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Grosbois Bastian

Haie champêtre chez le particulier : esthétique et biodiversité

Que faut-il planter pour avoir une haie champêtre digne de ce nom ?



On ne plantera que des essences locales, c’est un fait. D’une part parce qu’elles sont adaptées au terroir, ce qui leur vaut leur dénomination et qui garantira une meilleure adaptation, une meilleure résistance et une meilleure croissance. D’autre part, si elles sont locales c’est bien qu’elles participent à un écosystème qui peut nous échapper mais qui est sans aucun doute déjà installé. On pense notamment aux oiseaux qui se nourrissent des fruits de la haie champêtre selon les différentes périodes de l’année, mais aussi aux insectes pollinisateurs qui, s’ils pollinisent, doivent avant tout se nourrir et donc trouver des fleurs tout au long de l’année. Entre autres… Au-delà de cela, implanter dans sa haie champêtre des essences qui ne sont pas autochtones peut avoir de nombreux impacts néfastes. Oui, certaines variétés sont esthétiquement très belles, mais : Leurs racines peuvent concurrencer excessivement les autres essences. Leurs feuilles ne se décomposeront peut-être pas aussi rapidement. Leurs fruits, aussi petits soient-ils, peuvent attirer des ravageurs habituellement moins nombreux. Leurs feuilles ou aiguilles auront éventuellement des propriétés contraignantes (l’exemple du thuya aux propriétés fongicides empêchant littéralement le sol de fonctionner correctement pose désormais des problèmes lourds de conséquences, même financières, jusqu’aux centres de tris).

Leur durée de vie pourra être bien moins longue du fait de leur inadaptation au climat.

Leur présence dans le paysage pourra être déplacé, voir marquant

#Agroforesterie

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