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Bonnet Aurélien

MÉTEILS, UNE SOLUTION POUR SÉCURISER SES STOCKS FOURRAGERS

L’autonomie fourragère et protéique de leur exploitation tout en limitant les intrants, est l’objectif premier des éleveurs. Les désagréments climatiques récurrents les amène à diversifier les ressources fourragères. C’est dans cette optique que les méteils fourragers sont bénéfiques. En effet, ils offrent des intérêts stratégiques pour les systèmes de fourrage. Talkag, site de partage du savoir, se doit de les présenter à la communauté agricole. La culture du méteil permet de se rapprocher un peu plus de l’objectif de tous à savoir: l’autonomie.



Les caractéristiques agronomiques du méteil



Le méteil est une association d’une ou plusieurs céréales ( triticale, seigle, blé, avoine, orge) avec une ou plusieurs légumineuses annuelles (pois, vesce, féverole, fourrager). Selon l’objectif de l’éleveur, la proportion de céréales et de légumineuses sera différente. Cette culture est considérée comme un fourrage complémentaire et se développe dans de nombreuses exploitations d’élevage, notamment chez certains céréaliers.



L’amplitude des dates d’implantation des méteils leur permet d’être semés même tardivement sous réserve d’adapter la composition du mélange. Les méteils dont la couverture des sols est instantanée, ont une croissance rapide au printemps. Cela garantie une bonne compétitivité vis à vis des adventices. L’interdépendance des espèces au sein des mélanges céréales-protéagineux permet de résister efficacement aux maladies. Le choix de variété est donc primordial, voir essentiel pour hausser la tolérance totale du mélange. La faculté d’adaptabilité et de souplesse de la culture permet des moissons à des périodes diverses selon l’objectif poursuivi. Pour obtenir un fourrage riche en azote, il faut l’exploiter assez tôt soit en pâturage, soit en ensilage. Les récoltes tardives doivent être réalisées uniquement en cas de besoin de fourrage en plus grande quantité. Quant à la récolte précoce, elle permet de semer une culture d’été dans de meilleurs conditions.



Intérêts de la culture



La rusticité de la culture permet de limiter les interventions dans la parcelle. De surcroît, les méteils sont économes en intrants ainsi qu’en phytos et ont un coût de production raisonnable. Le méteil apporte une sécurité du système fourrager car les créneaux d’implantation, de récolte et les modes de valorisation sont multiples. Les méteils fourragers permettent de présenter une alternative intéressante aux éleveurs afin de garantir et sécuriser l'alimentation des animaux. La culture des méteils est également peu gourmande en eau. C’est une source d’autonomie en protéines et d’apport en fibres et cellulose dans la ration du troupeau. Elle est moins soumises aux conditions climatiques. Ce qui lui octroie d’être le moyen adéquat pour compléter les stocks fourragers de l’élevage.



Afin d’obtenir des récoltes de qualité, il est important de rappeler la prise en compte d’un certain nombre de critères et le respect des bonnes pratiques. Pour ce faire, l’échange avec des professionnels est primordiale. Talkag, est le canal adéquat dédié à cela.





Choix de l’espèce de méteil



Les mélanges céréales à paille et légumineuses doivent impliquer au moins une céréale et une légumineuse. Ce n’est pas pertinent qu’ils soient composés de plus de six (06) ou sept (07) espèces différentes. Les caractéristiques d’un mélange réussi sont les suivants : des espèces aux fonctions complémentaires ; au moins une espèce pouvant servir de tuteur pour limiter le risque de verse ; des précocités comparables ; des hauteurs de végétation proches. Des variétés tolérantes aux maladies permettront de garantir un bon état sanitaire à la récolte. La résistance au froid est un facteur non négligeable et nécessaire pour le choix des variétés, notamment pour les protéagineux semés en automne. Enfin, il serait intéressant de limiter les variétés de céréales barbues qui peuvent entraîner des refus à l’auge lorsqu’elles sont récoltées après l’épiaison. Selon la stratégie de l’éleveur, les quantités de semences et proportions des espèces sont à raisonner.



Période de semis et de récolte



La période de semis est un compromis à faire entre la date de semis de la céréale et celle des protéagineux. Tout en sachant que le semis des céréales est plutôt précoce, tandis que celle des protéagineux est tardive. Pour un méteil en culture principale, on retiendra des semis du 1er au 15 octobre. Ces dates peuvent être avancées en fonction de la portance des sols. Pour un semis de méteil utilisé en dérobée : on sèmera tout de suite après la moisson d'orge d'hiver, 1er au 30 juillet pour de meilleures chances de récolter 2 T/MS/ha début septembre. La profondeur de semis des méteils fourragers doit se situer entre 3 et 4 cm. S’agissant de la technique de semis , celle la plus courante est le semis en ligne réalisé en seul passage. Un bon mélange des graines est essentiel pour obtenir la meilleure répartition possible du champ. Pour améliorer la qualité du fourrage, il faudra réaliser un passage de rouleau afin de favoriser la levée. Il le faut également pour éviter de ramasser des cailloux et de la terre lors de la récolte.





Attention au stade de récolte. Une fois dépassé, on constate une perte importante de valeur alimentaire. Les récoltes pour les cultures fourragères se situent généralement en mai à la floraison (6 à 8 T MS/ha. Implanter un maïs après la récolte. En culture dérobée, il faut récolter dès la floraison des protéagineux. La récolte se fera soit par fauche à plat fanage, soit par faucheuse-conditionneuse retournement d’andain. Un hachage fin et un tassement important sont également nécessaires.



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Source image : wikipédia


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