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Grosbois Bastian

L'inquiétude première des sucriers, c'est l'éthanol

La récolte européenne s'annonce maigre, en raison d'un printemps sec, ce qui va mécaniquement diminuer l'offre et conforter la situation de déficit de l'Europe en sucre, après les restructurations de certains acteurs l'an dernier. C'est un facteur d'optimisme pour Brésil.



L'inquiétude première des sucriers, c'est l'éthanol: «le Brésil produit fatalement de l'éthanol. Il ne faudrait pas qu'on se retrouve avec une pression anormale sur nos marchés qui viendrait du fait que le real est dévalué, et qu'avec des excédents chez eux, tout ça se déverse en Europe. Là, ça pourrait être un véritable sujet pour nous», souligne Alain Commissaire. Près du quart des betteraves sont destinées à ce débouché en France, où il est particulièrement développé par rapport au reste de l'Europe, contre seulement 8% pour le marché mondial du sucre. «Nous avons demandé à ce qu'une clause de sauvegarde soit étudiée en Europe, pour éviter des fleuves qui pourraient venir à la fois du Brésil et des Etats-Unis», ajoute Alain Commissaire, pour qui la menace brésilienne est beaucoup plus large. «En début d'année, il fallait 3,5 reals pour faire un dollar, aujourd'hui, on est à 5,5, 5,7 et les banquiers anticipent un real à 7,5 à l'été. Ca veut dire que ce n'est pas que le sucre, mais tout le monde agricole va être impacté par ce qui se passe au Brésil», a-t-il conclu.



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SOURCE: www.agri-mutuel.com


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