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