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Grosbois Bastian

RÉACTION DES CÉRÉALES FACE AU GEL : SENSIBILITÉ ET CONSÉQUENCES

Dans l’immédiat, pas de craintes particulières à se faire par rapport aux gelées qui ont touché le pays depuis Noël. Néanmoins, les risques liés au gel pour l'hiver ne sont pas à écarter. En effet, ces derniers jours, le gel des céréales est possible au vu du froid qui redouble ; surtout avec des céréales partiellement endurcies. Face au froid, quelle est la sensibilité des céréales ? Quelles en sont les conséquences ?





Que savoir sur le gel des céréales ?



Les basses températures d'hiver sont la cause d’une rigidification des parois cellulaires et de la formation de cristaux de glace dans les cellules des plantes. Lorsque les températures baissent de façon progressive, les plantes ont la largesse pour s’adapter et s’endurcir. L’endurcissement au froid se fait progressivement et atteint son maximum au début ou au milieu du tallage, puis se perd. Les plus vulnérables au gel sont les jeunes plantes (stade 1 feuille et moins). Le gel précoce est donc un risque pénalisant.



En cas de chute brutale de la température, si la plante est soumise à des épisodes de gel successifs, les conséquences peuvent conduire à un éclatement irréversible des cellules.





La sensibilité des céréales au gel



Pour connaître la sensibilité d’une céréale face au gel, il faut avant tout considérer l’effet génétique, selon l’espèce et la variété. L’espèce la plus à risque est l’orge de printemps semée à l’automne ; ensuite viennent l’avoine, l’orge d’hiver, le blé dur et le blé tendre. Le seigle et le triticale sont potentiellement les céréales les plus résistantes au gel. Les variétés réagissent de moins en moins aux températures négatives ; font preuve également d’un endurcissement rapide. La précocité à montaison influence également la résistance au froid.



La date de semis et le choix de la variété doivent permettre une acquisition rapide de la résistance au froid et une durée de cette résistance la plus longue possible.Il est égaleent important d’avoir l'historique : L’âge des plantes, la croissance au gel, la fragilisation par un traitement





Réduire les conséquences du gel



Les conditions de reprise sont primordiales. Le cumul d’épisodes de gel peut entraîner un dépérissement progressif ou des pertes de pieds. L’objectif serait de savoir si l’apex est touché. Les symptômes dépendent du moment où le gel est intervenu : pertes de quelques talles, simple foliation, dépérissement complet du pied. Il est possible de rattraper le tallage et la montaison tant qu’il reste une centaine de pieds par mètre-carré. On ne peut que prévenir le gel sur les céréales à travers des dates de semis adaptées et le choix d’un bouquet variétal.



Il faut éviter tout stress supplémentaire dans le cas où une culture a été touchée. Il faut lui apporter par exemple, de l’azote en sortie d’hiver, en petite quantité du fait des faibles besoins. Cela facilitera le redémarrage de la culture.



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