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Grosbois Bastian

La culture dérobée, la mise en valeur de deux cultures principales

Le soleil est de retour, c’est la saison des moissons dans les champs d’Europe. Pendant tout l’été et jusqu’au début de l’automne, les récoltes de différentes cultures vont se succéder. Une question se pose néanmoins : que semer après la moisson? Après avoir récolté un champ, il est recommandé de semer une culture dérobée qui permettra de pallier un manque de fourrage.





Une démarche agronomique et environnementale importante dans la couverture des sols



On parle de culture dérobée lorsque celle ci s’intercale entre deux cultures principales au cours de l’année. Par exemple après avoir récolté un champ de céréales, on va semer du sarrasin, du trèfle ou de la vesce pour une valorisation en fourrage en vert ou en ensilage. Les cultures furtives permettent de conforter le bilan fourrager. Elles sont semées entre juin et octobre. Leur récolte doit se faire avant les semis de printemps. Dans certaines régions (méridionales), cette culture peut apparaître entre la moisson et les semis d’automne. En hiver, elle sert de complément vert alimentaire aux bovins. Vous l’avez compris, la culture furtive ne concerne que les plantes fourragères. La dérobée ne doit pas être facteur de propagation des parasites ou maladies. Une telle situation risquerait de pénaliser les cultures suivantes. Cette culture ne doit en aucun cas absorber la réserve en eau du sol.



La production de culture dérobée est très courante. C’est le cas de culture comme le colza fourrager, l’avoine, le sorgho. Actuellement plusieurs agriculteurs sont en pleine moisson. L’orge fait parti des cultures à récolter. Beaucoup se demandent s’ils peuvent semer du maïs en dérobé derrière l’orge dans l’optique de l’ensiler à l’automne.



Le semis de maïs juste après la récolte de l’orge



L’orge d’hiver est généralement récolté dans la deuxième partie du mois de juin. Les éleveurs cherchent des alternatives aux déficits fourragers qui touche certains endroits. La double culture de maïs derrière l’orge peut en être une. Tout dépend du système. Pour la réussir, il faut un semis rapide, le plus tôt possible ; aussitôt après la moisson. Pour capter la fraîcheur du sol, le semis peut être simplifié, sans labour et avec un travail réduit. Afin de détruire les repousses d’orge, un désherbage s’avère important. Ne pas oublier que le maïs a besoin d’eau. Il faut donc irriguer pour faire lever le plus rapidement possible la plante, tout en apportant de l’engrais.



Les risques liés à la double culture de maïs



Faire de la double culture de maïs ne garantit pas un rendement efficace. A ce propos, certains experts ont même remarqué des rendements très variables en fonction de l’année. Qui dit rendement variable, dit faible rentabilité. Comparé à une monoculture mulchée et labourée, le produit brut de la double récolte n’augmente pas. A cet égard, les rendements de l’orge et du maïs peuvent être fortement défavorisés certaines années. Cela ne permet pas d’espérer dégager un produit brut systématiquement supérieur. En double culture, on remarque également une importante consommation d’azote et de carburant à l’hectare. Avant tout, cela n’aide pas sur le plan environnemental.



En raison du contexte économique morose qui touche l’agriculture mondiale, les professionnels recherchent la meilleure productivité par hectare, notamment se lancer dans la culture dérobée. La double culture permet, avant tout, de valoriser la production. Plusieurs insertions peuvent être distinguées notamment la double culture orge/maïs. Le rendement de la culture de maïs en dérobé est environ 30% inférieur à une culture principale.





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