Voir plus de contenu
ou




Traore Phénix Mensah

LE VIRUS DE LA STRIURE BRUNE DU MANIOC, UN HANDICAP POUR LA FILIÈRE MANIHOT ESCULENTA EN AFRIQUE



Le virus de la striure brune du manioc (CBSV, Cassava brown streak virus disease) n’est pas nouveau. De l’Afrique de l’Est, il a progressivement gagné l’ouest du continent, où il constitue un sérieux soucis agricole. En effet l’enjeu est de taille, quand on sait que, près de 80% de la population ouest africaine consomme le manioc. Pour la plateforme d’information agricole TalkAg ; Il est impératif de continuer par informer sur cette maladie ; pour une lutte inclusive.













GÉNÉRALITÉS SUR LA STRIURE BRUNE DU MANIOC





La striure brune du manioc a fait son apparition dans les année 30 en Tanzanie. Disparue, elle a refait surface des décennies après en Afrique de l’Est (dans les années 2000), puis elle s’est dirigée progressivement vers l’Afrique occidentale.



Rappelons qu’en 1990, la maladie est identifié comme étant un ipomovirus de la famille des Potyviridae. Proche du Cucumber Vein Yellowing Virus (CVYV). Deux espèces différentes de ce virus se distinguent : Cassava brown streak virus (CBSV) et Ugandan cassava brown streak virus (UCBSV). Les deux virus sont présents dans toute la région de l’est de l’Afrique et souvent dans la même plante.



Cet ennemi du manioc est traité de sournois car il est à peine visible par l’agriculteur. Les pertes peuvent être totales dans les parcelles atteintes. Il convient d'énumérer les symptômes de cette maladie ; tout en évoquant les causes, la propagation et les moyens de lutte.





Les symptômes de la striure brune du manioc



Contrairement à la mosaïque du manioc, les symptôme de la striure brune n'apparaissent que tardivement sur la partie aérienne (feuilles et tiges) de la plante atteinte. Ceci rend le diagnostic difficile. Alors il est difficile au fermier de faire l’identification précoce de la maladie.

Les symptômes touchent les feuilles et les tiges presque furtivement. Tout comme chez la mosaïque, la striure brune du manioc entraîne la marbrure chlorotique des feuilles. En effet quand la plante est atteinte, le premier



symptôme qui apparaît est une chlorose le long des bordures des nervures

secondaires. L’apparition de bandes jaunes ou nécrosées autour des nervure sur la limbe foliaire peut être syndrome de l’infection.



Aussi, l'on note l'apparition de traînées brunes et des lésions sur les jeunes tiges ; ces lésions fusionnent provoquant la mort des bourgeons axillaires dormants. La manifestation de ces syndromes n'est pas absolue.



Pourtant les dommages sont plus ostensible au niveau des racines ; celles-ci réduites en taille et se nécrosent. Ainsi, la pourriture nécrotique sèche brun-noir est visible. Elle peut évoluer d'une petite lésion à la racine entière qui devient inutilisables. En outre, pour certaines cultivars, les malformations des tubercules sont caractéristiques de la maladie et constituent un composant le plus destructif de tous les syndromes.



En fait, les conditions environnementales et la sensibilité du cultivar en présence; influencent fortement la manifestation des symptômes. Dans la plupart des cas, la majorité de ces symptômes apparaissent que quand l’infection est sévère. Les symptômes de la partie aérienne peuvent précéder ceux des tubercules



En fin, UCBSV présente une pathogénicité minime et provoque des symptômes moins graves que le CBSV.







Agent vecteur de la maladie et propagation



L’Aleurode du tabac (Bemisia tabaci) ou mouche blanche est l'insecte prioritairement soupçonné d'être le vecteur du virus. L’attaque de la plante est similaire au processus défini dans notre article précédant ( La mosaïque africaine du manioc : la maladie la plus impactante de la culture du manioc).



Dans l'identification des agents vecteurs, d’autres sources associent les acariens et les pucerons à l’Aleurode.



Comme dans le cas de la mosaïque africaine du manioc, ici aussi, le mouvement du matériel végétale infecté à l’instar des boutures ; est l’une des grandes sources de propagation. L’on peut citer aussi l’utilisation d’outils agricoles infectés.







Les moyens de lutte



Comme évoqué dans l’article sur la mosaïque africaine du manioc, la lutte préventive offre plus de résultat.



Ainsi, le choix de cultivars plus résistant et tolérant est la première recommandation. En effet, des variétés ont fait leurs preuves en terme de résistance au UCBSV.



Aussi, les boutures destinées à la plantation doivent être saines d’une provenance sûre ou mieux encore certifiée. L’inspection de la parcelle est d’une importance capitales. la prévalence et les populations de mouches blanches dans les champs des agriculteurs doivent être régulièrement surveillées. Naturellement le désherbage s’avère indispensable. Les outils agricoles à l’instar des machettes qui servent au découpage des boutures doivent être désinfecté avant l’opération. Faire un échange de matériel végétal raisonné. Pendant les premiers mois, enlever et détruire les plants malades.



L’improbabilité des symptômes en ce qui concerne cette maladie ; exige que les paysans soient efficacement outillés dans la détection des signes précurseurs. Non seulement d’aucun ont même tendance à confondre les répercussion du virus sur les tubercules à un excès d’eau ; mais aussi, ils sont obligé d’attendre les récoltes pour constater les dégâts. Ceci réduit les possibilités de prévision.



















En conclusion ; rappelons que la striure brune du manioc peut réduire jusqu’à 70% le rendement escompté. Alors pour la vulgarisation efficace des bonnes pratiques, il convient de fournir aux agriculteurs les connaissances et capacités additionnelles nécessaires pour identifier les maladies ; appréhender les bases biologiques et en évaluer l’incidence, afin de mieux de mieux mener la lutte. Une mission que s’est déjà assigné TalkAg à travers ses partages sur sa plateforme.





#Talkag #Manioc #Maladie_de_plantes #Striure_brune_du_manioc


          LE VIRUS DE LA STRIURE BRUNE DU MANIOC, UN HANDICAP POUR LA FILIÈRE MANIHOT ESCULENTA EN AFRIQUE